14-18 : comment mangeaient les soldats

14-18 : comment mangeaient les soldats

Publié le 14/02/2019

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Histoire. L’exposition « Nourrir au front » raconte la première guerre mondiale au travers de l’alimentation des soldats français, allemands et britanniques.

Centrale pour l’armée, la question de l’alimentation des soldats de 1914-1918 a été assez peu étudiée. Avec l’exposition « Nourrir au front », réalisée par l’association Comme en 14 et le ministère de l’Économie et des Finances, les idées reçues tombent une à une. Elle se tient au musée de la Résistance, à Limoges.

Nicolas-Jean Brehon, commissaire de l’exposition. (Ph. E. Dueso)

Lors de la première guerre mondiale, les belligérants ne sont pas tous logés à la même enseigne. « Dans l’armée française, le repas est important. Les poilus reçoivent des colis de leur famille alors que les Allemands en ont très peu », explique Nicolas-Jean Brehon, commissaire de l’exposition. La poste française achemine pendant la guerre 200 000 colis par jour et 600 000 en période de fêtes. Partout en France, on se soucie de l’ordinaire des soldats. Les mères, les épouses et même les voisines préparent des paquets qui contiennent chaussettes, cache-nez, pâtés, charcuterie, confiture et riz au lait. « C’est le dessert de l’époque. »

À l’arrière, les colis sont partagés entre les soldats et une organisation est mise en place : dans chaque groupe, un popotier volontaire fait la cuisine avec les denrées du pot commun. De nombreux courriers racontent ces repas parfois somptueux. « On mange la cuisine de la cantine ou on fait sa popote », note Nicolas-Jean Bréhon.

Ceux qui sont dans les tranchées n’ont pas le choix : pour eux, c’est la cuisine de l’armée. La roulante se trouve à l’arrière du front. Chaque jour, un homme de corvée se charge de bouteillons, marmites à compartiments pour transporter les plats chauds, et rejoint, au péril de sa vie, le point de ravitaillement. Quand il ne revient pas, les hommes doivent se débrouiller avec des réserves. Une boîte de chocolat en métal oxydé est visible dans la salle d’exposition. Elle comporte la mention « n’ouvrir que sur ordre » et faisait partie de ces denrées stockées pour faire face au défaut de ravitaillement dans les tranchées. En première ligne, on mange ce qu’on peut, quand on peut. «  On a des sortes de petits déjeuners vers 10 heures avec du café, des sardines, du chocolat. On fait avec ce qu’on a. »

Même si la mobilisation de presque la moitié des actifs agricoles a fait chuter la production française, l’armée veille à ce que ses soldats aient des rations copieuses. « Le grand problème, c’était l’eau. Le vin, lui, n’a jamais été un problème, l’armée l’a toujours fourni. 450 g viande par jour, pour beaucoup, c’était nouveau. Les paysans mangeaient peu de viande à cette époque. C’était trop et elle était souvent mal cuite, alors on la jetait. » La santé dentaire de la majorité des soldats ne leur permet de toute façon pas de mastiquer correctement. La ration quotidienne comporte aussi 700 g de pain, du café, du lard... Pendant les deux premières années de la guerre, il n’y a presque pas de légumes frais. Après les émeutes de 1917, Pétain impose un rééquilibrage de la ration et les légumes sont fournis.

Côté allemand, le quotidien est plus dur. Les campagnes d’outre-Rhin ne parviennent pas à fournir et la pénurie se fait sentir. En 1917, le pain allemand comporte 7 % de « farine de peuplier ». En clair : de la sciure de bois. Les Français ont du chocolat, les Allemands, des cigares et les Britanniques, du thé.

L’exposition met en avant les parallèles et les différences entre les deux camps au travers d’une riche collection de photos et d’objets. Elle est visible jusqu’au 21 mai, tous les jours sauf le mardi et le dimanche matin, de 9 h 30 à 17 h.

ESTELLE DUESO

 

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