En plus de la vente de béliers, un challenge ovin !

En plus de la vente de béliers, un challenge ovin !

Publié le 22/05/2015

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Le 21 mai, le Carrefour génétique ovin se déroulera parc Charles-Silvestre à Bellac. Une nouvelle fois, plus de 300 béliers qualifiés seront proposés aux éleveurs intéressés. Une majorité de charollais et de texel seront au rendez-vous. Il y aura aussi des vendéens, des suffolk, et quelques charmois et rouge de l’Ouest, bref des béliers susceptibles d’apporter des « plus » en production d’agneaux de boucherie à partir de brebis de pays. La présence de génétique sur ces béliers qualifiés est d’autre part un atout significatif en production de viande, qui se traduit par une amélioration de la productivité numérique, donc des kilos de carcasse vendus par brebis, et par conséquent du revenu.

En Haute-Vienne le troupeau ovin se compose en grande partie de brebis issues de croisements de races diverses. Les données recueillies à partir du recensement des béliers réalisé depuis 2012 montrent que les béliers charollais et texel sont les plus nombreux (53 % pour ces deux races ) ; les suffolk représentent 13 % des béliers. Ce recensement montre aussi que seulement 35 % des béliers actifs du département ont été achetés chez un sélectionneur (source Institut de l’élevage).

Un bélier issu de la sélection sécurise la production

Or, un éleveur construit l’avenir de son troupeau en choisissant ses agnelles de renouvellement, en achetant un ou plusieurs béliers ou en utilisant l’insémination animale. Ces choix, s’ils sont bons ou mauvais, auront des conséquences importantes sur son revenu, qu’elles soient positives ou négatives.

Choisir un bélier d’un coup d’œil permet peut-être d’éliminer les plus mauvais individus mais, à l’heure d’internet, il représente plutôt une façon de travailler du passé qui ne marche pas toujours, souligne Jean-Luc Przewozny, responsable de l’Arol (Association régionale ovine du Limousin). Aujourd’hui, la grande majorité des élevages du département produisent principalement – sous signe officiel de qualité – l’agneau Baronet Agneau du Limousin IGP, un agneau qui est annoncé haut de gamme pour les consommateurs. Mais les béliers utilisés dans les troupeaux sont-ils eux aussi « haut de gamme » ? Permettent-ils de progresser sur la qualité des carcasses produites, la durée d’engraissement, la productivité numérique ou la production laitière des mères ?, s’interroge-t-il. Ces points sont d’autant plus importants à prendre en compte que les éleveurs sélectionneurs travaillent sur ces critères pour chaque race avec l’appui des Organismes de sélection dédiés (OS). Ils sont alors en mesure de présenter des informations objectives sur les béliers qu’ils commercialisent. Un document est délivré par l’OS pour chaque bélier inscrit, c’est le certificat d’origine et de qualification. Tout acheteur doit le demander au vendeur du bélier. Les Organismes de sélection ont pour objectif d’améliorer la génétique des troupeaux pour produire plus d’agneaux qui poussent vite (les mères sont dotées de bonnes valeurs laitières, les agneaux valorisent bien les aliments), qui sont bien classés à l’abattoir (ils présentent une bonne conformation, un bon état d’engraissement et un bon rendement) et qui correspondent aux attentes de la filière sous signe officiel de qualité.

Une étude menée en Limousin et Poitou-Charentes a clairement mis en avant les bienfaits liés à l’utilisation de béliers qualifiés dotés de génétique. En moyenne, le nombre d’agneaux vendus par brebis est de 1,17 dans les élevages qui utilisent des béliers qualifiés ; il est de 0,75 dans les autres ; le nombre de kilos de carcasse vendus par brebis est par conséquent supérieur dans les élevages utilisateurs de béliers qualifiés, il est de 21,6 kg contre 13,3 kg. De cette production plus importante découle un produit supplémentaire de 50 euros par brebis dans les élevages qui travaillent avec de la génétique apportée par insémination animale ou par des béliers qualifiés par rapport aux élevages qui n’en utilisent pas.

Le choix est guidé par les index

Le choix d’un bélier lors du prochain CGOB se fera en fonction des besoins de l’élevage et des points à améliorer (besoin de plus de lait, améliorer la conformation...). Les index des reproducteurs proposés doivent être examinés avec attention. L’index estime la valeur génétique de l’animal, ce qu’il va transmettre à sa descendance. Il est calculé à partir des performances mesurées de l’animal. Pour un bélier « viande », on regarde l’index croissance du bélier (en g/jour) et de son père. Pour un bélier « élevage », on regarde les index prolificité (en nombre d’agneaux par mise-bas) et valeur laitière (en g/jour) du bélier, mais aussi de ses parents. Les principales qualifications sont, par ordre de qualité croissante, R = reconnu, RD = recommandé et AM = améliorateur, précise Agathe Cheype, de l’Institut de l’élevage. Les caractères se transmettent plus ou moins facilement à la génération suivante. Par exemple, la prolificité se transmet faiblement, seuls 10 % de la performance observée sont d’origine génétique, le reste est lié à l’environnement de l’animal. En revanche, pour la croissance, l’héritabilité est plus élevée (30 %). Pour faire le bon choix, il ne faut pas hésiter à demander conseil à son technicien et à se procurer le catalogue des béliers proposés à la vente.

L’investissement génétique se raisonne à long terme et le coût supplémentaire d’un bélier qualifié est toujours facilement rentabilisé pour l’éleveur et pour sa filière. Prendre un moment pour faire le bon choix est indispensable.

Communiqué CGOB.

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Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

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Jeunes bovins

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