600 ha de forêt pour la nouvelle chaufferie

600 ha de forêt pour la nouvelle chaufferie

Publié le 04/05/2019

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Services. La commune d’Eymoutiers inaugurait le 18 avril ses nouveaux dispositifs : le hangar de stockage de bois, la chaufferie, l’épicerie sociale et solidaire et la salle annexe de la halle des sports.

Le maire d’Eymoutiers, Daniel Perducat, et le président de la Commauté de communes des Portes de Vassivière, Jean-Paul Faye ont choisi le jeudi 18 avril pour inaugurer les nouveaux dispositifs de la commune. Un choix non anodin, en ce jour de la Saint-Parfait. Le préfet de la Haute-Vienne et le président du Conseil départemental de la Haute-Vienne avaient tout spécialement fait le déplacement.

Une nouvelle chaufferie au bois

De gauche à droite : Daniel Perducat, maire d’Eymoutiers, Seymour Morsy, préfet de la Haute-Vienne et Jean-Claude Leblois, président du département de la Haute-Vienne, étaient réunis devant la chaufferie pour son inauguration. (Ph.S. D.)

S’intégrant dans une dynamique de lutte contre le changement climatique, la ville d’Eymoutiers a investi dans la construction d’une chaufferie alimentée au bois. « Nous sommes dans une période où l’on se doit de réfléchir à la transition énergétique, on se le doit », insiste Jean-Claude Leblois. Mise en service depuis fin novembre, celle-ci alimente le collège, un immeuble à usage d’habitation (accolé à la chaufferie), tout le groupe scolaire maternelle et primaire, une partie du bâtiment de la mairie et d’ici 2020, une autre aile de la mairie : les locaux du CAT.

Chaque année, 850 m3 de bois déchiqueté sont nécessaires pour approvisionner la chaufferie. « Pour produire les plaquettes de bois et assurer leur renouvelabilité, il a été nécessaire de construire un hangar de stockage », explique Daniel Perducat. C’est sur le terrain d’une ancienne scierie (sur la route de Legaud) que le bâtiment a été construit. Les plaquettes alimentant le réseau de chaleur sont fabriquées à partir des 600 ha de forêt de la commune. « Nous avons une richesse naturelle que l’on utilise sans dégrader puisque d’après les explications de ce matin la forêt de 600 ha suffit à l’approvisionnement de la chaufferie tout en assurant le renouvellement de la faune », rappelle Jean-Claude Leblois. Les plaquettes sont ensuite stockées pendant six mois pour séchage, avant utilisation. Le hangar stocke exclusivement le bois de la ville d’Eymoutiers mais la commune compte bien d’ici quelques années accueillir le bois des communes aux alentours.

Le bâtiment de stockage de bois. « Pour moi, la ruralité est l’avenir de notre pays ». Jean-Claude Leblois, président du Département Haute-Vienne. (Ph. S. D.)

Le projet de la chaufferie représente un coût total de 683 707 e. Ce coût comprend 635 467 e de travaux de construction, 47 646 e de maîtrise d’œuvre et 595 e de publicité. Ce projet a bien entendu bénéficié de subventions dont 136 700 e du Conseil départemental de la Haute-Vienne, 202 400 e de l’État et 207 866 e de l’Ademe. La commune a participé à hauteur de 136 741 e.

« La grande chose de la démocratie, c’est la solidarité »

 « Vous avez mis l’humain au centre, les services au cœur de tout et c’est cette initiative qu’il faut saluer ». Seymour Morsy, préfet de la Haute-Vienne. (Ph. S. D.)

C’est sur une citation de Victor Hugo, – « La grande chose de la démocratie, c’est la solidarité » – que le maire d’Eymoutiers résume le projet d’épicerie sociale et solidaire initié en 2016.

L’idée est née de la rencontre avec « une dame ukrainienne, ayant obtenu son droit de séjour, qui était venue me dire que ce serait bien d’avoir une épicerie sociale dans le coin », raconte le maire. Après avoir visité l’épicerie de Saint-Junien, c’est en novembre 2016 que le projet est lancé, en étroite collaboration avec la banque alimentaire.

Située au rez-de-chaussée de l’ancienne maison « Faure » qui jouxte le clocher, le rôle social de la structure est des plus importants. En effet, l’épicerie ne se résume pas seulement à la mise à disposition de denrées alimentaires, elle se veut également être un lieu d’échanges où la valorisation des personnes et le renforcement du lien social permettent de rompre avec l’isolement. C’est en ce sens qu’elle organise des ateliers culinaires, d’aide à la gestion du budget et bien d’autres. « Nous accompagnons aujourd’hui 14 familles, qui sont orientées vers nous grâce à un travailleur social », précise Betty Coudrier, conseillère en Économie sociale et familiale.

Le montant des dépenses pour ce projet s’élève à 221 418 e. Concernant les financements, le Conseil départemental de la Haute-Vienne a participé à hauteur de 44 283 e et l’État à hauteur de 121 779 e. La fondation aura donné 5 000 e et la commune 50 356 e.

Un bâtiment à la fois esthétique et pratique

« Le département et moi-même nous employons à travailler sur cette question des services publics. Je vous encourage à discuter avec les finances publiques pour voir comment on peut construire l’avenir, c’est ce que le ministre Gérald Darmanin nous a demandé ». Seymour Morsy. (Ph. S. D.)

L’importance du sport dans la vie des Pelauds « se mesure au nombre de clubs et d’associations : le football, le basket, le judo, le fitness, le tennis de table, le badminton, le sport adpaté, la danse, le cirque, le chi-kung... », cite Jean-Paul Faye, « et la pétanque ! », rappelle le préfet sous les rires de l’audience.

Au vu de ce large tissu associatif, il était difficile de satisfaire toutes les demandes : réservation de salles pour les assemblées générales, les réunions, les moments de convivialité et autres, tout en jonglant avec les impératifs : les heures de ménages, les heures réservées aux scolaires. La Communauté de communes des Portes de Vassivière a donc opté pour la construction d’un nouveau bâtiment. Conçu par l’architecte Véronique Scelles, le bâtiment permet aujourd’hui de délester le planning trop chargé des installations actuelles et d’en assurer l’accessibilité aux handicapés, « et en plus il est beau ». Le montant de l’opération s’élève à 720 000 HT. Le chantier a été subventionné à 45 % par l’État, 26 % par le département et 5 % par la mairie, soit 79 % de financement. « Si le montant des subventions était en dessous des 70 %, le projet ne se faisait pas », confie Jean-Paul Faye.

SANDRA DRIOLLET

 

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