Loi Egalim : des outils pour de meilleurs prix

Loi Egalim : des outils pour de meilleurs prix

Publié le 15/05/2019

Agriculture > Bovins >

Commercialisation. L’assemblée générale d’Opalim a permis de revenir sur les grands points portés par la loi Egalim. Jean-Baptiste Moreau, député LREM rapporteur de la loi, était présent.

Jean-Baptiste Moreau est longuement intervenu sur la loi Egalim et il a rappelé l’importance de compter sur la qualité pour se démarquer. (Ph. N. P.)

L’assemblée générale d’Opalim, organisée au Safran le 19 avril, a mis l‘accent sur la dynamique de la structure, qui s’appuie sur une équipe technique jeune et fortement renouvelée. Roland Pellenard, président depuis dix ans, n’a pas manqué d’évoquer la conjoncture marquée par la tuberculose, les myiases à Wohlfahrtia et le loup, trois dossiers « chauds » qui inquiètent les éleveurs de bovins et d’ovins. Il n’a pas oublié la sécheresse, « une fois de plus, plus dure que les années précédentes » qui a eu des incidences sur les entreprises et sur l’état sanitaire des cheptels. Il a également évoqué la valorisation des animaux en élevages bovins. Avec la démarche Brout’Or, qui consiste à vacciner de jeunes veaux contre les maladies respiratoires pour la filière veaux sans antibiotiques développée en Italie, Opalim travaille dans ce sens. Le président note également que la reprise du marché chinois peut « être une solution » pour consolider les filières. Enfin, les premiers résultats de la loi Egalim lui semblent décevants, notamment en ce qui concerne les coûts et les marges. « Peut-être que les attentes étaient trop importantes », a-t-il observé...

Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse et rapporteur de la loi Egalim était invité à l’assemblée générale. Il s’est engagé dans l’hémicycle « pour travailler sur l’agriculture et sur les dossiers en lien avec la ruralité. Avec la loi Egalim, on a remis tous les acteurs autour de la table », annonce-t-il.

La loi a été finalement promulguée le 1er novembre 2018. Son objectif : ajouter des outils dans une boîte qui existait déjà pour améliorer la valorisation de la production des agriculteurs. « Nous avons essayé de mettre en place la construction d’un prix en marche avant. On part des coûts de production validés par les interprofessions. Pour le secteur de la viande bovine, ils ont été actés le 31 janvier ; c’est encore en attente pour le lait. En parallèle, on doit doper la contractualisation. Des ordonnances publiées en janvier ont pour but d’encadrer les promotions (éviter qu’elles soient trop importantes en volumes et en tarifs) et d’éviter les seuils de revente à perte. L’objectif est bien de tout mettre en place pour que le produit soit payé en tenant compte des coûts de production. Une commission d’enquête va évaluer la situation. Mais attention car quand une loi est mise en place, il y a toujours de nombreux juristes qui regardent comment la contourner », note-t-il.

La qualité pour se démarquer

Le débat s’ouvrant avec la salle, le député remarque : « Il y a possibilité d’avoir une meilleure répartition des marges en valorisant les filières qualité mais ça prend du temps. (...) D’ici 2022, beaucoup d’agriculteurs vont prendre leur retraite. Nous devons être attentifs car nous ne pourrons pas les remplacer si nous n’arrivons pas à attirer des jeunes.» Si certains estiment que la qualité ne suffit pas à faire le prix et à faire face à une concurrence au sein même de l’Union européenne et qu’il vaudrait mieux demander une réévaluation de la PMTVA, Jean-Baptiste Moreau insiste : « On ne sera pas compétitifs si on ne parle que de prix. Si on ne se différencie pas avec de la montée en gamme, on ne fera pas le poids face aux fermes de Roumanie reprises aujourd’hui par le Qatar. »

Les accords internationaux (Ceta, Mercosur) inquiètent. « Mission a été donnée à la Commission européenne d’aller négocier. Le président Macron s’est opposé à l’ouverture des négociations et il s’opposera à la ratification d’un accord », indique Jean-Baptiste Moreau. Afin de rassurer l’assistance, il ajoute : « Les importations sont faites selon les règles de l’OMC. Pour le Mercosur, il n’y aura pas d’accord car le Brésil ne veut pas travailler avec l’Union européenne. » Enfin, Jean-Baptiste Moreau rappelle qu’il a porté un amendement dans la loi Egalim pour interdire l’importation de produits fabriqués avec des substances non autorisées chez nous. « C’est dans la loi. Il faut se donner les moyens de le faire appliquer », conclut-il.

Nathalie Péneloux

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Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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