L’alliance de la formation et de l’emploi

Publié le 16/06/2019

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Le Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification Limousin Périgord a tenu son assemblée générale le 6 juin à Coulounieix-Chamiers, en Dordogne.
Offrir à des jeunes ou moins jeunes éloignés de l’emploi la possibilité de se former ou de se reconvertir et permettre à des agriculteurs et entreprises du secteur de trouver de la main-d’œuvre qualifiée, tels sont, entre autres, les objectifs du Geiq Limousin Périgord.
La structure, née à l’initiative de la MSA de la Haute-Vienne en 2006, est présidée depuis sa création par Michel Jouhette, agriculteur à Dournazac. Elle s’est implantée depuis en Corrèze, en Creuse et en 2017 en Dordogne. Une présence en terre périgourdine qui a été fortement appuyée, comme a tenu à le souligner le président Michel Jouhette, par Claudine Faure et le conseil d’administration de l’époque de la MSA Dordogne Lot-et-Garonne. L’antenne périgourdine est basée au CFFPA de Coulounieix-Chamiers, avec Jean-Luc Champailler comme référent.Depuis sa création, le Geiq Limousin Périgord voit augmenter de façon régulière et importante le nombre de ses adhérents et de ses salariés. En 2018, le groupement comptait 187 adhérents agriculteurs et 147 salariés, soit en parcours de professionnalisation, soit en alternance, avec une féminisation notable. Pour la Dordogne, l’an dernier, onze nouveaux contrats ont été signés, neuf en professionnalisation, deux en alternance, dont le plus grand nombre dans des structures dédiées à l’élevage. « Je suis convaincu que le Geiq est un outil formidable aussi bien pour mettre le pied à l’étrier des jeunes loin de l’emploi que pour les agriculteurs. Nous simplifions les démarches, nous proposons des formations adaptées avec des qualifications en lien avec les besoins des employeurs, et de la souplesse par le biais des emplois partagés. De plus, l’humain est au centre de nos actions. »
Faciliter les démarches
Pour les agriculteurs et entreprises agricoles adhérentes, les avantages sont importants. Le Geiq se charge de trouver les candidats à l’emploi proposé. C’est lui qui assume la fonction d’employeur et l’ensemble des démarches qui vont avec. Il prend en charge la paye et tout ce qui a trait à l’administratif. Il intervient également dans l’entreprise afin de faciliter les relations entre salarié et employeur. Et, point important, il peut aussi proposer des emplois du temps partagés dans plusieurs structures, ce qui permet aux agriculteurs d’avoir accès à des salariés qualifiés en fonction de leurs besoins.
Accompagnement personnalisé
Du côté des salariés, intégrer un parcours proposé par le Geiq est un moyen d’accéder à une formation théorique et une expérience de terrain. Grâce à ses nombreux partenaires, la structure propose des formations qualifiantes ou diplômantes en fonction du projet professionnel de la personne.
L’accompagnement n’est pas seulement professionnel. Il englobe aussi la prise en compte des situations individuelles dans de nombreux domaines sociaux, la mobilité, etc. Les salariés reçoivent la visite d’un collaborateur du Geiq chaque mois, soit en centre de formation, soit chez son employeur. Un plus important qu’ont souligné ceux qui ont témoigné lors de l’assemblée générale, qu’ils soient employeurs ou salariés. Quant à l’efficience de l’action du Geiq Limousin Périgord, il suffit de constater que ses taux de réussites aux examens sont plus qu’honorables avec 90 % de candidats admis. En témoigne aussi l’attribution du label national Geiq qui lui a été délivré une nouvelle fois cette année, et ce depuis cinq ans, validant la qualité du travail fourni.
Recrutement
Si les employeurs agricoles sont de plus en plus nombreux à être convaincus de l’intérêt de faire appel au Geiq pour recruter, la chose est moins évidente en ce qui concerne le public jeune éloigné de l’emploi, l’une des cibles principales. Une difficulté qui n’est pas propre à l’agriculture et qui concerne beaucoup de métiers manuels. Aussi, pour les convaincre que l’agriculture offre de nombreuses perspectives, les collaborateurs du Geiq multiplient les actions, avec des partenaires comme Pôle Emploi, les missions locales, les associations œuvrant dans l’insertion, etc. Ils participent également à de nombreux événements agricoles et de promotion des formations en général, et mettent en œuvre des campagnes de communication.
Nadine Berbessou

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Tech-Ovin aborde tous les sujets ovins

Publié le 15/06/2019

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Le salon du mouton se tiendra les 4 et 5 septembre prochains. Le 11 juin, l’Aposno tenait son assemblée générale et a pu montrer que l’édition des 20 ans de Tech-Ovin était en bonne voie.

Si 2018 était une année sans salon Tech-Ovin, les salariés, le président et les membres de l’Aposno n’en furent pas moins très occupés : préparation du prochain salon (les 4 et 5 septembre), discussions avec les partenaires, relations avec les exposants, présences à des événements comme le Sommet de l’élevage à Cournon, le Salon international de l’Agriculture à Paris, Aquitanima à Bordeaux... La web-série Paroles d’éleveurs dispose d’épisodes supplémentaires tournés chez Jean-Pierre et Julien Dincq et chez Hugues Lachaume.
Julien Dincq était encore à l’honneur lors de l’assemblée générale de l’Aposno, mardi 11 juin à Bellac, puisqu’il a remporté le concours d’affiche de l’édition 2019 de Tech-Ovin. « Pour la première fois, c’est un éleveur qui a remporté le concours, un éleveur local, a souligné Nicolas Faurie, directeur du salon, tandis que Claude Souchaud  rappelait que le jury votait sans connaître les noms des auteurs des affiches proposées.
En terme d’images, le salon va marquer ses vingt ans d’existence en retouchant son logo qui fait désormais apparaître le chiffre 20. « Le salon a été créé en 1999 et, en septembre, ce sera sa 11e édition » a précisé Nicolas Faurie.
1 000 jeunes
Avec la tenue du mondial de tonte de moutons en juillet au Dorat, l’association a dû composer et réfléchir à l’articulation des deux événements. Claude Souchaud a estimé que le choix retenu de ne pas mélanger les deux est le bon  : « Tech-Ovin est un salon professionnel. Il y a des choses que nous proposons à Tech-Ovin qui n’étaient pas faisables au milieu du mondial de tonte, manifestation grand public. D’autre part, sur le salon, nous accueillons 1 000 jeunes  des établissements scolaires agricoles, en dehors de la période scolaire, il aurait été très difficile d’organiser leur venue. »
Xavier Nicolle, délégué régional à Interbev Nouvelle-Aquitaine, a indiqué que les invitations avaient été envoyées aux établissements et que les réponses commençaient à arriver : « 1 000 jeunes, on y sera. La proposition est même partie sur le réseau national et si on ne financera une part des transports que pour les jeunes de Nouvelle-Aquitaine, l’entrée du salon sera gratuite pour l’ensemble des scolaires qui viendront. »
Le programme de Tech-Ovin 2019 est disponible sous la forme d’un petit fascicule. Nicolas Faurie en a présenté les grandes lignes et les nouveautés, comme le quizz qui sera proposé à tous (il faudra trouver les réponses dans les différents stands) et permettra de remporter des lots, le concours de découpe de viande d’agneau, organisé en partenariat avec Interbev, la Chambre des métiers et le centre de formation des apprentis du Moulin Rabaud, ou encore la mise à la vente de chiens (déjà dressés) de troupeaux.
Les mini-conférences seront plus que jamais au centre du salon. « La démultiplication de thèmes attire les professionnels de toute la France, a assuré Claude Souchaud. Agriculture biologique, nouvelles technologies, il y en a pour tout le monde. Nous parlerons évidemment du climat, un sujet qui nous concerne tous, des problèmes posés par la mouche wohlfahrtia magnifica, de la prédation, de l’alimentation animale, des nouvelles exigences des consommateurs, et de l’identification. Quoi qu’il se passe dans le secteur ovin, Tech-Ovin est toujours à la pointe. »
S. M.

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Priorité à l’environnement et aux innovations

Publié le 13/06/2019

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L’assemblée générale du centre de recherche basé au Mourier à Saint-Priest-Ligoure a permis de passer en revue les différents programmes développés. La préoccupation centrale reste l’amélioration du travail au sein de l’élevage ovin en intégrant attentes environnementales et nouvelles technologies.

L’assemblée générale présidée par François Vannier a permis à Denis Gautier de présenter les axes forts développés par le Ciirpo en 2018 ainsi que les objectifs de la structure pour 2019. (Ph. N. P.)

En 2018, dix-sept expérimentations ont été conduites par le Ciirpo. L’amélioration de la compétitivité économique des systèmes, celle des conditions de travail et de son efficacité ont été au centre des préoccupations. Les travaux se sont également intéressés à la mise en place de pratiques agroécologiques et aux moyens à développer pour s’adapter au changement climatique.
Le Ciirpo travaille avec de nombreuses structures partenaires réparties sur l’ensemble du territoire national. Il développe aussi des partenariats au niveau européen.
Répondre à un accroissement des besoins alimentaires
Parmi les points étudiés, le pâturage de surfaces additionnelles (c’est-à-dire vergers, vignes, céréales ou autres couverts intermédiaires) complète les études réalisées sur le pâturage tournant et cellulaire. Ces opportunités doivent permettre de répondre à un besoin d’accroissement de la surface alimentaire en maîtrisant les coûts alimentaires tout en diminuant l’emploi de produits phytosanitaires. L’objectif est de participer ainsi à la préservation des sols et de l’eau.
Ces essais se déclinent en plusieurs programmes conduits en différents points de France : Brebis_Link (pâturages des vignes au lycée agricole de Monbazillac-Bergerac et des vergers au lycée agricole de Saint-Yrieix-la-Perche), le Poscif (pâturage ovin en système céréalier en Île-de-France conduit avec Agrof’île et l’Ademe), et Paturale (pâturage des céréales et des betteraves sucrières au lycée agricole de la région Centre Val-de-Loire).
Améliorer la lutte naturelle contre les parasites internes
L’équipe du Ciirpo s’est également intéressée aux nouvelles approches de lutte contre les strongles gastro-intestinaux par la voie alimentaire (parcelle d’alicaments installée au Mourier avec de la chicorée, du plantain et du lotier) et par la voie génétique. De ces ambitions est né le projet Paralut qui veut mettre au point une méthode de lutte intégrée contre les parasites internes des ovins liant alimentation et génétique. Deux thésards de l’école nationale vétérinaire de Toulouse travaillent depuis 2018 sur la résistance des strongles gastro-intestinaux aux anthelminthiques, tandis le projet Fastoche (Casdar) s’intéresse aux intérêts antiparasitaires, zootechniques, environnementaux et sociaux du pâturage d’espèces fourragères riches en composés bioactifs...
L’activité du Ciirpo ne s’arrête pas là. L’exercice 2018 a comporté d’autres projets d’envergure dont la production de viande d’agneaux produits de manière agroécologique (programme Écolagno qui arrive à son terme en 2020) ou encore l’étude de l’impact de l’agroforesterie sur le changement climatique. Ce travail, conduit en lien avec le Massif central, (Climagrof), s’est notamment accompagné d’essais de litière bois.
Un centre tourné vers le futur
Mais ce n’est pas tout. Labellisée Digiferme depuis juin 2017, la ferme du Mourier met en avant les nouvelles technologies qui facilitent le métier d’éleveur ovin et qui augmentent les performances. Le Ciirpo teste sur ce site les outils connectés ; il se positionne comme un laboratoire et un centre de recherche pour les entreprises intéressées et peut servir de banc d’essai pour les prototypes ou les outils en développement.
Plusieurs équipements sont en cours de testage : Grasshopper (herbomètre connecté), Grassman (une application pour améliorer les prairies), un distributeur automatique de concentré, une cage de tri et de pesée automatique, un système d’autopesée et d’imagerie 3D ainsi qu’un pistolet drogueur automatisé.
Pour 2019, la dynamique se poursuit. Le Ciirpo continue son travail de modernisation de l’élevage avec le projet So_Perfects (Région Nouvelle-Aquitaine et Union européenne) qui a pour vocation de « promouvoir les systèmes d’élevage ovin agroécologique conciliant performances économiques, environnementales et sociales ». Il s’agit de coconstruire des solutions innovantes en impliquant éleveurs, conseillers et acteurs des filières afin de développer des élevages ovins durables. Dix-sep partenaires sont impliqués dans cette démarche.
Une réflexion autour d’un nouvel essai système va être développée qui prendra en compte les attentes environnementales, l’évolution climatique, les demandes de la filière, le bien-être animal, les conditions de travail...
Soucieux de coller aux exigences environnementales, les responsables du Ciirpo ont également pour projet de demander la certification HVE de la ferme du Mourier.

Nathalie Péneloux

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CR 87 : Une AG sous le signe de la mobilisation

Publié le 21/04/2019

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Syndicalisme. La Coordination rurale s’est réunie en assemblée générale le 4 avril à Pierre-Buffière. Encore sous le coup du succès de ce syndicat aux élections Chambre d’agriculture, la mobilisation a été importante. 

L’ouverture de l’assemblée générale a été faite par Émilie Pons, installée depuis 2014 en ovin sur la commune d’Eymoutiers, secrétaire générale de la Coordination rurale, pressentie pour devenir présidente, Bertrand Venteau ayant démissionné de cette fonction après son élection en tant que président de la Chambre d’agriculture. Ce dernier n’a cependant pas manqué d’intervenir longuement afin de remercier les électeurs de leur choix et de rappeler la mobilisation qui a été à l’origine de la victoire. 

Indemnités sécheresse : il y a trop d’exclus

L’essentiel de la réunion a concerné le dossier sécheresse. L’instruction des dossiers n’a pas permis de prendre en compte tous les agriculteurs du département, certains ne remplissant pas les critères d’éligibilité. Le montant des aides versées n’a pas atteint le montant de l’enveloppe théorique validée par le CNGRA (Comité national de gestion des risques en agriculture). Il y aurait une différence de 25 %. L’indignation de la salle à ce propos était palpable. « Pourquoi autant d’argent est reparti ? Qu’est-ce qui rend inéligible autant de gens ? Si c’est le chiffre d’affaires, quand on vend des vaches parce qu’on n’a pas de quoi les nourrir, c’est une aberration ! », pouvait-on entendre. 

L’assemblée générale de la CR a mobilisé autour de 200 personnes. Les débats ont été animés par Émilie Pons et Bertrand Venteau. (Ph. N. P.)

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Entraîner d’autres productions dans la démarche

Publié le 19/04/2019

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Manger local. Lors de leur assemblée générale le 3 avril les membres de l’association « Le 87 dans l’assiette » ont pu faire le bilan des actions 2018 avec leurs partenaires tout en partageant leurs projets pour les années à venir.

Assemblée générale de l’association« Le 87 dans l’assiette ». (Ph. Le 87 dans l’assiette)

Depuis sa création en 2017, l’association « Le 87 dans l’assiette » rassemble vingt-sept adhérents au sein de son collège viande et trois adhérents dans son collège lait. Vingt-cinq d’entre eux étaient présents pour faire le point sur l’ensemble des vaches valorisées dans le circuit « Le 87 dans l’assiette ». 

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Sans tirs létaux pas de cohabitation

Publié le 08/04/2019

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Loup. Une réunion de concertation entre les éleveurs et le monde cynégétique a été organisée le 29 mars, par un conseiller régional LR-CPNT, Eddie Puyjalon, élu de la Gironde.

(De g. à dr.) Yves De Launay, Mélanie Brunet, Guillaume Guerin et Eddie Puyjalon. (Ph. Thierry Ganteil)

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