Soyons agriculteurs et fiers de l’être

Publié le 19/11/2019

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Conférence. Le 3 décembre, le Crédit Agricole invite les agriculteurs, les élus, les consommateurs à assister à une conférence de la géographe Sylvie Brunel sur le thème : « Agriculteur et fier de l’être ».

Bruno Tardieu, président de la Caisse régionale du Crédit Agricole du Centre Ouest, au siège du CRCO à Limoges, le 25 octobre 2019. (Ph. S. M.)

Bruno Tardieu, avant d’être président de la Caisse régionale du Crédit Agricole Centre Ouest (CRCO), est agriculteur. Et voir maltraiter son métier en permanence dans les media ou sur les réseaux sociaux, il ne le supportait plus. « Je me suis posé la question de savoir ce que je pouvais faire, relate-t-il. En tant que président du CRCO, il m’est apparu évident que nous pouvions mener une action, en tant que premier financeur de l’agriculture et de l’agroalimentaire et en restant fidèle à notre devise de créateur de liens. »



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Initiatives locales et expérimentations

Publié le 18/11/2019

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Abattage de proximité. La valorisation d’animaux en circuits courts se heurte souvent au manque de structures d’abattage. Jeudi 7 novembre à Magnac-Bourg, trois exemples favorisant l’abattage de proximité ont été présentées.

A. Regnaud (animatrice Conf’), P.-Y. Malbec (Conf’),  G. Betton (Pôle viandes locales) et F. Vannier (Limovin). (Ph. N. P.)

Les nombreuses fermetures d’abattoirs de proximité, souvent portés par des municipalités, posent problème. Le réseau des Adear, en lien avec la Confédération paysanne, travaille sur ce sujet et vient en appui aux groupes de paysans et paysannes désireux de trouver des solutions à cette problématique. C’est dans ce cadre que l’Adear et la Confédération paysanne ont organisé un après-midi de réflexion sur ce sujet autour de trois exemples.

L’abattoir de Bellac et le Pôle viandes locales
La Haute-Vienne n’a pas été épargnée par les fermetures d’abattoirs. Des initiatives sont apparues pour tenter de trouver des solutions palliatives. Ainsi, François Vannier, président de la coopérative Limovin, a témoigné sur le choix de sa coopérative d’acquérir l’abattoir de Bellac en 2005. L’objectif : permettre à Limovin de conserver son fondement même, celui d’être une coopérative d’abattage et de commercialisation d’ovins en carcasses.  Trois millions d’investissements ont été nécessaires (soutenus à 50 % par les pouvoirs publics), 2 000 tonnes de viande ovine et 800 tonnes de viande bovine y sont traitées. Même si les charges inhérentes à ce type d’outil sont élevées, François Vannier estime que « le choix d’avoir son outil d’abattage permet de maîtriser l’abattage en fonction du planning des commandes et d’avoir le contrôle de la traçabilité (code-barres sur les boucles), ce qui permet de gagner en efficacité, de faciliter la gestion du troupeau et de rassurer le client ». Aujourd’hui, le cahier des charges appliqué à l’abattoir de Bellac séduit, ce qui se traduit par une hausse des volumes traités.

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Concilier élevage et qualité de vie

Publié le 17/11/2019

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Production caprine. Le 5 novembre, le Gaec de Rancoumaud à Azat-le-Ris a ouvert ses portes et accueilli des jeunes en formation. L’objectif : présenter les réalités d’un élevage de chèvres en production laitière.


Le distributeur automatique de concentré est programmé pour des passages réguliers. La ration en chèvre laitière est suivie rigoureusement pour une production satisfaisante. (Ph. N. P.)

Il était 14 h 30 quand le bus convoyant une trentaine d’élèves et leurs professeurs est arrivé dans la cour de ferme du Gaec de Rancoumaud sur la commune d’Azat-le-Ris. Claire et Rodolphe Muet, les deux associés du Gaec, ont présenté avec plaisir leur élevage qu’ils conduisent ensemble depuis 1999.

De 150 chèvres à 500
Au départ, l’exploitation gérée par les parents de Claire comptait 150 chèvres dont le lait était transformé en fromages. Peu à peu, l’atelier de transformation s’est arrêté et l’élevage s’est orienté vers la vente de lait. Claire Muet s’est installée en 1996 avec sa mère pour palier le départ à la retraite de son père. En 1999, Rodolphe s’est associé avec Claire pour remplacer sa mère.
Au fil du temps, l’élevage s’est agrandi. Il se compose aujourd’hui de 500 chèvres saanen et d’une trentaine de vaches limousines. L’exploitation compte 101 ha dont 89 ha de prairies naturelles. 74 ha sont consacrés aux chèvres et 27 ha aux bovins.
Face à l’ampleur du travail généré par ce type de production (« Les chèvres, il faut y être tous les jours, note Claire Muet, et la traite, c’est deux fois par jour »),  Claire et Rodolphe Muet ont très vite décidé d’embaucher des salariés afin de se dégager du temps pour leurs enfants et leur famille. Aujourd’hui, l’exploitation compte deux salariés à temps plein et un apprenti. Il y en a donc en tout 4,5 UMO (unité de main-d’œuvre), soit 125 chèvres par UMO. « C’est une petite structure, de taille normale. Faire appel à des salariés est un choix pour avoir une qualité de vie », ajoute Claire Muet. Et puis la rentabilité de leur outil le permet.

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Objectif : montrer le travail fait par la Safer

Publié le 14/11/2019

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Safer. Avec la création de la Safer Nouvelle-Aquitaine, les traditionnelles assises régionales se transforment en conférences départementales. La Haute-Vienne a choisi de mettre l’accent sur le fonctionnement du comité technique.

La Conférence départementale du foncier rural organisée par la Safer a eu lieu dans les douze départements de Nouvelle-Aquitaine. Vendredi 8 novembre, la Haute-Vienne était le dernier département à la tenir.  Afin de parler du travail fait par la Safer qui est souvent méconnu, « nous vous proposons un exercice pour découvrir ce qu’est un comité technique et comment il fonctionne », a indiqué en préambule Pascal Combecau, le président du comité technique de la Safer de Haute-Vienne.

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Une bonne contention est indispensable

Publié le 31/10/2019

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Sanitaire. Pour réaliser la prophylaxie par intradermo-tuberculination comparative, une bonne organisation est nécessaire. Rappels des différentes étapes.

La gestion de la tuberculose bovine doit obéir à un arrêté préfectoral pris le 14 octobre. Il a été décidé de réaliser une prophylaxie par intradermo-tuberculination comparative dans les communes de la zone de protection renforcée et dans les communes concernées, cette année, par le rythme biennal (voir U&T du 18/10/2019 page 5). Cette décision a été motivée par la prévalence de cette maladie sur le département.

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Toujours mobilisés autour des retraites

Publié le 29/10/2019

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Assemblée générale. Les anciens exploitants étaient nombreux à participer à leur assemblée générale le 21 octobre. La question des retraites a, sans surprise, largement occupé les débats.
De g. à dr. : Daniel Chatard (secrétaire général SDAE), Yves Raymondaud (vice-président Conseil départemental), Daniel Deschamps (président SDAE), Boris Bulan (président FDSEA), Roger Treneule (président Anraf) et Jacques Bougnaud (président SNAE Nouvelle-Aquitaine). (Ph. N. P.)

Les adhérents de la section des Anciens exploitants étaient toujours aussi nombreux à s’être déplacés pour assister aux travaux de l’assemblée générale le lundi 21 octobre au lycée agricole des Vaseix.

Une réforme qui irait dans le bon sens
Le dossier des retraites a sans surprise occupé une large partie de la matinée. Daniel Deschamps, le président, a rapidement rappelé les éléments liés à la réforme des retraites, issus des préconisations de Jean-Paul Delevoye. Si ces préconisations ne concernent pas les agriculteurs aujourd’hui à la retraite (elles s’adressent aux actifs nés après 1963), certains points sont à prendre en considération. Ainsi, « l’harmonisation des régimes de retraites est demandée par les anciens depuis une dizaine d’années. L’objectif : remédier au faible niveau des pensions agricoles et au faible niveau des minimas (75 % du Smic contre 85 % du Smic pour les salariés) et revoir la base du calcul des retraites (les agriculteurs sont les seuls à avoir un calcul de pension réalisé sur une carrière complète) », indique le président. Le principe « un euro cotisé donne les mêmes droits à tous »  pourrait de plus aller vers un objectif de « mêmes droits et même minimas de pension pour tous », comme souhaité par les retraités agricoles.


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Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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