Toujours mobilisés autour des retraites

Publié le 29/10/2019

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Assemblée générale. Les anciens exploitants étaient nombreux à participer à leur assemblée générale le 21 octobre. La question des retraites a, sans surprise, largement occupé les débats.
De g. à dr. : Daniel Chatard (secrétaire général SDAE), Yves Raymondaud (vice-président Conseil départemental), Daniel Deschamps (président SDAE), Boris Bulan (président FDSEA), Roger Treneule (président Anraf) et Jacques Bougnaud (président SNAE Nouvelle-Aquitaine). (Ph. N. P.)

Les adhérents de la section des Anciens exploitants étaient toujours aussi nombreux à s’être déplacés pour assister aux travaux de l’assemblée générale le lundi 21 octobre au lycée agricole des Vaseix.

Une réforme qui irait dans le bon sens
Le dossier des retraites a sans surprise occupé une large partie de la matinée. Daniel Deschamps, le président, a rapidement rappelé les éléments liés à la réforme des retraites, issus des préconisations de Jean-Paul Delevoye. Si ces préconisations ne concernent pas les agriculteurs aujourd’hui à la retraite (elles s’adressent aux actifs nés après 1963), certains points sont à prendre en considération. Ainsi, « l’harmonisation des régimes de retraites est demandée par les anciens depuis une dizaine d’années. L’objectif : remédier au faible niveau des pensions agricoles et au faible niveau des minimas (75 % du Smic contre 85 % du Smic pour les salariés) et revoir la base du calcul des retraites (les agriculteurs sont les seuls à avoir un calcul de pension réalisé sur une carrière complète) », indique le président. Le principe « un euro cotisé donne les mêmes droits à tous »  pourrait de plus aller vers un objectif de « mêmes droits et même minimas de pension pour tous », comme souhaité par les retraités agricoles.


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Un mois pour décider d’une conversion

Publié le 28/10/2019

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Agriculture biologique. La huitième édition du Mois de la bio se déroulera du 4 au 30 novembre. De nombreux rendez-vous sont pris à destination des agriculteurs intéressés et des étudiants.

En Haute-Vienne, le développement de l’agriculture biologique a débuté dès 2008. Depuis, il se poursuit. De 102 exploitations en bio en 2008, on atteint les 395 aujourd’hui (+ 10 % par rapport à 2017). En corollaire, la SAU progresse : elle est de 21 300 ha et elle représente aujourd’hui 8,6 % de la SAU totale du département.   
Cette tendance doit néanmoins se poursuivre pour atteindre les objectifs du gouvernement : 15 % de la SAU totale nationale doit être en bio en 2022. C’est à cette fin que les Chambres d’agriculture départementales, les Groupements d’agriculteurs biologiques (Gab) et Interbio Nouvelle-Aquitaine proposent le Mois de la bio. Cette action est une  action de promotion à destination des agriculteurs conventionnels intéressés par une conversion, mais aussi des étudiants et des enseignants d’établissements agricoles.

Rendez-vous et formations
Pendant un mois, chaque personne intéressée pourra rencontrer les acteurs de la filière, s’informer sur les méthodes de travail, les débouchés des produits et sur la conduite des exploitations spécifique à l’agri-
culture biologique.
Six exploitations ouvriront leurs portes en Haute-Vienne pour un véritable « tour d’horizon » : le 4 novembre, on parlera « approche technique et économique sur un atelier maraîchage en permaculture à la Ferme de Chantecaille à Eyjeaux. Le 8 novembre, la production de porcs plein air sera au programme chez David Doulcet, Frougeix à Coussac-Bonneval. Le 12 novembre, il sera question de développement de cultures de légumes plein champ en complément de céréales à la SCEA du Fraisse à Nouic. Le 18 novembre, le débat aura lieu autour de l’agriculture de conservation des sols adaptée à l’agriculture biologique chez Jean-Michel Leloup, La Lande à Saint-Barbant. Le 21 novembre, Maryse Célérier, à la ferme du Bos-Luguet à Eymoutiers, expliquera comment elle valorise ses pâturages en produisant du veau rosé. Enfin, le 29 novembre, Thomas Lemoine, producteur de céréales à La Font, à Verneuil-Moustiers, traitera des moyens à déployer pour sécuriser une filière en tenant compte à la fois de l’agronomie et de l’agriculteur.
Les étudiants seront quant à eux invités à se rendre sur l’exploitation d’Olivier Breuilh, au Puy-d’Henriat à Ambazac (Les petits Bio d’Ambazac) pour discuter autour de sa ferme conduite en diversification et vente directe. Le tout en bio bien sûr !
À noter : les 26 et 28 novembre, formation pour découvrir les aspects d’une conversion bio à Limoges.
Nathalie Péneloux

Découvrir le programme et vous inscrire : www.moisdelabio.fr

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Rumex : des pratiques à combiner

Publié le 25/10/2019

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Gestion d’adventice. Le rumex préoccupe les agriculteurs. Une journée lui a été consacrée le 10 octobre à Châteauponsac. De nombreux experts étaient présents pour parler de sa biologie mais aussi des travaux réalisés afin de développer des moyens pour limiter son impact.
La journée a été organisée par les Chambres d’agriculture de Haute-Vienne et de Creuse avec la Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine et Natéa. Elle s’inscrit dans le cadre des journées Ecophyto. Plus de 80 personnes y ont participé. (Ph. N. P.)

Le rumex est une adventice pluriannuelle de la famille des polygonacées contre laquelle il est difficile de lutter puisqu’elle se multiplie aussi bien par ses racines (le pied du rumex est un pivot qui présente des bourgeons à sa surface. Quand le pied est cassé, un individu donne deux individus), que par ses graines. Ces dernières sont très nombreuses (environ 40 000 par plante avec un taux annuel de décroissance  (TAD)  de 40 %) et leur faculté germinative est très importante (80 ans).
« Le rumex est présent partout. Avec plus de 80 % de sa surface en herbe, le territoire limousin est particulièrement touché », indique Hervé Feugères (Chambre d’agriculture 23). Une étude montre que sa propagation est en progression suite à la baisse de la main-d’œuvre au sein des exploitations – ce qui limite les travaux d’entretien (fauche des refus, arrachage manuel) –, au surpâturage ou encore à l’épandage direct de fumier sur les prairies, ce dernier étant susceptibles de contenir des graines.   
Cette propagation est aussi à rapprocher de l’évolution de la réglementation Pac qui incite les agriculteurs à retourner les prairies tous les cinq ans. Or, les prairies temporaires sont beaucoup plus contaminées que les prairies naturelles. L’accélération des rotations a le même effet, d’autant plus que l’emploi de phytosanitaires tend à diminuer.
Ce sujet préoccupant a fait l’objet de nombreuses études. Si le rumex restera toujours difficile à éliminer, sa pression peut toutefois être limitée.  

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Graines locales et solidaires

Publié le 24/10/2019

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Solidarité. L’Amoma et la Banque alimentaire, en partenariat avec la Chambre d’agriculture et le lycée des Vaseix, ont testé la mise en place d’une culture de légumes récoltés pour les bénéficiaires de la Banque alimentaire.
Jeudi 10 octobre, journée de récolte au lycée des Vaseix. (Ph. S. D.)

Mettre en place une production de légumes, faciles à cultiver, à fort rendement et adaptés à de multiples utilisations culinaires afin d’être récoltés pour les plus démunis, tel est le pari que se sont lancés les membres actifs de l’Amoma et de la Banque alimentaire 87, avec le soutien de la Chambre d’agriculture et le lycée des Vaseix pour la mise à disposition du terrain.
Après les pommes de terre, 200 plants de courge ont ainsi été plantés et produits en agriculture biologique par le lycée agricole des Vaseix. Jeudi 10 octobre, les élèves étaient au rendez-vous pour la récolte, dans le cadre de cette action solidaire dénommée « Graines locales et solidaires, une action pour une relocalisation de l’approvisionnement social ».

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« France, veux-tu encore de tes paysans ? »

Publié le 11/10/2019

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Mobilisation. Mardi 8 octobre, la FDSEA et les JA de Haute-Vienne ont suivi le mot d’ordre national en organisant un barrage filtrant sur l’A20 à hauteur de Limoges.

Vers 10 h du matin, près de 80 adhérents de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs de Haute-Vienne se sont retrouvés en deux points de l’A20 : ceux du nord du département avaient rendez-vous au rond-point de Grossereix et ceux du sud à celui de Saint-Hilaire-Bonneval.

Vers 10 h 30, le convoi du sud s’ébranle direction Limoges. C’est vers 11 h que les premiers ralentissements se font ressentir. Il faudra un peu plus de temps pour que le convoi en provenance de Grossereix fasse effet. Mais vers midi, ça y est, l’autoroute est quasiment bloquée. Une douzaine de tracteurs est arrêtée sur l’autoroute, des banderoles clamant la détresse du monde agricole sont installées et deux barrages filtrants sont mis en place.

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Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

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s.49 : €/kg

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