Rencontre avec le nouveau préfet : la profession réitère ses demandes

Publié le 21/01/2016

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Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne, a reçu pendant une heure et demie les représentants de la FDSEA 87. Emmanuel Rabaud, président, Christophe Lechevallier et Jean-Jacques Lamant, secrétaires généraux, ont présenté au nouveau préfet les inquiétudes et les demandes de la profession. Alors qu’un nouveau comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA) doit se tenir le 27 janvier, Emmanuel Rabaud a réaffirmé la nécessité « que la reconnaissance du caractère de calamité agricole s’applique à la totalité du département. Depuis le début de la sécheresse, nous avons défendu cette position. »

Entouré de Christophe Lechevallier et Jean-Jacques Lamant, le président de la FDSEA 87, Emmanuel Rabaud, a présenté au nouveau préfet de la Haute-Vienne, Raphaël Le Méhauté, les inquiétudes et les demandes de la profession.

En préambule, le président de la FDSEA 87 avait insisté sur les crises qui frappent durement l’agriculture et plus particulièrement l’élevage : crise économique, avec des prix en berne, crise sociale qui en découle et des exploitations en grandes difficultés, crise sociétale avec une « agriculture bashing » devenue tout simplement insupportable pour les agriculteurs.

« Nous avons également alerté le préfet sur les MAEC. L’administration est en train de changer les règles du jeu en cours de route, ce n’est pas admissible », a prévenu Emmanuel Rabaud. La FDSEA 87 a également rappelé que les mesures sanitaires mises en place dans le cadre de la grippe aviaire devraient être compensées.

Avant de se quitter, la délégation et le préfet ont convenu de se rencontrer à nouveau prochainement pour aborder les dossiers ayant trait à la chasse.

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Plan de soutien à l’élevage : l’année blanche se décline enfin concrètement pour les éleveurs

Publié le 17/01/2016

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L’annonce d’une année blanche pour les éleveurs les plus en difficultés peinait à se concrétiser jusqu’à présent. Elle est aujourd’hui bien définie et les éleveurs intéressés doivent se faire connaître au plus vite auprès de leur banque.

Interview de Bruno Tardieu, président de la Caisse régionale de Crédit Agricole du Centre Ouest.

Bruno Tardieu,  président de la Caisse régionale de Crédit Agricole du Centre Ouest.

L’Union Agricole : L’année blanche, annoncée par le Premier ministre, suite aux actions du 3 septembre à Paris, a eu du mal à se mettre en place. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Bruno Tardieu : Effectivement, l’annonce du 3 septembre qui devait permettre aux éleveurs de bénéficier d’un report des échéances en fin de tableau a fait l’objet de nombreuses interrogations. D’abord, les enveloppes budgétaires nécessaires du côté de l’État devaient être votées dans le cadre de la loi de finances 2016 et les textes d’application ont été publiés tardivement. Ensuite, dans les directives données par le ministère, de nombreuses incompréhensions subsistaient. Nous avons dû réaliser de nombreux échanges tant au niveau national qu’au niveau local avec nos DDT. Néanmoins, depuis mi-décembre, nous sommes en mesure de répondre aux besoins très variés de chacun des éleveurs grâce à des offres adaptées au cas par cas. Par contre, la date qui était imposée au 31 décembre ne permettait pas de traiter sereinement les demandes de nos clients déjà identifiées et celles à venir. Notre volonté, dans les négociations que nous avons eues avec l’administration, était d’adapter les outils aux besoins exprimés par nos clients sur le terrain.

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La nouvelle Chambre d'agriculture régionale présente ses vœux à la presse

Publié le 15/01/2016

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Dominique Graciet, président de la nouvelle Chambre d'agriculture régionale Aquitaine — Limousin — Poitou-Chanrentes, a présenté, en compagnie de Jean-Philippe Viollet, vice-président, ses vœux à la presse. Il a notamment annoncé que la journée de la Grande Région au SIA 2016 aurait lieu le mercredi 2 mars.

 

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FNSEA ALPC : les voeux d’Henri Biès-Péré

Publié le 14/01/2016

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Henri BIES-PERE, président de la FNSEA ALPC.

"Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes ne font plus qu’un depuis ce 1er Janvier ; c’est désormais dans une nouvelle dimension régionale que se préparera notre avenir.

Au-delà de la taille géographique de notre nouvelle région (égale à l’Autriche !), ce sont les compétences politiques de cette entité qui seront importantes pour la suite.

En effet, c’est désormais la Région qui aura la responsabilité, entre autres, de l’économie, du tourisme et de l’aménagement du territoire.

C’est elle déjà qui gère les financements du 2e pilier de la PAC concernant la politique d’installation, la modernisation et l’agro-environnement.

Autant de sujets qui concernent nos activités et pour lesquels il faudra être attentifs afin d’orienter les accompagnements vers des sujets porteurs pour nos exploitations.

C’est dans l’objectif d’être « force de propositions » que la FNSEA ALPC, constituée en fin d’année 2015, a rédigé un document comprenant 25 propositions pour 2025.

Sur la base de ce projet pour l’agriculture régionale, et en complémentarité avec les autres organisations agricoles, nous irons à la rencontre des nouveaux élus afin de faire partager notre vision d’une agriculture qui allie économie, environnement et emploi.

Cette belle région et ses 80 000 agriculteurs, première région agricole européenne, mérite toute l’attention de notre Conseil régional pour être encore présente et performante dans l’intérêt de tous.

C’est avec ce projet ambitieux que je vous souhaite à tous une très bonne année 2016, espérant que les marchés redonneront de la couleur à nos revenus en berne."

Henri BIES-PERE, président de la FNSEA ALPC.

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L’agroforesterie, une technique qui a fait ses preuves en pleine renaissance

Publié le 05/01/2016

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Le mouton, un tondeur idéal !

Patrick Buisson (à droite) a présenté la conduite adoptée pour son verger.

Pour bien fonctionner sur une exploitation, l’agroforesterie ne doit pas être imposée ; elle doit être choisie par l’agriculteur. Au pays de Saint-Yrieix, un programme baptisé Agroforéveri, et agréé GIEE au printemps, mise sur la conduite de différentes productions avec le châtaignier.

Patrick Buisson est entrepeneur parcs et jardins à Saint-Yrieix-la-Perche et il conduit en parallèle 18 ha de châtaigniers divisés en plusieurs vergers sur les communes de Saint-Yrieix-la-Perche et de Coussac-Bonneval.

C’est au lieu-dit Le Châtain, sur la commune de Coussac-Bonneval, que Patrick Buisson a accueilli la délégation conduite par le CFPPA de Saint-Yrieix-la-Perche le jeudi 17 décembre après-midi. Deux parcelles y sont occupées par des châtaigniers, l’une de 4,5 ha et l’autre de 7 ha, qui cohabitent à l’occasion avec un troupeau de brebis.

« C’est une ancienne prairie où j’ai eu fait des céréales, indique Patrick Buisson en arrivant dans la parcelle de 4,5 ha. J’ai décidé de la planter en châtaigniers il y a 4 ans. Il y a 90 plants par ha séparés de 10 mètres sur le rang et de 11 mètres entre les rangs. J’ai opté pour de la bournette et de la précoce migoule en plants greffés et pour de la marigoule en marcotté. »

Lors de la plantation, Patrick Buisson a installé des plaques végétales au pied des jeunes châtaigniers (pour éviter les pousses) ainsi qu’un tour en grillage (qui assure la protection des plants contre les moutons et les cervidés). « Le tour en grillage est enlevé quand le tronc le remplit, au bout de plusieurs années », indique-t-il.

« Trente moutons paissent au milieu des châtaigniers pendant la belle saison. Ils me permettent de limiter l’entretien mécanique du verger et ils apportent un peu de matière organique ! », souligne Patrick Buisson.

Il sait bien que les brebis ne sont pas assez nombreuses pour valoriser correctement la surface enherbée, d’autant plus qu’elles sont amenées à pâturer sur l’autre verger de 7 ha implanté en châtaigniers depuis 2006. « Dans les châtaigneraies, je passe le broyeur deux fois par an pour enlever les refus. Quand je taille les arbres, je ramasse les bois et je les fais brûler pour limiter les risques de diffusion du cynips (ndlr : ce prédateur est présent dans le secteur de Saint-Yrieix-la-Perche et des lâchers de Torymus ont déjà eu lieu dans les vergers de Patrick Buisson). Ensuite, les moutons sont régulièrement présents sur la parcelle sauf au moment de la récolte. À ce moment-là, je les enlève pendant au moins 3 semaines. »

Sur cette exploitation, le châtaignier vient en premier. Le mouton est considéré comme un moyen de gagner du temps mais ne constitue pas une production à rentabiliser absolument. Patrick Buisson n’a pas envie de se tracasser avec ça. Sinon, il devrait mettre davantage d’animaux et organiser le pâturage pour optimiser la gestion de l’herbe selon les méthodes préconisées par les Chambres d’agriculture concernant le pâturage tournant...

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Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

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s.49 : €/kg

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