La limousine se maintient malgré une conjoncture morose

Publié le 24/11/2019

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Herd-Book limousin. L’assemblée générale du Herd-Book limousin a permis de revenir sur l’activité de la dernière campagne. Malgré une érosion du nombre d’adhérents, le nombre de vaches cotisantes est relativement stable et les veaux qualifiés en station séduisent toujours autant à l’export.

À la tribune, Jean-Marc Alibert, président du Herd-Book est  avec Jean-Marc Gambarotto, directeur  du pôle de Lanaud, et Sébastien Stamane, directeur technique. David Delgoulet présente l’activité de la dernière campagne. (Ph. N. P.)

Les adhérents du Herd-Book limousin s’étaient déplacés de toute la France pour assister aux travaux de l’assemblée générale mercredi 13 novembre en fin d’après-midi. Certains d’entre eux avaient fait le déplacement le jour-même pour participer à la vente des Espoirs, d’autres pour participer à la vente des taureaux RJ organisée le lendemain matin.
Les travaux ont débuté par un focus sur l’activité du Herd-Book limousin par David Delgoulet, le chef de service. 

Révision de l’accompagnement des élevages
Au cours de la campagne, les adhérents ont été invités à se projeter sur une nouvelle formule d’adhésion. « Plus de 90 % des adhérents ont choisi d’être accompagnés au-delà de la certification de leurs animaux (ils ont choisi le Pack expertise). Permettez-moi d’y voir la confiance des éleveurs envers nos techniciens, que ce soit pour du tri de génisses, des conseils d’accouplements (par monte naturelle ou Insémination animale), le choix des veaux pour la station nationale de qualification et le pointage adulte », souligne Jean-Marc Alibert, le président du Herd-Book limousin. Les 9 % restants ont choisi le Pack certification. Quant aux élevages qui ont démissionné, ils l’ont fait suite à un départ à la retraite, un arrêt de l’atelier bovin allaitant ou une démission du Contrôle de performances. Au final, à la fin de la campagne 2018-2019, le nombre d’adhérents est en baisse de 3 % et compte 1 437 numéros de cheptels. « On observe 52 nouvelles adhésions pour 97 démissions », indique David Delgoulet.
Malgré cette lente érosion du nombre d’élevages adhérents au Herd-Book limousin, le nombre de vaches cotisantes se maintient. Avec 70 606 vaches certifiées TA et TI sur le territoire, la baisse constatée est de 1,4 % et représente 1 007 animaux. Cette érosion de vaches s’accompagne d’un retrait des génisses de renouvellement (- 2 % à 22 264).

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Initiatives locales et expérimentations

Publié le 18/11/2019

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Abattage de proximité. La valorisation d’animaux en circuits courts se heurte souvent au manque de structures d’abattage. Jeudi 7 novembre à Magnac-Bourg, trois exemples favorisant l’abattage de proximité ont été présentées.

A. Regnaud (animatrice Conf’), P.-Y. Malbec (Conf’),  G. Betton (Pôle viandes locales) et F. Vannier (Limovin). (Ph. N. P.)

Les nombreuses fermetures d’abattoirs de proximité, souvent portés par des municipalités, posent problème. Le réseau des Adear, en lien avec la Confédération paysanne, travaille sur ce sujet et vient en appui aux groupes de paysans et paysannes désireux de trouver des solutions à cette problématique. C’est dans ce cadre que l’Adear et la Confédération paysanne ont organisé un après-midi de réflexion sur ce sujet autour de trois exemples.

L’abattoir de Bellac et le Pôle viandes locales
La Haute-Vienne n’a pas été épargnée par les fermetures d’abattoirs. Des initiatives sont apparues pour tenter de trouver des solutions palliatives. Ainsi, François Vannier, président de la coopérative Limovin, a témoigné sur le choix de sa coopérative d’acquérir l’abattoir de Bellac en 2005. L’objectif : permettre à Limovin de conserver son fondement même, celui d’être une coopérative d’abattage et de commercialisation d’ovins en carcasses.  Trois millions d’investissements ont été nécessaires (soutenus à 50 % par les pouvoirs publics), 2 000 tonnes de viande ovine et 800 tonnes de viande bovine y sont traitées. Même si les charges inhérentes à ce type d’outil sont élevées, François Vannier estime que « le choix d’avoir son outil d’abattage permet de maîtriser l’abattage en fonction du planning des commandes et d’avoir le contrôle de la traçabilité (code-barres sur les boucles), ce qui permet de gagner en efficacité, de faciliter la gestion du troupeau et de rassurer le client ». Aujourd’hui, le cahier des charges appliqué à l’abattoir de Bellac séduit, ce qui se traduit par une hausse des volumes traités.

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Concilier élevage et qualité de vie

Publié le 17/11/2019

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Production caprine. Le 5 novembre, le Gaec de Rancoumaud à Azat-le-Ris a ouvert ses portes et accueilli des jeunes en formation. L’objectif : présenter les réalités d’un élevage de chèvres en production laitière.


Le distributeur automatique de concentré est programmé pour des passages réguliers. La ration en chèvre laitière est suivie rigoureusement pour une production satisfaisante. (Ph. N. P.)

Il était 14 h 30 quand le bus convoyant une trentaine d’élèves et leurs professeurs est arrivé dans la cour de ferme du Gaec de Rancoumaud sur la commune d’Azat-le-Ris. Claire et Rodolphe Muet, les deux associés du Gaec, ont présenté avec plaisir leur élevage qu’ils conduisent ensemble depuis 1999.

De 150 chèvres à 500
Au départ, l’exploitation gérée par les parents de Claire comptait 150 chèvres dont le lait était transformé en fromages. Peu à peu, l’atelier de transformation s’est arrêté et l’élevage s’est orienté vers la vente de lait. Claire Muet s’est installée en 1996 avec sa mère pour palier le départ à la retraite de son père. En 1999, Rodolphe s’est associé avec Claire pour remplacer sa mère.
Au fil du temps, l’élevage s’est agrandi. Il se compose aujourd’hui de 500 chèvres saanen et d’une trentaine de vaches limousines. L’exploitation compte 101 ha dont 89 ha de prairies naturelles. 74 ha sont consacrés aux chèvres et 27 ha aux bovins.
Face à l’ampleur du travail généré par ce type de production (« Les chèvres, il faut y être tous les jours, note Claire Muet, et la traite, c’est deux fois par jour »),  Claire et Rodolphe Muet ont très vite décidé d’embaucher des salariés afin de se dégager du temps pour leurs enfants et leur famille. Aujourd’hui, l’exploitation compte deux salariés à temps plein et un apprenti. Il y en a donc en tout 4,5 UMO (unité de main-d’œuvre), soit 125 chèvres par UMO. « C’est une petite structure, de taille normale. Faire appel à des salariés est un choix pour avoir une qualité de vie », ajoute Claire Muet. Et puis la rentabilité de leur outil le permet.

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Objectif : montrer le travail fait par la Safer

Publié le 14/11/2019

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Safer. Avec la création de la Safer Nouvelle-Aquitaine, les traditionnelles assises régionales se transforment en conférences départementales. La Haute-Vienne a choisi de mettre l’accent sur le fonctionnement du comité technique.

La Conférence départementale du foncier rural organisée par la Safer a eu lieu dans les douze départements de Nouvelle-Aquitaine. Vendredi 8 novembre, la Haute-Vienne était le dernier département à la tenir.  Afin de parler du travail fait par la Safer qui est souvent méconnu, « nous vous proposons un exercice pour découvrir ce qu’est un comité technique et comment il fonctionne », a indiqué en préambule Pascal Combecau, le président du comité technique de la Safer de Haute-Vienne.

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Une bonne contention est indispensable

Publié le 31/10/2019

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Sanitaire. Pour réaliser la prophylaxie par intradermo-tuberculination comparative, une bonne organisation est nécessaire. Rappels des différentes étapes.

La gestion de la tuberculose bovine doit obéir à un arrêté préfectoral pris le 14 octobre. Il a été décidé de réaliser une prophylaxie par intradermo-tuberculination comparative dans les communes de la zone de protection renforcée et dans les communes concernées, cette année, par le rythme biennal (voir U&T du 18/10/2019 page 5). Cette décision a été motivée par la prévalence de cette maladie sur le département.

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Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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