Alain Pimpin, ambassadeur de la limousine

Alain Pimpin, ambassadeur de la limousine

Publié le 10/02/2017

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Portrait. Le Salon de l’agriculture va ouvrir ses portes fin février à Paris et il n’y aura pas, pour la première fois depuis 1951, d’animaux des Pimpin. La raison ? Alain Pimpin y sera juge unique du concours bovin limousin.

En arrivant d’Aixe-sur-Vienne par la D32, les bâtiments du Gaec Pimpin Frères apparaissent sur les hauteurs qui se tiennent sur la droite. Les nombreuses récompenses gagnées au fil des ans en colorent les façades, à tel point que par endroit on ne distingue plus le bardage. Beynac et la famille Pimpin, c’est une histoire qui remonte à plus de 60 ans.

« Au départ, mon père et son frère, qui étaient de Javerdat, sont venus ici louer la ferme qu’il y a en bas, à Courjac », explique Alain Pimpin. Depuis, l’exploitation s’est développée, a déménagé de quelques centaines de mètres, fait construire de nouveaux bâtiments mais n’a pas changé de production : la vache limousine. « Mon père avait deux-trois vaches quand il a commencé, une laitière, c’étaient les fermes de l’époque, détaille l’éleveur. Aujourd’hui, avec quatre vaches, on ne peut plus vivre ! »

Cinq associés (trois de ses filles et son frère) travaillent aujourd’hui avec lui au Gaec Pimpin Frères : 250 hectares (dont 40 % en fermage), 200 mères, sans compter les génisses, les génisses pleines et les veaux. « Il y a toujours 450 à 500 bêtes sur l’exploitation, calcule Alain Pimpin, et à cinq, nous ne sommes pas de trop pour faire le boulot. Si on veut faire le travail comme il faut, proprement, il faut être ce monde-là. »

Depuis toujours, les Pimpin ont misé sur la sélection. En 1951, quand le concours général agricole reprend, après douze années d’interruption consécutive aux désordres engendrés par la Seconde Guerre mondiale, Paul Pimpin revient de Paris avec un prix. « Je pense que nous sommes le plus vieil élevage à participer au concours général agricole », estime Alain Pimpin, qui a pris la suite de son père décédé prématurément en 1981. « C’était un tournant de notre vie. Ou on arrêtait tout, ou on continuait. On a pris la décision de continuer et il ne faut pas le regretter, parce que je pense qu’on a fait du bon boulot, même si ça n’a pas été toujours facile. »

Avec une participation ininterrompue à Paris depuis 1951, 39 prix de championnat et 120 premiers prix rien qu’à Paris, le Gaec Pimpin est une institution. « C’est pas tout le monde qui va le faire demain, constate Alain Pimpin. Mais pour cela, il faut être sérieux et essayer de bien travailler. » Chez les Pimpin, la réussite est passée par une constance dans les objectifs : « Nous avons misé sur un style de bêtes et nous nous y sommes tenus. Nous produisons du bon mixte élevage. Aujourd’hui, la limousine, on lui demande quoi ? Qu’elle fasse un veau par an, qu’elle vêle toute seule, qu’elle ait un maximum de viande avec des aplombs vraiment fins et solides, qu’elle ait des bonnes qualités maternelles, qu’elle élève son veau. Pour faire tout ça, allier qualités maternelles et qualités bouchères, c’est ce qu’on appelle le bon mixte élevage. »

Quand il regarde l’évolution du Gaec, Alain Pimpin reste modeste. S’il s’enorgueillit des nombreux trophés, il n’oublie pas qu’être « champion, c’est bien, mais ce qui est mieux, c’est que la vache ou le taureau qui est champion fasse une production exceptionnelle. Ce qui nous est arrivé avec la première vache qui a été championne à Paris, en 78 et qui s’appelait Joconde. Aujourd’hui, si on mettait toutes ses filles, petites-filles, arrière-petites-filles, cousines et nièces, je suis sûr qu’on a la moitié de notre troupeau qui est issue de cette vache-là ».

39 prix de championnat

Alain Pimpin participe au concours général agricole depuis 47 ans. Au-delà des prix ramenés, il garde en mémoire un souvenir précis des animaux qui lui ont permis d’asseoir sa réputation et de profiter de retombées médiatiques et économiques. « J’ai beaucoup de bons souvenirs à Paris. Quand on monte sur le podium et qu’on est champion, bien sûr. Et ce qui est très rare, je pense que personne d’autre ne l’a fait, c’est d’être quatre fois champion avec le doublé, champion mâle et champion femelle la même année. Ce sont des souvenirs qui restent gravés à jamais dans la mémoire d’un éleveur, parce que c’est quelque chose d’exceptionnel. »

Le prochain Salon de l’agriculture va ouvrir ses portes le 25 février. Créé en 1964, il abrite depuis le concours général agricole qui, lui, date de 1870. Mais cette année, le ring des bovins n’accueillera pas d’animaux du Gaec Pimpin Frères.

STÉPHANE MONNET.

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Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

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s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

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