Soyons agriculteurs et fiers de l’être

Publié le 28/11/2019

Agriculture >

Conférence. Le 3 décembre, le Crédit Agricole invite les agriculteurs, les élus, les consommateurs à assister à une conférence de la géographe Sylvie Brunel sur le thème : « Agriculteur et fier de l’être ».

Bruno Tardieu, président de la Caisse régionale du Crédit Agricole du Centre Ouest, au siège du CRCO à Limoges, le 25 octobre 2019. (Ph. S. M.)

Bruno Tardieu, avant d’être président de la Caisse régionale du Crédit Agricole Centre Ouest (CRCO), est agriculteur. Et voir maltraiter son métier en permanence dans les media ou sur les réseaux sociaux, il ne le supportait plus. « Je me suis posé la question de savoir ce que je pouvais faire, relate-t-il. En tant que président du CRCO, il m’est apparu évident que nous pouvions mener une action, en tant que premier financeur de l’agriculture et de l’agroalimentaire et en restant fidèle à notre devise de créateur de liens. »



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La limousine se maintient malgré une conjoncture morose

Publié le 24/11/2019

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Herd-Book limousin. L’assemblée générale du Herd-Book limousin a permis de revenir sur l’activité de la dernière campagne. Malgré une érosion du nombre d’adhérents, le nombre de vaches cotisantes est relativement stable et les veaux qualifiés en station séduisent toujours autant à l’export.

À la tribune, Jean-Marc Alibert, président du Herd-Book est  avec Jean-Marc Gambarotto, directeur  du pôle de Lanaud, et Sébastien Stamane, directeur technique. David Delgoulet présente l’activité de la dernière campagne. (Ph. N. P.)

Les adhérents du Herd-Book limousin s’étaient déplacés de toute la France pour assister aux travaux de l’assemblée générale mercredi 13 novembre en fin d’après-midi. Certains d’entre eux avaient fait le déplacement le jour-même pour participer à la vente des Espoirs, d’autres pour participer à la vente des taureaux RJ organisée le lendemain matin.
Les travaux ont débuté par un focus sur l’activité du Herd-Book limousin par David Delgoulet, le chef de service. 

Révision de l’accompagnement des élevages
Au cours de la campagne, les adhérents ont été invités à se projeter sur une nouvelle formule d’adhésion. « Plus de 90 % des adhérents ont choisi d’être accompagnés au-delà de la certification de leurs animaux (ils ont choisi le Pack expertise). Permettez-moi d’y voir la confiance des éleveurs envers nos techniciens, que ce soit pour du tri de génisses, des conseils d’accouplements (par monte naturelle ou Insémination animale), le choix des veaux pour la station nationale de qualification et le pointage adulte », souligne Jean-Marc Alibert, le président du Herd-Book limousin. Les 9 % restants ont choisi le Pack certification. Quant aux élevages qui ont démissionné, ils l’ont fait suite à un départ à la retraite, un arrêt de l’atelier bovin allaitant ou une démission du Contrôle de performances. Au final, à la fin de la campagne 2018-2019, le nombre d’adhérents est en baisse de 3 % et compte 1 437 numéros de cheptels. « On observe 52 nouvelles adhésions pour 97 démissions », indique David Delgoulet.
Malgré cette lente érosion du nombre d’élevages adhérents au Herd-Book limousin, le nombre de vaches cotisantes se maintient. Avec 70 606 vaches certifiées TA et TI sur le territoire, la baisse constatée est de 1,4 % et représente 1 007 animaux. Cette érosion de vaches s’accompagne d’un retrait des génisses de renouvellement (- 2 % à 22 264).

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Passer à 24 000 tonnes de déchets triés

Publié le 23/11/2019

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Environnement. Le chantier de modernisation du centre de tri de Beaune-les-Mines a commencé. Plus de douze millions d’euros y sont investis pour améliorer et augmenter le volume de tri de nos déchets recyclables.

« Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas », a répété durant la visite du chantier de modernisation du centre de tri de Beaune-les-Mines, Laetitia Guillou, responsable d’exploitation. (Ph. Stéphane Monnet)

Les habitants du département vont continuer de trier normalement leurs déchets et les mettre dans les bacs bleus mais, pendant les six mois que vont durer les travaux de modernisation du centre de tri des déchets ménagers recyclables de Limoges Métropole, installé  rue Salvador-Dali à Beaune-les-Mines depuis 1998, les déchets à trier seront acheminés pour une part à Poitiers, pour une autre à Bègles près de Bordeaux.
« La loi de Transition énergétique votée en 2015 impose de nouvelles consignes de tri plastique d’ici à 2022, a expliqué Jean-Noël Joubert, élu communautaire en charge de la politique des déchets. Suite à une étude réalisée en 2015 avec le concours de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) il a été déterminé que c’était le centre de tri de Beaune, qui était au centre du secteur géographique, qui devait être modernisé. »
Une fois modernisé, le centre de tri recevra les déchets de la communauté urbaine et continuera de traiter ceux du Syndicat départemental d’élimination des déchets (Syded), qui regroupe la totalité des collectivités territoriales de la Haute-Vienne hors Limoges Métropole. L’augmentation de sa capacité de stockage (aussi bien en amont qu’en aval) et de tri (le centre passe de 4 machines actuellement à 15, avec l’arrivée de 7 trieurs optiques) va lui permettre de traiter également les déchets de la Creuse collectés par le syndicat mixte d’aménagement durable Évolis 23.

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L’accès au foncier agricole ici et là-bas

Publié le 22/11/2019

Ruralite >

Table ronde. Cinq étudiantes en 2e année de BTS PA au lycée agricole des Vaseix organisent une table ronde autour de la problématique de l’accès au foncier dans le monde, le mardi 26 novembre à 19 h à Ester technopole.

De g. à dr., Sophie Armogathe, Loanne Patapy, Amandine Berland, Cindy Labat et Mylène Villette, les étudiantes, et François Raysse, membre du CCFD - Terre Solidaire de Haute-Vienne. Ces cinq jeunes filles qui viennent de différents horizons ont des projets de vie très divers : Sophie veut travailler en centre équestre, Loanne envisage de développer une ferme pédagogique, Cindy et intéressée par l’osthéopathie chez les aniamux, Mylène va certainement s’installer sur l’exploitation familiale et Amandine n’est pas encore fixée sur ses orientations professionnelles. (Ph. N. P.)

Cindy Labat, Mylène Villette, Sophie Armogathe, Loanne Patapy et Amandine Berland sont étudiantes en deuxième année de BTS Productions animales à l’Eplefpa de Limoges - Nord Haute-Vienne. Depuis l’an dernier, elles travaillent sur le thème qu’elles ont retenu pour valider leur Pic (Projet initiatives et  communication) qu’elles s’apprêtent à finaliser. Ces cinq étudiantes ont choisi de s’intéresser aux difficultés d’accéder au foncier pour développer une production agricole dans différents pays du globe. Elles ont travaillé en lien avec l’association CCFD - Terre solidaire qui conduit de nombreuses actions d’appui au développement à travers le monde.
Mardi 26 novembre, leur travail se concrétisera par la tenue d’une table ronde intitulée « Donnez-moi des champs, l’accès au foncier agricole ici et là-bas », à l’amphithéâtre d’Ester technopole, à partir de 19 h. Cette date s’inscrit pendant le Festival des solidarités organisé au niveau international du 15 novembre au 1er décembre.

Nombreux intervenants
L’accueil du public débutera à 19 h  pour une ouverture des débats à 20 h. Après l’introduction des travaux, une vidéo, réalisée par les étudiantes à partir de prises de vue faites par Amandine Berland lors d‘un stage au Brésil pour aborder la problématique des paysans sans terre, mais aussi d’interview de différents interlocuteurs, sera projetée. Suivront ensuite les interventions des représentants d’AVSF (Agronomes et vétérinaires sans frontières), de la Safer, de l’association Terre de Liens et de Limoges Métropole. Le débat sera ensuite ouvert avec la salle. Les travaux se clôtureront vers 22 h avec un pot de l’amitié.
Nathalie Péneloux

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Initiatives locales et expérimentations

Publié le 18/11/2019

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Abattage de proximité. La valorisation d’animaux en circuits courts se heurte souvent au manque de structures d’abattage. Jeudi 7 novembre à Magnac-Bourg, trois exemples favorisant l’abattage de proximité ont été présentées.

A. Regnaud (animatrice Conf’), P.-Y. Malbec (Conf’),  G. Betton (Pôle viandes locales) et F. Vannier (Limovin). (Ph. N. P.)

Les nombreuses fermetures d’abattoirs de proximité, souvent portés par des municipalités, posent problème. Le réseau des Adear, en lien avec la Confédération paysanne, travaille sur ce sujet et vient en appui aux groupes de paysans et paysannes désireux de trouver des solutions à cette problématique. C’est dans ce cadre que l’Adear et la Confédération paysanne ont organisé un après-midi de réflexion sur ce sujet autour de trois exemples.

L’abattoir de Bellac et le Pôle viandes locales
La Haute-Vienne n’a pas été épargnée par les fermetures d’abattoirs. Des initiatives sont apparues pour tenter de trouver des solutions palliatives. Ainsi, François Vannier, président de la coopérative Limovin, a témoigné sur le choix de sa coopérative d’acquérir l’abattoir de Bellac en 2005. L’objectif : permettre à Limovin de conserver son fondement même, celui d’être une coopérative d’abattage et de commercialisation d’ovins en carcasses.  Trois millions d’investissements ont été nécessaires (soutenus à 50 % par les pouvoirs publics), 2 000 tonnes de viande ovine et 800 tonnes de viande bovine y sont traitées. Même si les charges inhérentes à ce type d’outil sont élevées, François Vannier estime que « le choix d’avoir son outil d’abattage permet de maîtriser l’abattage en fonction du planning des commandes et d’avoir le contrôle de la traçabilité (code-barres sur les boucles), ce qui permet de gagner en efficacité, de faciliter la gestion du troupeau et de rassurer le client ». Aujourd’hui, le cahier des charges appliqué à l’abattoir de Bellac séduit, ce qui se traduit par une hausse des volumes traités.

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Concilier élevage et qualité de vie

Publié le 17/11/2019

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Production caprine. Le 5 novembre, le Gaec de Rancoumaud à Azat-le-Ris a ouvert ses portes et accueilli des jeunes en formation. L’objectif : présenter les réalités d’un élevage de chèvres en production laitière.


Le distributeur automatique de concentré est programmé pour des passages réguliers. La ration en chèvre laitière est suivie rigoureusement pour une production satisfaisante. (Ph. N. P.)

Il était 14 h 30 quand le bus convoyant une trentaine d’élèves et leurs professeurs est arrivé dans la cour de ferme du Gaec de Rancoumaud sur la commune d’Azat-le-Ris. Claire et Rodolphe Muet, les deux associés du Gaec, ont présenté avec plaisir leur élevage qu’ils conduisent ensemble depuis 1999.

De 150 chèvres à 500
Au départ, l’exploitation gérée par les parents de Claire comptait 150 chèvres dont le lait était transformé en fromages. Peu à peu, l’atelier de transformation s’est arrêté et l’élevage s’est orienté vers la vente de lait. Claire Muet s’est installée en 1996 avec sa mère pour palier le départ à la retraite de son père. En 1999, Rodolphe s’est associé avec Claire pour remplacer sa mère.
Au fil du temps, l’élevage s’est agrandi. Il se compose aujourd’hui de 500 chèvres saanen et d’une trentaine de vaches limousines. L’exploitation compte 101 ha dont 89 ha de prairies naturelles. 74 ha sont consacrés aux chèvres et 27 ha aux bovins.
Face à l’ampleur du travail généré par ce type de production (« Les chèvres, il faut y être tous les jours, note Claire Muet, et la traite, c’est deux fois par jour »),  Claire et Rodolphe Muet ont très vite décidé d’embaucher des salariés afin de se dégager du temps pour leurs enfants et leur famille. Aujourd’hui, l’exploitation compte deux salariés à temps plein et un apprenti. Il y en a donc en tout 4,5 UMO (unité de main-d’œuvre), soit 125 chèvres par UMO. « C’est une petite structure, de taille normale. Faire appel à des salariés est un choix pour avoir une qualité de vie », ajoute Claire Muet. Et puis la rentabilité de leur outil le permet.

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Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

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s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

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