Initiatives locales et expérimentations

Publié le 18/11/2019

Agriculture >

Abattage de proximité. La valorisation d’animaux en circuits courts se heurte souvent au manque de structures d’abattage. Jeudi 7 novembre à Magnac-Bourg, trois exemples favorisant l’abattage de proximité ont été présentées.

A. Regnaud (animatrice Conf’), P.-Y. Malbec (Conf’),  G. Betton (Pôle viandes locales) et F. Vannier (Limovin). (Ph. N. P.)

Les nombreuses fermetures d’abattoirs de proximité, souvent portés par des municipalités, posent problème. Le réseau des Adear, en lien avec la Confédération paysanne, travaille sur ce sujet et vient en appui aux groupes de paysans et paysannes désireux de trouver des solutions à cette problématique. C’est dans ce cadre que l’Adear et la Confédération paysanne ont organisé un après-midi de réflexion sur ce sujet autour de trois exemples.

L’abattoir de Bellac et le Pôle viandes locales
La Haute-Vienne n’a pas été épargnée par les fermetures d’abattoirs. Des initiatives sont apparues pour tenter de trouver des solutions palliatives. Ainsi, François Vannier, président de la coopérative Limovin, a témoigné sur le choix de sa coopérative d’acquérir l’abattoir de Bellac en 2005. L’objectif : permettre à Limovin de conserver son fondement même, celui d’être une coopérative d’abattage et de commercialisation d’ovins en carcasses.  Trois millions d’investissements ont été nécessaires (soutenus à 50 % par les pouvoirs publics), 2 000 tonnes de viande ovine et 800 tonnes de viande bovine y sont traitées. Même si les charges inhérentes à ce type d’outil sont élevées, François Vannier estime que « le choix d’avoir son outil d’abattage permet de maîtriser l’abattage en fonction du planning des commandes et d’avoir le contrôle de la traçabilité (code-barres sur les boucles), ce qui permet de gagner en efficacité, de faciliter la gestion du troupeau et de rassurer le client ». Aujourd’hui, le cahier des charges appliqué à l’abattoir de Bellac séduit, ce qui se traduit par une hausse des volumes traités.

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Concilier élevage et qualité de vie

Publié le 17/11/2019

Agriculture >

Production caprine. Le 5 novembre, le Gaec de Rancoumaud à Azat-le-Ris a ouvert ses portes et accueilli des jeunes en formation. L’objectif : présenter les réalités d’un élevage de chèvres en production laitière.


Le distributeur automatique de concentré est programmé pour des passages réguliers. La ration en chèvre laitière est suivie rigoureusement pour une production satisfaisante. (Ph. N. P.)

Il était 14 h 30 quand le bus convoyant une trentaine d’élèves et leurs professeurs est arrivé dans la cour de ferme du Gaec de Rancoumaud sur la commune d’Azat-le-Ris. Claire et Rodolphe Muet, les deux associés du Gaec, ont présenté avec plaisir leur élevage qu’ils conduisent ensemble depuis 1999.

De 150 chèvres à 500
Au départ, l’exploitation gérée par les parents de Claire comptait 150 chèvres dont le lait était transformé en fromages. Peu à peu, l’atelier de transformation s’est arrêté et l’élevage s’est orienté vers la vente de lait. Claire Muet s’est installée en 1996 avec sa mère pour palier le départ à la retraite de son père. En 1999, Rodolphe s’est associé avec Claire pour remplacer sa mère.
Au fil du temps, l’élevage s’est agrandi. Il se compose aujourd’hui de 500 chèvres saanen et d’une trentaine de vaches limousines. L’exploitation compte 101 ha dont 89 ha de prairies naturelles. 74 ha sont consacrés aux chèvres et 27 ha aux bovins.
Face à l’ampleur du travail généré par ce type de production (« Les chèvres, il faut y être tous les jours, note Claire Muet, et la traite, c’est deux fois par jour »),  Claire et Rodolphe Muet ont très vite décidé d’embaucher des salariés afin de se dégager du temps pour leurs enfants et leur famille. Aujourd’hui, l’exploitation compte deux salariés à temps plein et un apprenti. Il y en a donc en tout 4,5 UMO (unité de main-d’œuvre), soit 125 chèvres par UMO. « C’est une petite structure, de taille normale. Faire appel à des salariés est un choix pour avoir une qualité de vie », ajoute Claire Muet. Et puis la rentabilité de leur outil le permet.

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Tous différents mais tous compétents

Publié le 16/11/2019

Ruralite >

Inclusion. Jeudi 7 novembre avait lieu le Competence Day, un événement national dédié à la remise des attestations de Reconnaissance des acquis d’expérience (RAE).

Plus de 300 personnes étaient présentes au Competence Day, le 7 novembre à Limoges. (Ph. S. D.)

Le Competence Day, jour de célébration nationale des nouveaux lauréats, organisé par le réseau Différent et Compétent avait lieu jeudi 7 novembre. Ces lauréats sont tous des travailleurs handicapés désireux de faire valoir leurs compétences en participant au dispositif de Reconnaissance des acquis d’expérience (RAE) porté par le réseau Différent et Compétent. Le principe : donner l’opportunité à tous de valider officiellement des compétences professionnelles à partir de référentiels issus du droit commun (par exemple le CAP) afin de valoriser la personne et ses compétences acquises. Une démarche reconnue par les ministères de l’Agriculture et de l’Éducation nationale.

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Réussir sa vie à Limoges, à Solignac...

Publié le 15/11/2019

Ruralite >

Rendez-vous. La deuxième édition de Now a permis au monde économique local de mettre en avant les atouts du territoire, que ce soit des entreprises bien implantées ou des startups.

Aurore Thibaud, fondatrice de Laou, l’agence qui dit aux cadres de la région parisienne qu’il est possible de travailler ailleurs, même à Limoges ! (Ph. S. M.)

Pour la seconde édition de son événement économique, Limoges Métropole avait recentré les interventions sur les acteurs locaux. Cette fois, les intervenants n’étaient pas sur scène mais devant les gradins, à portée de main. Tous les domaines étaient représentées, de la fabrication d’essieux pour engins lourds de Texelis aux produits d’entretien et cosmétiques biologiques de Solibio, en passant par le numérique. Différentes startups ou des sociétés implantées depuis longtemps en Limousin comme Tripnity (spécialisée dans le big data) ont été mises en avant.
Aurore Thibaud est la fondatrice de Laou, une plateforme numérique « dédiée aux entreprises en province qui recherchent des profils en tension » et n’arrivent pas à les faire venir. Aurore Thibaud est née dans le nord de la Haute-Vienne, dans une famille d’éleveurs qui lui a donné la passion d’entreprendre. Après un passage en région parisienne, elle a fait le constat que la vie dans la capitale française n’était pas pour elle. « J’avais pourtant quitté le Limousin en disant, je ne reviendrai jamais », a-t-elle raconté, persuadée que pour réussir sa vie, « il fallait monter à Paris ».



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Objectif : montrer le travail fait par la Safer

Publié le 14/11/2019

Agriculture >

Safer. Avec la création de la Safer Nouvelle-Aquitaine, les traditionnelles assises régionales se transforment en conférences départementales. La Haute-Vienne a choisi de mettre l’accent sur le fonctionnement du comité technique.

La Conférence départementale du foncier rural organisée par la Safer a eu lieu dans les douze départements de Nouvelle-Aquitaine. Vendredi 8 novembre, la Haute-Vienne était le dernier département à la tenir.  Afin de parler du travail fait par la Safer qui est souvent méconnu, « nous vous proposons un exercice pour découvrir ce qu’est un comité technique et comment il fonctionne », a indiqué en préambule Pascal Combecau, le président du comité technique de la Safer de Haute-Vienne.

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Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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