Les Geiq recherchent des salariés

Publié le 15/03/2018

Ruralite > Emploi >

Emploi. Malgré un taux de chômage qui reste élevé, certains emplois ne sont pas pourvus, notamment en raison de l’inadéquation des compétences. Les Geiq forment les publics en difficulté et organisent un job dating le 16 mars.

Malgré leurs vingt-cinq ans d’existence et leurs bons résultats en matière d’insertion professionnelle, les Geiq (groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification) ce sont pas toujours connus des demandeurs d’emploi. Pour communiquer sur les opportunités qu’ils offrent, la fédération française des Geiq a lancé « 3 jours avec les Geiq », une série d’événements organisés dans toute la France, du 14 au 16 mars.

En Limousin, cinq Geiq s’impliquent dans ces journées, ils représentent les secteurs professionnels de la construction, du BTP, de l’agriculture, des transports et des industries de papier carton emballage. Les Geiq du Limousin regroupaient 254 entreprises en 2016 et 220 salariés en parcours. Leur taux de sortie en emploi est supérieur de dix points à la moyenne française et s’établit à 76 %.

De g. à dr. Philippe Steyaert, président du Geiq 87 construction ; Claude Langlois, président du Geiq transport Limousin ; Bénédicte Martin, sous-préfète des arrondissements de Bellac et Rochechouart ; Michel Jouette président du Geiq Agri-qualif Limousin ; Anne Barriat, directrice du Geiq papier carton emballage. (Ph. E. Dueso)

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« Il faut coller au monde moderne »

Publié le 09/03/2018

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Forum. La députée Sophie Beaudouin-Hubière participe à l’élaboration du programme « Action Publique 2022 » qui vise à moderniser l’administration française.

Ce sera l’un des fils rouges de la mandature de la députée Sophie Beaudouin-Hubière : le programme « Action Publique 2022 » lancé par le Premier ministre et visant à transformer l’administration en trois points : améliorer la qualité des services publics, offrir un environnement de travail modernisé aux fonctionnaires et maîtriser les dépenses publiques en optimisant les moyens. « Nous sommes en train de repenser complètement le fonctionnement de l’administration pour coller au monde moderne », s’est réjouie la députée.

Sophie Beaudouin-Hubière, et juste derrière, Cendra Motin, deux députées intéressées par la modernisation des services publics. (Ph. Stéphane Monnet)

Comme il est d’usage avec LREM, le programme a commencé par une première phase de diagnostic. Sophie Beaudouin-Hubière y a activement participé, animant plusieurs forums sur le terrain. L’un d’entre eux avait lieu en Haute-Vienne, à Feytiat : il traitait plus particulièrement de l’accessibilité des services publics aux personnes en situation de fragilité. « La définition ne s’applique pas qu’aux situations de handicaps, il peut y avoir des fragilités économiques, des illettrés numériques, des personnes isolées, a précisé Sophie Beaudouin Hubière. Dans nos zones rurales, des personnes vieillissantes, isolées, pas forcément des illettrés numériques, mais dans une situation fragile n’accèdent pas forcément facilement aux services publics. Il y a également le cas des personnes privées de liberté. »

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Un infatigable observateur de la nature

Un infatigable observateur de la nature

Publié le 24/02/2018

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Lecture. Le livre de Jean Fedon, Le rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité, est sa contribution aux débats actuels sur la place des activités humaines et leurs influences sur les écosystèmes.

À Charensannes, commune de Razès, Jean Fedon continue d’observer inlassablement la nature : « L’an dernier, j’entends les jeunes qui remontaient l’allée et qui clamaient qu’ils avaient écrasé une vipère derrière la maison. Cela m’étonnait, je vais voir, c’était une couleuvre... J’étais étonné parce que vous ne trouvez plus de vipères. Autrefois, dans chaque village, il y avait 100 à 120 vipères tuées tous les ans. Maintenant, c’est terminé. Mon fils Thierry, qui est dans les champs tous les jours avec ses ouvriers, cela fait trois ans qu’ils n’en ont pas vu. On a protégé les buses à la fin des années 70 et elles ont prospéré. Les buses adorent les vipères... »

Le rôle de l'Homme dans l'évolution de la biodiversité du Néolithique à nos jours par Jean Fedon.

Jean Fedon aime raconter ce qu’il a vécu, ce qu’il a connu. Lassé d’entendre en réunion des histoires arrangées, des raccourcis sur la biodiversité, il a décidé de compiler ses observations et ses connaissances amassées au fil d’une vie commencée auprès de gens qui avaient travaillé à la construction du viaduc de Rocherolles ! Il était tout jeune, ils étaient très vieux, mais il se souvient comment ils parlaient du loup. Et comment le loup a lui aussi disparu.

Le déclin des écrevisses

Menant en parallèle un inventaire de ces connaissances sur les animaux et les végétaux qu’il a pu observer et le récit de la vie d’autrefois (à partir de 1940), il revient sur l’évolution du monde qui l’entourait et dresse quelques constats, les campagnes ayant profondément évolué dans la période 1940/1960. La myxomatose (l’histoire du docteur Paul-Félix Armand-Delille est savoureuse) a décimé les lapins de garenne. Les populations de putois, qui se nourrissaient de lapins, ont diminué à leur tour. Les routes ont été recouvertes de bitume, et les écrevisses à pattes blanches disparaissaient. En revanche, les renards, les étourneaux, les sangliers, les martres ont conquis de nouveaux espaces. « Pendant toute cette période, contrairement à ce que nous disent les médias, la chimie est peu intervenue dans la modification de la biodiversité animale. Ceux qui ont vécu au quotidien ces vingt années n’ont vu qu’une évolution du milieu dans lequel sont venus s’installer des animaux qui, auparavant, n’y trouvaient pas la tranquillité nécessaire pour s’y alimenter et s’y reproduire. »

Jean Fedon ne minimise pas pour autant la responsabilité des hommes et de leur activité : « Désertion des campagnes, surpopulation des villes, développement des moyens de transport, circulation facilitée des marchandises et des hommes, production de chaleur liée aux conditions de vie, évolution de la science, affolement de la communication et, surtout, augmentation rapide de la population des hommes sur la planète sont les principaux facteurs de l’évolution de la biodiversité. »

Les transports, les échanges, occupent une place importante dans le livre de Jean Fedon. L’Homme a toujours voyagé et emmené avec lui des espèces qui n’étaient pas forcément, au départ, inscrites au voyage. « Tout voyage et il y a de moins en moins de contrôle », constate l’auteur. Dans les cales des navires marchands ont migré par exemple la fourmi d’Argentine (devenue un fléau au Texas), l’escargot achatine, le frelon asiatique... Les termites sont arrivés en France avec les bois d’Afrique...

« J’aurais pu faire le double de pages », s’amuse Jean Fedon dont le but principal est atteint : partager dans son ouvrage sa longue et passionnée observation de la nature. Le Rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité est son odyssée du monde vivant, telle qu’il l’a comprise, telle qu’il l’a vécue.

Si vous voulez connaître l’histoire du robinier, du glucochloral, ou le rôle jadis des enfants dans la chasse au renard, ouvrez le livre de Jean Fedon.

STÉPHANE MONNET

 

« On fonctionne sur un équilibre »

Publié le 23/02/2018

Ruralite > Collectivités >

Finances publiques. Pour la députée de la 3e circonscription, la loi de finances 2018 traduit la volonté de la nouvelle majorité d’allier mesures de droite et de gauche en soutenant à la fois les entreprises et les personnes fragiles.

Marie-Ange Magne, députée LREM de la 3e circonscription de la Haute-Vienne, est membre de la commission des finances. Nous l’avons interrogée sur les trois mesures qui lui paraissaient les plus marquantes dans la loi de finances 2018.

Marie-Ange Magne, députée LREM de la 3e circonscription de la Haute-Vienne.

Taxe d’habitation

« Le dégrèvement de la taxe d’habitation est l’une des mesures phares du programme d’Emmanuel Macron. C’était une mesure de justice. Contrairement à ce qui a été dit par beaucoup d’élus, ça ne remet pas en cause l’autonomie des collectivités puisque ce sera compensé par l’État à l’euro près […]. Le but n’était pas de centraliser le pouvoir […]. Pour ce qui est des dotations (ndlr : dotations globales de fonctionnement), elles seront maintenues en 2018, ce qui n’était pas arrivé depuis des années. Il y a une volonté d’accompagner les collectivités et de maintenir leur rôle. Une contractualisation est en cours avec les 300 plus grosses collectivités – en Haute-Vienne, ça implique l’agglo, le département et la ville de Limoges – pour réduire les dépenses de fonctionnement. Le but est d’augmenter les investissements des collectivités pour faire fonctionner un maximum d’entreprises locales et développer des projets. J’ai rencontré un certain nombre de maires de petites communes sur le nord du département qui étaient inquiets de cette « baisse de dotation ». Il n’y a aucune baisse de dotation et le dégrèvement de la taxe d’habitation ne sera pas ressenti par la collectivité. […] L’objectif est de redonner du pouvoir d’achat. La taxe d’habitation est compensée par la contractualisation avec les 300 plus grosses collectivités. C’est la baisse de leur (budget de) fonctionnement qui va permettre de compenser la taxe d’habitation. Après, la question se posera pour les 20 % de contribuables restants (ndlr : ceux dont les revenus sont les plus élevés et qui ne bénéficieront pas du dégrèvement à partir de 2018). C’est en cours de réflexion. […] Pour les contribuables concernés, c’est un dégrèvement par tiers sur trois ans. Ce qui veut dire que cette année, 80 % des Français paieront un tiers en moins de taxe d’habitation, un tiers en moins l’année prochaine et le dernier tiers la troisième année. »

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Frédéric Bordes quitte Axione

Frédéric Bordes quitte Axione

Publié le 22/02/2018

Ruralite > Numérique >

Portrait. Le directeur d’Axione Limousin s’est battu pour le numérique et pour un territoire.

Après 13 années passées dans les réseaux numériques du Limousin, Frédéric Bordes quitte Axione mais reste plus que jamais attaché à notre région. (Ph. Stéphane Monnet)

Au 1er mars, Frédéric Bordes ne sera plus le tonitruant directeur d’Axione Limousin. Il part sans regret, déclarant simplement : « À un moment, il faut savoir reprendre sa liberté et se remettre en danger. »

Peu connu du grand public, Frédéric Bordes a beaucoup œuvré en Limousin pour le numérique. Il garde avec lui une photo prise le 12 mai 2005, un fax posé par terre dans un local à Ester. Axione vient de se voir confier par le syndicat mixte Dorsal la construction du réseau fibre première génération du Limousin. « Nous avons vécu deux années de folie, se souvient-il. Deux ans pour déployer 1 200 kilomètres de fibre, finalement 1 500. Nous avions plus de 600  personnes sur le terrain... »

Aujourd’hui, plus de 100 000 habitants du Limousin utilisent, souvent sans le savoir, cette infrastructure. « Nous sommes le bras armé des collectivités localesaime à rappeler Frédéric Bordes. C’est normal qu’on soit dans l’ombre; ceux qui commercialisent les offres, auprès des entreprises mais aussi auprès des particuliers, ce sont les opérateurs, les FAI. L’usager lambda, il s’en moque du réseau. Mais si on le coupait, je peux vous dire qu’on viendrait vite nous chercher ! »

Si l’aventure du numérique limousin se termine pour Frédéric Bordes, pour Axione Limousin, elle continue. Dans le déploiement du Ftth, l’entreprise a obtenu plusieurs lots de marchés de travaux et cette deuxième vague de déploiement va s’appuyer sur le réseau de 2005 : le réseau d’initiative publique n°1, couramment appelé le Rip1. Chez Axione, les études pour construire le Rip2 ont commencé.

Dans tous les villages

« Cette fois, on va aller dans tous les foyers, toutes les maisons. On va passer dans tous les villages, détaille-t-il avec enthousiasme comme s’il allait être de cet immense chantier, avant de confier qu’avant de partir il s’était donné plusieurs objectifs : « Asseoir le Rip1, développer la direction régionale à Limoges et développer de l’activité en Limousin. »

Lors de la fusion avec l’Aquitaine et le Poitou-Charentes, il a bataillé pour que le cœur d’Axione Limousin reste à Limoges. Que des implantations existent en Creuse et en Corrèze.

« Axione, c’est aujourd’hui une très belle boîte et une boite qui recrute, conclut-il. On était loin de s’imaginer quand on était par terre à cinq dans ces locaux qu’on allait faire ce qu’on a fait. Qu’on allait résister dans ce paysage concurrentiel. Alors pour ceux qui ont envie de connaître une aventure dans les télécoms, rentrer maintenant chez Axione c’est de belles opportunités et de belles perspectives. »

STÉPHANE MONNET

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Limoges

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Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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