L'interdiction du glyphosate remettrait en cause les méthodes de l’agriculture de conservation

Publié le 28/09/2017

Agriculture > Cultures >

De la cohérence

"La FDSEA de la Haute-Vienne a toujours défendu l’idée de trouver un équilibre entre l’économie, le social et l’environnement. Depuis de longues années des groupes d’agriculteurs réfléchissent et innovent pour travailler les sols tout en les préservant pour avoir une agriculture durable. La recherche d’autonomie alimentaire pour les exploitations de polyculture-élevage passe le plus souvent par des techniques culturales simplifiées prônées par l’agroécologie qui sont bénéfiques à la biodiversité, à la vie des sols et au stockage du carbone. Ces pratiques font qu’aujourd’hui le département à des IFT (indice de fréquence de traitement) sur les cultures bien inférieurs à la moyenne nationale. Le glyphosate est l’un des outils qui permet la réalisation de ces pratiques.

On peut comprendre le retrait de certaines molécules qui présentent des risques avérés pour la santé.

Mais on a du mal à comprendre que les avis des agences sanitaires européenne et française ne soient pas pris en compte pour décider ou non de la prolongation de l’homologation du glyphosate. Peut-être simplement car ils montrent que cette molécule est non cancérigène et que, dans le respect des bonnes pratiques, son utilisation est sans risque pour la santé.

On ne comprend pas pourquoi, en mars 2015, le CIRC (centre international de recherche sur le cancer) n’a pas tenu compte des résultats d’une étude américaine – qui a porté sur 89 000 agriculteurs américains et qui a conclu à une faible dangerosité de la molécule – avant de classer la molécule de glyphosate « probablement cancérigène ».

Le glyphosate a été commercialisé pour la première fois en France en 1974. Avant de l’interdire purement et simplement, on pourrait laisser un délai raisonnable afin que les différentes agences sanitaires se mettent en relation et donnent un avis commun sur le glyphosate. Et pour que la recherche de solutions de substitution soit éventuellement mise en place, surtout au moment où l’accord UE/Canada rentre provisoirement en vigueur et permet ainsi à 46 substances interdites en France d’entrer sur le territoire.

La gestion réglementaire de notre agriculture mérite plus de cohérence."

Par Joseph Mousset, membre du bureau de la FDSEA 87

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ÉGalim : Les députés expérimentent en commission le mépris des géants de l'aval

Publié le 22/09/2017

Agriculture >

ÉGalim. Les députés présents aux auditions de la commission des affaires économiques sont ressortis étourdis par les prestations des géants de la distribution et de l’alimentaire, Leclerc et Bigard en tête.

Les députés de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale ont tenu pendant trois jours des auditions dans le cadre des états généraux de l’alimentation et de l’agriculture (ÉGalim). Au centre de leur questionnement : comment répartir mieux la valeur des produits alimentaires.

Les industriels présents et les représentants des distributeurs, entendus tour à tour, se sont renvoyés la balle plus ou moins courtoisement. Quand ils ont répondu aux questions.

Michel Nalet, directeur de la communication et des relations extérieures de Lactalis, avait prévenu qu’il ne comptait pas « éluder les question, en tout cas, pas complètement ». Quand Richard Ramos, député Modem du Loiret, lui demande si Lactalis publie ses comptes, comme la loi l’y oblige, il esquive, expliquant sa fierté de savoir que son « groupe paie ses impôts en France » avant d’ajouter qu’il ne voit pas « en quoi la connaissance détaillée de comptes consolidés du groupe ou des marges du groupe permettrait une discussion plus sereine sur le prix du lait. Le prix du lait ne se décrète pas en fonction de la prodigalité de nos affaires ». Il parachève sa sortie en rappelant que Lactalis emploie 15 000 collaborateurs en France. Une forme de chantage à peine déguisée qui sera reprise par Bigard, Leclerc...

Maxence Bigard a remplacé Jean-Paul Bigard, qui s'est désisté la veille de son audition.

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Les Maisons de services au public ouvrent leurs portes

Publié le 15/09/2017

Ruralite >

Les Maisons de services au public (ou MSAP) ont été créées par la loi NOTRe afin d'apporter un accompagnement aux personnes qui souhaitent se connecter à certains services publics en ligne.

Dix MSAP existent aujourd'hui en Haute-Vienne. Pour mieux se faire connaître et pour mieux mettre en avant les services d'accompagnement qu'elles porposent, des porets ouvertes sont organisées du 18 au 23 septembre.

Une réunion de présnetation a été faite à Saint-Germain-les-Belles ce vendredi.

Les élus et els responsables de La Poste à Saint-Germain-les-Bellesh

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Encore un rapport super(fétatoire)

Publié le 04/08/2017

Ruralite > Transports >

Infrastructures. Le sénateur Michel Delebarre a remis à la ministre chargée des Transports un rapport de 56 pages pour dire que le barreau LGV Poitiers-Limoges était définitivement enterré mais que le TER ferait l’affaire.

En pleine torpeur estivale, Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, a rendu public le rapport de Michel Delebarre sur « l’accessibilité du Limousin et des territoires limitrophes ». Le document de 56 pages (comprenant de nombreuses redites) avait été commandé par Manuel Valls, alors Premier ministre, en décembre 2016. Depuis l’annulation de la DUP de la LGV Limoges-Poitiers par le Conseil d’État en avril 2016, le gouvernement avait pris soin de ne pas enterrer définitivement ce projet avant les échéances électorales.

Lors de la rencontre entre Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental de la Haute-Vienne, et Michel Delebarre, sénateur du Nord, « on avait reparlé de l’annulation de la DUP et on pressentait bien que c’était la fin de la LGV » raconte Stéphane Delautrette, vice-président du Conseil départemental en charge des routes et des déplacements.

Malgré les travaux réalisés sur la ligne TER Limoges-Poitiers, son état reste vétuste.

Le non-raccordement de Limoges au réseau ferré à très grande vitesse étant acté, le sénateur développe dans son rapport une idée de remplacement des plus fantaisistes : « L’hypothèse retenue est celle de la modernisation de la ligne existante entre Poitiers et Limoges afin de faire circuler sur cette voie non seulement des TER plus rapides mais également des rames TGV. Ces dernières devraient être, à terme, à même de relier les deux anciennes capitales régionales dans un temps plus ou moins proche d’une heure, selon que des aménagements plus ou moins lourds sont apportés à la ligne classique. »

À aucun moment le document n’indique comment la ligne TER Limoges-Poitiers, souvent montrée du doigt pour sa vétusté, pourrait devenir une ligne capable de recevoir des rames TGV roulant assez vite pour faire en une heure un trajet que les TER parcourent actuellement en 1 h 45.

Le TER pour du TGV

Selon Gérard Vandenbroucke, président de Limoges Métropole, les études faites sur cette ligne non électrifiée pour la mettre seulement au niveau d’une bonne circulation des TER (qui sur certaines sections sont limités à 40 km/h) avaient estimé, il y a presque dix ans maintenant, que la facture dépasserait les 800 millions d’euros. Quel serait le coût pour y faire rouler des trains à grande vitesse ? Il semble improbable qu’il soit de beaucoup inférieur au 1,65 milliard d’euros estimé en 2012 sur la LGV Poitiers-Limoges.

Étrangement, cette incongruité n’a pas été relevée par le ministère des Transports, la ministre ayant tenu à saluer « la grande qualité de cette mission conduite par Michel Delebarre, dont les travaux s’inscrivent pleinement dans la démarche annoncée par le gouvernement d’apporter une réponse adaptée aux besoins de mobilité des Français en favorisant notamment la modernisation des réseaux existants ».

Réponses en 2018

Tout devrait maintenant se jouer lors des Assises de la mobilité, « qui doivent permettre d’identifier les besoins et attentes prioritaires des Français en matière de mobilité et de faire émerger de nouvelles solutions, en écoutant largement les usagers, les collectivités, les opérateurs, les acteurs économiques et les ONG, avec une attention particulière aux transports de la vie quotidienne et aux zones rurales et périurbaines ».

Ces Assises de la mobilité doivent déboucher en 2018 sur une loi d’orientation des mobilités qui définira les priorités françaises en matière d’infrastructures à travers une programmation des investissements.

En 2016,  d’après la SNCF, près de 9 millions d’euros ont été mobilisés sur le POLT.

Élisabeth Borne a indiqué que « le Limousin et ses territoires limitrophes soulèvent des enjeux majeurs de désenclavement. Ma priorité est d’y apporter les réponses les plus pertinentes pour améliorer concrètement et rapidement la desserte de ce territoire. Les conclusions du rapport Delebarre constituent à ce titre des pistes importantes qui vont guider nos réflexions et nos travaux, notamment dans le cadre des Assises de la mobilité et de la loi de programmation des investissements ».

Les élus locaux se rangent donc en ordre de bataille. Gérard Vandenbroucke estime que pour peser il faudra « prendre des initiatives et que le maire de Limoges, le président du Conseil départemental, les consulaires, moi-même, nous mettions notre ego dans notre poche afin d’avancer collectivement ». Une position partagée par le maire de Limoges, Émile-Roger Lombertie, qui souhaite que les élus locaux affichent un front commun pour défendre à Paris « Limoges et tous les territoires ruraux alentour » et obtenir des engagements fermes et des échéances précises.

Le député Jean-Baptiste Djebbari a déjà fait connaître les dossiers qu’il entend porter et estime qu’il faut miser sur le POLT en faisant rouler dessus d’anciens TGV en attendant les nouvelles rames prévues à l’horizon 2020-2022.

Sur la RN 147, il trouve légitime de se poser « la question de l’opportunité d’un axe autoroutier entre Limoges et Poitiers », autoroute qui serait construite par un privé en échange d’une concession.

Stéphane Monnet

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Tempête sur le budget de la Pac

Publié le 03/08/2017

Agriculture > PAC >

La fin juillet est toujours un moment de crispation pour les syndicats agricoles. En effet, le ministère de l’Agriculture doit notifier à la Commission européenne, avant le 1er août, les conditions d’application de la Pac pour l’année suivante. Certains critères sont modifiables comme le pourcentage accordé à l’enveloppe du paiement redistributif ou le volume de crédits transféré du premier pilier vers le deuxième.

Le ministre Stéphane Travert a trouvé des impasses sur les financements 2019 et 2020 du deuxième pilier laissées par son prédécesseur Stéphane Le Foll. Les besoins supplémentaires ne sont pas négligeables; selon certaines sources, on arrive à totaliser des besoins qui dépassent le milliard d’euros sans tenir compte de la réaffectation de certaines enveloppes sous-utilisées.

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

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Jeunes bovins

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