Chronique ovine : Seules les brebis de réforme maigres sont engraissées

Publié le 03/12/2015

Agriculture > Ovins >

Quatre conditions sont nécessaires afin de dégager une marge (prix de vente auquel sont soustraits les charges d’alimentation et le prix de la brebis estimé en début d’engraissement) de l’ordre de 40 e en engraissant des brebis de réforme. Si l’une d’elles n’est pas remplie, cette pratique ne présente pas d’intérêt.

Les brebis en bonne santé et présentant une note d’état corporel inférieure ou égale à 2 peuvent être engraissées.

La première est la note d’état corporel des brebis en début d’engraissement. Et ce sont les brebis maigres en début d’engraissement qui génèrent la meilleure marge. Elle s’établit à 42 e par brebis présentant un état corporel strictement inférieur à 2 (sur une échelle de 0 à 5, de très maigre à très grasse) contre 7 e pour les brebis en état corporel moyen en début d’engraissement, tous régimes alimentaires confondus. Seules les brebis maigres doivent donc être engraissées (à condition toutefois d’être en bonne santé), les brebis présentant un état corporel moyen étant commercialisées en l’état.

La seconde condition est de n’engraisser que les brebis qui ont suffisamment de potentiel. Afin de ne pas induire des charges d’alimentation trop importantes, une commercialisation 4 mois maximum après le début d’engraissement est alors conseillée, quel que soit l’état de finition de la brebis.

Une ration à 20 centimes d’euro

D’autre part, parmi les modes d’alimentation possibles, seules les rations de moins de 20 centimes d’euro par brebis et par jour sont à retenir. Un engraissement à l’herbe reste le moins onéreux mais, au pâturage, il faut compter six brebis engraissées par hectare au printemps. Si le chargement est déjà élevé pour le reste du troupeau, cette solution n’est pas retenue. Compte tenu des quantités de concentré importantes à apporter, les rations à base de paille sont à exclure. De même, les modes d’alimentation à volonté en concentré, comme cela se pratique pour les agneaux, conduisent à des aberrations économiques.

Enfin, l’engraissement des brebis de réforme n’est pas prioritaire sur l’exploitation et cette technique ne se justifie que si les stocks sont supérieurs aux besoins des brebis qui produisent des agneaux car ce sont ces dernières qui assurent le revenu de l’exploitation.

Pour calculer l’intérêt économique de la finition de vos brebis de réforme, une feuille de calcul « outil de simulation de l’intérêt économique de l’engraissement des brebis de réforme » est disponible sur www.idele.fr et www.inn-ovin.fr.

Ces références sont issues de 24 essais réalisés par l’Institut de l’Elevage avec un financement de FranceAgriMer.

Laurence Sagot, Institut de l’élevage/Ciirpo.

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Rencontre technique carbone : des outils pour produire bien et mieux

Publié le 30/11/2015

Agriculture >

Lundi 23 novembre, une semaine avant la Cop 21 qui devrait réunir 147 chefs d’État et de gouvernement à Paris pour aborder la question du réchauffement climatique, la Chambre régionale du Limousin (Cral) organisait un colloque autour de la gestion du carbone et des émissions de gaz à effet de serre (GES) afin d’identifier les leviers existant en agriculture.

Depuis 4 ans, la Cral travaille avec le Conseil régional du Limousin et l’Ademe sur la question de la transition énergétique et l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) en agriculture. Claude Trémouille, vice-président de la Région en charge du dossier agricole, a profité de l’ouverture des débats pour réaffirmer l’attachement de la Région Limousin à la question de la gestion de l’énergie qui se traduit par l’élaboration du SRCAE (Schéma régional climat air énergie). « En Limousin, beaucoup de politiques ont vu le jour grâce à des discussions nombreuses entre la Région et la profession. Un excellent travail est mis en place mais il reste encore beaucoup à faire », conclut-il. Anabelle Gallitre, en charge du dossier énergie biomasse carbone pour les trois Chambres d’agriculture du Limousin, expose brièvement les points explorés depuis le début de ce programme. « Des actions ont été menées sur les économies de carburant, sur la diffusion de chaudières collectives et sur la méthanisation, le tout accompagné de nombreuses actions de communication. »

J.-B. Dollé (Institut de l’élevage) au micro avec à sa gauche T. Cornelissen (Cral), A. Gallitre (Cral) et J. Mousset (Ademe).

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Le drive fermier a un an : une implantation qui doit s’affirmer

Publié le 30/11/2015

Agriculture >

Le drive fermier de Limoges fête son premier anniversaire. Inauguré l’an dernier lors des portes ouvertes de la Maison de la Santé animale, il profite à nouveau de cette manifestation pour proposer des animations à ses clients et clients potentiels pendant les deux jours. Le premier anniversaire est un moment privilégié pour inviter les clients et les partenaires.

Stéphanie Allonneau, conseillère spécialisée promotion agritourisme et circuits courts CDA 87, Jean-Pierre Pastier, vice-président SAS Eat Lim, Nicolas Jaubert, responsable SAS Eat Lim, et Agatha Duqueyroix , conseillère marketing et communication.

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Lutter contre le campagnol terrestre en dix leçons

Publié le 24/11/2015

Agriculture >

Les dégâts causés par le rat taupier sont de plus en plus nombreux en Limousin tant dans les prairies que dans les vergers. Une journée dédiée à la lutte contre ce rongeur était organisée jeudi 12 novembre à Arnac-Pompadour par les Chambres d’agriculture et le réseau Dephy dans le cadre du programme Écophyto.

Au verger, différentes techniques pour favoriser l’habitat de prédateurs naturels du rat taupier ont été présentées (palox et branches favorisent l’habitat de petits mustélidés). Crédit photos : Chambre régionale d’agriculture du Limousin.

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Régionales 2015 : Alain Rousset « Je veux recréer une Datar »

Publié le 24/11/2015

Ruralite > Collectivités >

Les élus des pays des Régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes étaient invités à échanger avec les têtes de liste PS-PRG lors d’une rencontre organisée à Eymoutiers sur la thématique : « Quelle relation demain entre la grande Région et les territoires ? ». Alain Rousset y a fait part de sa vision du rôle du politique dans le futur espace régional dont la taille et l’hétérogénéité vont poser avec insistance la question de l’aménagement du territoire.

Alain Rousset, candidat à la présidence de la future grande région Aquitaine - Limousin -Poitou-Charentes

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Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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