Assemblée générale du GLBV : Organiser l’aval et se baser sur la qualité pour conserver des parts de marché

Assemblée générale du GLBV : Organiser l’aval et se baser sur la qualité pour conserver des parts de marché

Publié le 05/07/2015

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« On est en phase de croissance externe, souligne Jean-Pierre Bonnet, le président du GLBV. On a donc besoin d’avoir des fonds mais on a quand même redistribué plus de 300 000 euros aux adhérents sur la dernière campagne sous forme de complément de prix et de services rendus aux éleveurs. »

G. Lecourt est en cours d’intervention à la tribune. Assis de g. à dr., il y a J.-M. Delage, J.-P. Bonnet, C. Leyssenne et A. Passerieux.

L’année 2014, bien que dotée d’une bonne activité pour la coopérative et ses filiales Sobevil et Sofrelim (voir encadré), a été « difficile car il a fallu digérer toutes les évolutions entreprises tout au long de l’année avec la part d’inconnu et de risques que cela comportait », indique Gilles Lecourt, le directeur. Plutôt satisfait puisqu’il considère que « les greffes ont bien pris, l’activité et les résultats sont là », il avoue ne pas être aussi optimiste pour 2015. En effet, « la baisse de la consommation se prolonge et la reprise de la de la production avec un marché peu dynamique sur les pays tiers ne peut représenter un facteur de soutien des cours », dit-il.

Continuer de s’adapter

En 2015, les efforts seront poursuivis par la coopérative pour améliorer encore et toujours les performances de l’aval pour mieux valoriser les productions, aider les éleveurs adhérents à améliorer sans cesse leur résultats et réduire les coûts de fonctionnements des différentes entités qui forment le groupe dans différents domaines d’activité (voir encadré ci-dessous).

Afin de gagner en puissance, le GLBV a décidé de répondre favorablement à la demande de fusion formulée par le Lec (Les éleveurs corréziens). « C’est logique que les deux structures finissent par se rapprocher », note Jean-Pierre Bonnet. Et puis « à deux, on est plus forts », ajoute-t-il.

Cette fusion, qui devrait être réalisée avant la fin de l’année 2015, « va dans le bon sens et il y aura peut-être d’autres possibilités, remarque Gilles Lecourt. Ainsi, au niveau de Sofrelim, nous avons eu des entretiens avec d’autres structures de production. Au niveau de l’aval, des possibilités de développement sont actuellement à l’étude », précise-t-il avant de donner rendez-vous à son auditoire lors de la prochaine assemblée générale…

Ces choix de regroupement et de restructuration afin d’optimiser le fonctionnement des outils de l’aval en restant près des producteurs sont encore du ressort des responsables du groupe. Par contre, d’autres points liés au marché leur échappent. Ainsi, ils restent impuissants devant l’érosion de la demande avec une baisse continue de la consommation de viande rouge par habitant qui tend à s’accentuer… 
Face à cela, selon Gilles Lecourt, « nous disposons de deux bouées de sauvetage ». La première résiderait dans les aides Pac attachées à la production et au territoire. La seconde reposerait sur les filières qualité, principalement le label rouge. « En effet, alors qu’en 2014 la consommation de bœuf a baissé en France de 3 %, et celle du veau de 5,3 %, la vente en bœuf label rouge a augmenté de 2 % et celle du label junior de 8,4 %. Seul le veau label rouge limousin a reculé de 4,2 % en liaison avec une baisse de la production », observe le directeur. Avec une tendance plutôt positive, il est important de tout mettre en place pour ne pas brouiller les messages devant les consommateurs, ajoute-t-il.

D’autre part, les marchés à l’export et les cours mondiaux ne sont pas les seuls à impacter les cours de la viande bovine. La grande distribution joue sur ce point un rôle très important. « Les regroupements des centrales ne font que s’amplifier ; elles ne sont plus que quatre en France, avec un seul objectif : être moins cher que son voisin ! Qu’on le veuille ou non, ce sont elles qui fixent les prix et le blocage le plus efficace ne se situe peut-être pas au niveau des abattoirs… », conclut-il.

Quid de la table ronde ?

Suite à la table ronde du 17 juin au cours de laquelle quelques dispositions ont été prises par les acteurs de la filière, Jean-Pierre Bonnet acquiesce quant aux 5 centimes d’augmentation au kilo par semaine mais s’interroge quant aux modalités de mise en œuvre du dispositif. Christophe Leyssenne, chef de service Économie agricole de la DDT, précise alors que les cours qui serviront de bases de référence seront pris au niveau des abatteurs. « Il existe un engagement ; c’est un signal fort », remarque-t-il. Ce qui est important. Il évoque aussi le doublement de l’enveloppe destinée à la prise en charge des cotisations MSA qui sera « orientée vers les éleveurs les plus en difficulté ». Il indique également la mise en place d’un fonds d’allègement des charges. Et il conclut en annonçant que « Stéphane Le Foll a demandé davantage de transparence sur la fixation du prix de la carcasse. Un travail sera donc à mener sur ce sujet ».

N. P.


L’activité en quelques chiffres

En 2014, le GLBV comptait 446 adhérents avec un potentiel de production de 31 259 vaches allaitantes et 917 vaches laitières. La coopérative a collecté 25 663 bovins, (+ 4,75 % par rapport à 2013), donnée qui s’élève à 39 038 bovins quand on ajoute les animaux apportés par Sobevil « 87 » qui travaille avec des éleveurs non adhérents. Tous ces animaux ont été ensuite commercialisés par Sofrelim.

Le chiffre d’affaires total est en hausse de 2,83 % par rapport à 2013, ce qui est lié à l’augmentation de l’activité et non à une revalorisation des cours.

Le GLBV a traité 631 nourrissons et Sobevil « 87 » 1 365, soit un total de1 996 bêtes. Cette production recule de 20 % suite à l’arrêt de l’activité veaux de boucherie. Le GLBV a collecté 5 476 broutards mâles et femelles et Sobevil « 87 » 6 840, soit un total de 12 350. « La moyenne des prix observés en 2013 baisse de 1,8 % pour les broutards (compensée par la hausse du poids à la vente de 12 kg) et augmente de 4,35 % pour les broutardes, mais cache des disparités importantes », note Alain Passerieux, directeur de la branche OP. Aujourd’hui, « les mises en place chez nos engraisseurs représentent 15 % des broutards commercialisés par Sofrelim, ceci dans le cadre de la politique finition développée par le GLBV en partenariat avec l’opération Engraisser demain », souligne-t-il. Le GLBV a collecté 18 167 bovins finis (+ 1,34 %) dont 7 810 jeunes bovins mâles (8 722 avec les apports de Sobevil « 87 »), 5 080 génisses de boucherie (5 800 avec les apports de Sobevil « 87 »), 4 734,5 gros bovins (6 585 avec le concours de Sobevil « 87 ») et 182 veaux sous la mère et veaux de boucherie (281 avec les apports de Sobevil « 87 »).

L’organisation du secteur vif

En 2013, pour renforcer le potentiel commercial de Sofrelim dans le secteur du bovin maigre, une nouvelle société d’exportation de bovins limousins et de blonds d’Aquitaine a été créée : Parma-Sofrelim. Sofrelim détient 25 % de son capital aux côtés de Capel-Bovidoc (25 %) et de Parma-France (50 %). L’union de coopératives Sofrelim et la SAS Parma-Sofrelim ne font pas partie du périmètre de consolidation du GLBV.

La SAS Parma-Sofrelim réalise toutes les ventes à destination de l’export. Pour les nourrissons et les reproducteurs, Sofrelim dispose de circuits directs sur le marché intérieur et à l’export. Plus de 50 % des bovins finis mis en marché par Sofrelim sont commercialisés par VLF et VLSobevia.

Les deux filiales viande

La SAS VLSobevia est issue du regroupement de VLS, Sobevia et Covial-Limousin qui a été effectif courant 2014. L’activité se répartit sur les sites d’abattage de Limoges, Bessines, Bergerac et Lubersac. En 2014, 7 500 tonnes y ont été traitées. Depuis fin 2014, une réorganisation progressive est engagée. L’équipe commerciale a été renforcée. Le site de Limoges devient le centre principal pour l’abattage, la découpe, la commercialisation et l’administration de la société. Bergerac assure le lien vers le sud de la zone de distribution. L’acquisition du fonds de commerce Cognac-Viandes en Charentes est en cours ; cela permettra de regrouper les activités développées jusque-là par Coulaud-Penaud à Saintes. Depuis 2014, la SAS VLSobevia a pris 34 % du capital social de Coulaud-Penaud. Ensuite, une société de transport et de logistique a été créée entre Couloud-Penaud (51 %) et VLSobevia (49 %) pour limiter les coûts (rationalisation des tournées). Enfin, la société holding de Franck Deblois est entrée au capital de la SAS VLSobevia à hauteur de 5 %.

Du côté de VLF (détenue à 50-50 par le GLBV et la Sicarev), l’activité se consolide avec un résultat en progression. VLF affiche une position de leader national en limousin junior avec 29 % de parts de marché en 2014.

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Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

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s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

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