Augmenter le pouvoir fertilisant des effluents en étant agroécologiquement responsable

Augmenter le pouvoir fertilisant des effluents en étant agroécologiquement responsable

Publié le 14/06/2014

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Catherine et Jean Lavergne sont installés en EARL sur une surface de 115 ha à Sainte-Anne-Saint-Priest. Ils conduisent un troupeau de 80 vaches allaitantes. Les femelles sont engraissées en ration sèche depuis 2003 ; les mâles sont vendus en broutards. Quelques animaux partent pour la reproduction ; une activité de vente directe de viande est développée à la ferme. La SAU de 115 ha est consacrée pour 106,5 ha aux prairies, 5 ha à la culture de triticale, 3 ha à celle d’orge et 0,5 ha à des pommiers.

Jean Lavergne (à gauche) est avec Gérard Lamardelle, président du Syded*, Damien Beaugerie, membre de la Chambre d’agriculture, et Thierry Muzette, maire de Sainte-Anne-Saint-Priest.

Les déchets verts très vite utilisés

Il y a bien 10 ans que les Lavergne ont choisi de travailler avec les déchets verts. Ils se sont d’abord lancés dans la pratique du cocompostage en mélangeant des déchets verts aux fumiers de l’exploitation. Le but était d’améliorer la valorisation agronomique des effluents. Il a été atteint puisque les achats d’engrais ont été réduits. Plus tard, ils ont intégré le programme Innov’action. « Cette démarche est innovante car elle veut allier logique de service au territoire et amélioration des performances techniques et économiques de l’exploitation », remarque Jean Lavergne. « Nous mettons en place depuis peu le paillage des animaux avec des déchets verts. C’est une nouvelle utilisation qui engendre des économies de paille et améliore notre autonomie », ajoute-t-il.

Le fort pouvoir absorbant de ce produit conduit à les utiliser autour des abreuvoirs, des cornadis ou des râteliers pour stabiliser. Les animaux restent propres et ils ne s’enfoncent plus.

Super absorbants

Ce procédé est intéressant à plusieurs titres. Avant tout, il faut être attentif au stockage des déchets verts qui seront utilisés en litière en période hivernale. Une première couche de 35 cm de matière végétale est apportée ; l’entretien est ensuite réalisé selon l’appréciation des éleveurs, une fois par semaine ou une fois par mois... Un ajout de 10 à 15 cm est alors effectué.

« Les bovins apprécient ce type de litière. Ils ne sont pas sales car les déchets verts absorbent bien les jus. Et puis, dès que l’ensemble commence à être défibré, le mélange chauffe légèrement et les animaux aiment bien », explique Patrick Dufour, de la Cuma de l’Or noir.

D’autre part, la présence d’éléments grossiers (bouts de branches) assure au mélange une structure solide qui n’existerait pas si les déchets verts ne comprenaient que de la pelouse et des feuilles. Mais la présence de ces éléments limite l’utilisation de ce type de litière. Elle ne doit pas être destinée aux animaux fragiles comme les vaches sur le point de vêler par exemple.

Un produit qui n’acidifie pas le sol

Chez les Lavergne, la stabulation destinée aux vaches et le bâtiment voué à l’engraissement sont « paillés » avec ces déchets verts. Lorsque le curage a lieu, le produit est disposé grâce à un épandeur sur le tas de compost (les Lavergne compostent tous les effluents). La Cuma de l’Or noir est ensuite contactée pour retourner l’andain. Généralement, le cocompostage dure 3 mois et compte deux retournements.

Au final, Jean Lavergne n’utilise son compost que sur les prairies temporaires à raison de 11 à 12 tonnes par hectare.

Il avoue réaliser de grosses économies sur un système peu gourmand en engrais. Il ajoute : « L’utilisation de déchets verts n’acidifie pas le sol. Avant, j’apportais environ 3 tonnes de marne ou de dolomie tous les 3 ans pour améliorer le pH. Depuis environ 10 ans, j’utilise des déchets verts en cocompostage et le pH est aux alentours de 6,9. Bilan : tout pousse, même la luzerne ! »

N. P.

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Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

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Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

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Ovins

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