Un chantier qui mise sur le collectif

Un chantier qui mise sur le collectif

Publié le 14/05/2020

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Les chantiers d'ensilage nécessitent des équipements coûteux et de nombreux coups de main pour être faits dans de bonnes conditions. Les agriculteurs sont nombreux à travailler en Cuma pour réaliser ce type de travail.

(Vidéo : chantier d'ensilage d'herbe entre Saint-Hilaire-Bonneval et Saint-Genest-sur-Roselle)

La saison des ensilages d'herbe est en cours. Nicolas Rouvelaud, président de la Cuma d'Ambazac, pose le décor. " La Cuma dispose d'un groupe de fauche (une faucheuse attelée à l'avant du tracteur et une autre derrière) et une faucheuse traînée. On vient d'acheter un tracteur, on a deux bennes et une ensileuse. " Si vingt-sept exploitants ont des parts sur l'ensileuse, ils n'adhèrent pas forcément sur les outils de fauche, sur le tracteur ou sur les bennes, c'est variable.

Le nœud du problème ici est bien l'ensileuse, qu'il faut donc dispatcher entre adhérents à la demande et en fonction des possibilités. " Le responsable de l'ensileuse est Dominique Bigas. Les gens l'appellent et il organise les tours ", poursuit Nicolas Rouvelaud.

Sur cette Cuma, " au total, les chantiers d'ensilage représentent une quinzaine de jours et ils s'étalent de la fin avril à début juin ", ajoute-t-il.

L'ensilage d'herbe est riche en protéines

Pour bien illustrer ce type de chantier, il accepte de parler de son cas particulier. " Je suis en Gaec avec mon père. Nous avons une SAU de 200 ha et un troupeau de 170 vaches limousines conduites en système naisseur-engraisseur. Les mâles sont engraissés en taurillons de 400 à 450 kg et les génisses en génisses lourdes de plus ou moins 28 mois. Chaque année, nous réformons de 30 à 40 vaches vendues pour la boucherie. L'ensilage d'herbe représente une part importante de la ration. Il est principalement distribué aux vaches ; les génisses en reçoivent en début d'engraissement. On est en train de tester sur génisses une ration à base d'ensilage d'herbe et de céréales afin de diminuer les achats en concentré. On compte sur le taux de protéines de cette herbe jeune et on est passé ainsi de 2,5 kg de concentré par génisse et par jour à 1,5 kg ", indique-t-il.

Environ 60 ha destinés à l'ensilage

Chaque année, le Gaec Rouvelaud fait son ensilage d'herbe sur environ 60 ha. " Pour faire le chantier, on adhère à toute la chaîne qui existe au sein de la Cuma, les faucheuses, les bennes et l'ensileuse. On est obligés de demander de l'aide à des collègues agriculteurs qui viennent avec leur tracteur ; le chantier en mobilise environ huit : il faut mener 6 à 7 bennes et un tracteur est affecté au silo pour tasser ", ajoute-t-il. L'ensileuse est menée par le chauffeur de la Cuma, également salarié d'un groupement d'employeurs qui regroupe quatre exploitations.

Stade de l'herbe et météo sont déterminants

Au 5 mai, le Gaec Rouvelaud était à peu près dans les temps. " On a ensilé fin avril une culture implantée en couvert hivernal sur une quinzaine d'hectares pour y implanter un maïs derrière. La parcelle est libre mais le semis n'a pas encore été réalisé puisqu'il a beaucoup plu juste après l'ensilage. On s'apprête à ensiler une petite cinquantaine d'hectares supplémentaires. On sèmera le maïs derrière, tout en même temps, sur environ 30 ha ", indique Nicolas Rouvelaud.

La décision de démarrer les ensilages est liée au stade de l'herbe, qui est décisif. " Pour le ray-grass, on doit intervenir à début épiaison, pour le trèfle quand il commence à fleurir et pour le dactyle, le stade début épiaison est bien aussi ", note Nicolas Rouvelaud. En plus de ce stade, la météo est également déterminante. " Cette année, il a plu la mauvaise semaine, même si la pluie était nécessaire. On est tributaire du temps, on jongle avec la météo qui fait 50 % du travail, et nous les 50 % restants... ", remarque-t-il.

Aujourd’hui, les stades sont atteints et " le volume est là. On espère qu'on va pouvoir faucher, que la météo sera au rendez-vous pour avoir un bon préfanage. Là, on va faucher et ensiler deux jours après ", note-t-il. Avec le groupe de fauche, les chantiers avancent plus vite. " On double la surface fauchée par jour et on ne consomme pas plus car il y a une bonne gestion de la puissance du tracteur. En plus, avec cet équipement, comme la vitesse de chantier augmente, on peut démarrer la fauche un peu plus tard dans la matinée, quand la rosée s'est levée. Du coup, le fourrage sèche mieux. "

Le 5 mai, Nicolas Rouvelaud espérait que son chantier puisse se réaliser dans la foulée. " Si tout va bien, en fin de semaine tout est fini pour notre première coupe ", conclut-il. Le 7 mai, le chantier était déjà bien avancé.

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