Comment retrouver sa vie après l’AVC

Comment retrouver sa vie après l’AVC

Publié le 14/11/2018

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Santé. En cas d’AVC, chaque minute compte et la priorité absolue est d’appeler le 15 sans attendre. Après la prise en charge médicale, des solutions d’accompagnement existent pour améliorer la vie quotidienne.

Àl’occasion de la journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC), des manifestations sont organisées chaque année pour mieux informer le public. À Limoges, Annie Schwaederne, adjointe au maire et infirmière retraitée a voulu qu’un stand réunisse à la fois des informations de prévention et sur l’accompagnement des personnes après l’AVC.

L’hypertension est un des facteurs prédisposant à l’AVC. La mesure de la tension artérielle lors de la journée mondiale de l’AVC donnait une porte d’entrée pour parler de prévention. (Ph. E. Dueso)

Avoir le bon réflexe est d’autant plus important que l’AVC est une urgence absolue : le slogan « chaque minute compte » résume toute la difficulté à laquelle sont confrontés les médecins. Ils disposent de traitements très performants mais sont souvent amenés à constater qu’il est trop tard pour ces outils et que le patient risque des séquelles importantes.

Sortir de l’isolement

Une fois que l’AVC est survenu, que la prise en charge hospitalière est terminée, il faut alors vivre avec ses conséquences et tenter de retrouver, peu à peu, une vie normale. L’association France AVC Limousin, composée de victimes d’AVC, propose un accompagnement. « Après un AVC, on a tendance à s’isoler, il faut absolument l’éviter », explique Serge Rougerie, secrétaire de l’association. Lorsqu’il a eu son deuxième AVC, le premier étant survenu quelques mois auparavant, il avait 54 ans et les médecins ne lui ont pas laissé d’espoir sur sa capacité à reprendre son emploi. Son épouse travaillait pendant qu’il restait chez lui. « Je me suis retrouvé tout seul, je me sentais inutile, je n’avais pas d’accompagnement, à l’époque Hémipass n’existait pas. » On l’a alors dirigé vers France AVC Limousin où, dans un petit groupe de personnes qui vivaient les mêmes contraintes que lui, il a « appris à refaire des choses simples. Petit à petit, c’est revenu. » Il lui a fallu plusieurs années pour retrouver ses facultés et aujourd’hui son handicap n’est plus visible. Dans cette reconquête d’une vie normale, le soutien de l’entourage est déterminant : « La famille, c’est très important. Il faut qu’elle admette que le caractère a changé, qu’on n’est plus comme avant. » L’association peut aussi recevoir des membres de la famille des personnes accompagnées.

Son action est aujourd’hui complémentaire de celle d’Hémipass, une équipe pluridisciplinaire mobile qui se rend au domicile des victimes d’AVC pour les suivre après leur hospitalisation. L’équipe de cinq personnes comprend une ergothérapeuthe et une neuropsychologue pour un accompagnement paramédical dont le but est de favoriser le maintien à domicile dans les meilleures conditions possibles. Tous les soins sont pris en charge par l’assurance maladie et peuvent intervenir immédiatement ou plusieurs années après l’AVC. Le suivi d’Hémipass dure environ six mois et peut être demandé par le patient, sa famille ou un professionnel de santé.

ESTELLE DUESO


Dr Francisco Macian, responsable de l’unité neuro-vasculaire du CHU de Limoges

« Il y a deux types d’AVC : l’infarctus, c’est-à-dire une artère qui se bouche, de loin le plus fréquent, et l’hémorragie. Dans le premier cas, les cinq principaux facteurs de risque sont le tabac, la sédentarité, l’hypertension, le cholestérol et le diabète. Si l’on contrôle ces cinq facteurs de risque, on peut éviter un tiers des AVC.

En cas d’AVC, nous avons des médicaments et des techniques pour dissoudre les caillots mais il faut aller très vite, que les gens arrivent rapidement. Le plus simple, c’est d’appeler le 15 et surtout ne pas traîner. Ces traitements pour dissoudre les caillots sont les plus efficaces mais nous ne pouvons les utiliser que dans 10 % des cas, parce qu’il faut agir tout de suite. Aujourd’hui, le recours à la chirurgie est devenu exceptionnel.

Les symptômes sont brutaux : une incapacité à parler ou à comprendre, une paralysie partielle, la bouche tordue. Ce sont les symptômes de 80 % des AVC. Et quand un caillot se forme, à chaque minute qui passe c’est la mort de 2 millions de neurones. Après, il y a le potentiel de récupération de chacun. On n’est pas égaux là-dessus.

Le taux de décès est d’environ 10 % mais l’AVC reste la troisième cause de décès et la première cause de handicap acquis. Et chaque année, 1 300 cas d’AVC arrivent au CHU de Limoges. »

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Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

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Jeunes bovins

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