Conférences citoyennes cherchent citoyens

Conférences citoyennes cherchent citoyens

Publié le 28/05/2018

Ruralite > Transports >

Mobilité. Du 16 mai au 20 juin, Limoges Métropole donne la parole aux habitants lors de conférences citoyennes et sur les réseaux sociaux. La première conférence sur le thème de la « mobilité » n’a pas mobilisé.

La première des quatre conférences citoyennes programmées par Limoges Métropole pour parler « Mobilité » n’a pas attiré les foules mercredi 16 mai. Les prochaines s’attaqueront aux sujets du « Développement durable » (31/05), de la « Solidarité » (13/06) et de «l’Économie/Emploi » (20/06).

Le mot d’introduction, en l’absence de Gérard Vandenbroucke, est revenu à Bruno Genest, premier vice-président de l’agglomération : « Peut-on imaginer un territoire dans lequel la mobilité serait un obstacle à la vie au sens large ? À l’accès à l’emploi ? La mobilité est un élément capital de l’attractivité d’un territoire. » Après lui, Gilles Bégout, vice-président en charge des transports, a précisé l’objectif des prochains aménagements urbains de l’agglomération : « permettre de limiter l’usage de la voiture, sans mettre en opposition les différents modes de transports. Chacun aura sa place ».

Avant de donner la parole à la salle, l’animateur de la conférence, Olivier Genevois (de l’agence de communication Sennse, spécialisée dans les concertations dédiées aux enjeux urbains) est longuement revenu sur les projets portés par Limoges Métropole, dont la mise en œuvre de deux lignes de Bus à haut niveau de services (BHNS). Le conseil communautaire a voté en juin 2016 le principe d’un projet de Transport en commun en site propre (TCSP). Gilles Bégout a indiqué lors de la conférence que le BHNS n’arriverait pas à Limoges avant 2022 et que c’était un projet à 100 millions d’euros.

Insuffisance de l’offre

L’ampleur du projet et les perspectives annoncées ont un peu coupé l’herbe sous le pied des participants à la conférence et si des voix se sont élevées pour déplorer le manque de pistes cyclables sur l’agglomération ou l’inadaptation de certaines lignes de bus, les débats tournaient souvent courts. Jacques Migozzi, vice-président de l’Agglo délégué aux « transports de demain », constatait ainsi : « Nous partons de loin. Le réseau actuel de Limoges Métropole n’est pas d’une modernité et d’une efficacité exemplaires. Les gens se sont agacés de la médiocrité ou de l’insuffisance de l’offre… La nouvelle majorité s’est attelée à ce dossier. Nous travaillons actuellement à une refonte complète du réseau, pas seulement dans la ville centre, y compris dans les zones les plus reculées et dans les communes périurbaines, où il y a des flux importants mais une desserte insuffisante. On espère apporter du neuf dans un horizon proche, mais tout ceci va s’étaler sur quatre à cinq ans. Je n’ai pas envie de vendre du rêve. »

Gaz ou électricité ?

À une question plus technique sur le choix de l’énergie utilisée dans les transports en commun, Gille Bégout a confirmé que l’option « gaz », un temps envisagée, était abandonnée. « Le gaz reste polluant, il émet des particules très fines et nous disposons d’une grande technicité sur l’électricité au niveau de la STCL. On a un savoir-faire et maîtriser une seule technique, en entretien, c’est plus simple. » Un participant prenait alors la parole : « Depuis 10 ans, à Reykjavik en Islande, les bus roulent à l’hydrogène, j’y suis passé. » L’assertion était partiellement exacte : de 2003 à 2007, trois bus roulant à l’hydrogène ont été utilisés dans la capitale islandaise, mais la généralisation du système n’a pas eu lieu, notamment suite à la faillite d’une grosse unité de production d’hydrogène.

Sur le thème du vélo, les interventions relevaient souvent du « c’est tellement mieux ailleurs », avec un leitmotiv : « Si on veut développer les mobilités douces, il faut absolument prendre de la place à l’automobile. Pour faire ce pas culturel, qui a du mal à se faire à Limoges, il faut pénaliser un peu la voiture pour permettre aux autres modes d’émerger» Sachant qu’en dehors de Limoges la voiture est utilisée dans 90 % des déplacements... Quant à réduire la vitesse en ville à 30 km/h, Jacques Migozzi a botté en touche  : « Les limitations de vitesse en agglomération relèvent du droit de police du maire, donc pas de l’agglo. Même si, main dans la main, il faut que Limoges Métropole et Limoges accordent leur violon pour aller vers une meilleure politique de mobilité. »

Stéphane Monnet

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal L'Union Agricole

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
bien ensoleillé

16°

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -