Contrôle laitier : Une production stable malgré tout

Contrôle laitier : Une production stable malgré tout

Publié le 30/07/2019

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L’assemblée générale de ce service porté par la Chambre d‘agriculture a permis de faire le point sur l’évolution de la production laitière en Haute-Vienne qui s’érode avec en prime une baisse de la qualité.

De g. à dr., Patrice Jousse, membre du bureau, Clément Chabbert, président, et Céline Pignol, responsable d’équipe du Contrôle laitier. (Ph. N. P.)

La production laitière en Haute-Vienne tend à s’éroder. Au 31 décembre 2018, le Contrôle laitier comptait 81 adhérents pour 5 364 vaches (soit - 250 par rapport à 2017) ; ils sont 77 au 15 juillet, après que 5 démissions aient été enregistrées. « En Nouvelle-Aquitaine, le litrage a baissé de 25 % en 4 ans et la perte de vaches est nette depuis quelques années (on a perdu un quart du troupeau en 7 ans) », souligne Céline Pignol, responsable d’équipe du Contrôle laitier. La tendance est à la concentration du lait sur de gros bassins de production comme l’Est de la France, les élevages spécialisés se raréfiant sur les zones intermédiaires. 

Néanmoins, les résultats départementaux montrent une légère augmentation de la production brute par vache (on passe de 8 011 kg à 8 029 kg), soit - 437 kg par rapport à la moyenne nationale avec des résultats des lactations à 305 jours par race qui diffèrent. Ainsi, en prim’holstein (majoritaire sur le département avec 4 144 lactations malgré une baisse des effectifs), la production moyenne est de 7 548 kg, le TB à 39 g/kg et le TP à 31,3 g/kg. En France, la production moyenne est de 7 968 kg, le TB de 39,1 g/kg et le TP de 31,4 g/kg. En normande (588 lactations), la production moyenne est de 5 042 kg (5 880 au niveau national), le TB à 43 g/kg (contre 41,7 g/kg) et le TP à 33,8 g/kg (34,1 g/kg au niveau national). En montbéliarde, malgré une baisse des effectifs (389 lactations), la production augmente de 74 kg à 5 063 kg (elle est de 6 565 kg au niveau national). Le TB de 40,1 g/kg est supérieur à celui observé au niveau de la France (38,6) et le TP de 32,4 g/kg équivalent (32,8 au niveau national). « Les productions continuent d’augmenter en France alors qu’elles restent stables en Haute-Vienne avec une baisse des taux. Le contexte de crise qui limite les achats et les conditions météorologiques rencontrées en 2018 en sont les principales causes », note Céline Pignol.

Le sanitaire se dégrade

Une dégradation est en outre observée au niveau sanitaire. Le nombre de cellules est en hausse chez tous les éleveurs laitiers, même ceux qui ne sont pas adhérents au Contrôle laitier. Les butyriques ont accusé une hausse en 2018 qui se poursuit en 2019. « Les laiteries ont été alertées ; il n’y a pas d’explications particulières et ce phénomène touche tous les secteurs géographiques. » La lipolyse est en hausse ainsi que le nombre de germes. Des marges de progrès sont par conséquent identifiées au niveau de la qualité du lait. Elles peuvent représenter plus de 7 600 euros par an dans certaines exploitations sur le poste cellules, plus de 1 000 euros sur le poste lipolyse et 5 800 euros sur le poste butyriques. 

Repro : De nombreux taureaux disponibles

La conduite de la reproduction en lait fait énormément appel à l’insémination animale. Pour les éleveurs adhérents, les plannings d’accouplement sont le plus souvent réalisés par l’inséminateur et le technicien du Contrôle laitier à l’aide d’un logiciel qui permet de cibler les postes à améliorer en tenant compte de la consanguinité. Ils travaillent à partir des taureaux inscrits aux catalogues des différentes races utilisées dans le département. Ces derniers ont été présentés lors de l’AG.

En bref

  • En caprins, l’activité est stable avec 1 040 chèvres contrôlées sur le dernier exercice chez dix adhérents (dont 7 fromagers). 
  • L’analyse des coûts de production en élevage laitier montre que la rémunération moyenne estimée est de 1,41 Smic/UMO exploitant, suite à une hausse du produit lait en 2017. L’ensemble de la conjoncture a également engendré de nouvelles pratiques qui se traduisent par une réduction de l’écart coûts de production/produits.

Nathalie Péneloux

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