Des solutions pour moins gaspiller

Des solutions pour moins gaspiller

Publié le 09/11/2019

Ruralite >

Environnement. La Chambre de métiers et de l’artisanat de Nouvelle-Aquitaine a mis en ligne un test « anti-gaspillage alimentaire » pour les artisans des métiers de bouche : www.dechets-nouvelle-aquitaine.fr/bio-dechets
Le chocolatier-pâtissier Ludovic Pacaille s’est prêté au jeu de l’autodiagnostic mis en place par la Chambre régionale des métiers : limiter ses bio-déchets. Le test est à pratiquer en ligne sur  www.dechets-nouvelle-aquitaine.fr/bio-dechets (Ph. S. M.)

Une centaine d’apprentis du centre de formation du Moulin Rabaud ont participé à une réunion d’information sur les moyens de  lutter contre le gaspillage alimentaire. Organisée par la  Chambre régionale de métiers et de l’artisanat de Nouvelle-Aquitaine et animée par Élodie Faure, chargée de développement économique, la présentation visait à sensibiliser les jeunes aux problématiques du gaspillage. « Mon objectif est aussi que vous soyez des relais auprès de vos maîtres en apprentissage et que vous preniez dès maintenant les bon réflexes pour votre entreprise de demain », a commencé Élodie Faure avant d’entrer dans le vif du sujet en avançant quelques chiffres symboliques : « En France, 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées, un tiers de la production totale, 317 kilos par seconde… Cela représente 18 milliards de repas perdus. »
Dans le cadre du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire, la France s’est engagée à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025. Les Chambres de métier se sont emparées du sujet et Élodie Faure a présenté aux apprentis l’outil d’autodiagnostic récemment mis en ligne : limiter ses biodéchets.
Le pâtissier Ludovic Pacaille, installé avenue Garibaldi depuis 2003, a, entre deux clients, réalisé le test, remarquant dès le départ que lorsqu’il était apprenti, ce n’était pas un sujet qu’on abordait. Il a trouvé les questions pertinentes, une ou deux un peu obscures, il a été catégorique quand le logiciel lui a demandé s’il comptait investir dans une machine pour réduire les chutes lors des épluchages, « non, ce sont des machines qui coûtent beaucoup trop chères », et il s’est étonné qu’on lui demande s’il donnait ses invendus à des associations, il pensait ne pas avoir le droit.

Donner aux associations
Le don aux associations caritatives est possible pour la majorité des denrées alimentaires (mais effectivement, les pâtisseries réfrigérées à base de crème pâtissière ou de chantilly ne peuvent être données). Des informations plus détaillées sont disponibles dans le guide pratique Réduire le gaspillage alimentaire dans l’artisanat des métiers de bouche disponible sur le site et à la fin du test.
D’ici 2025, tous les professionnels produisant plus de 50 % de biodéchets auront l’obligation de les gérer dans un circuit spécifique. Pour Ludovic Pacaille, les pistes proposées dans le test sont « intéressantes, après il faut pouvoir les mettre en œuvre, dans mon atelier, je n’ai pas la place pour  faire du compostage pour éliminer les biodéchets, mais si une solution à plusieurs de collecte des bio-déchets est mise en place, ça m’intéresse. »
Que faire des invendus dans les métiers de bouche ? Les jeunes du Moulin Rabaud ont débattu avec Élodie Faure de la question. Certains connaissaient les applications comme Too Good to Go qui proposent des invendus sous forme de panier surprise. D’autres se demandaient si une étiquette - 30 % sur un produit en date limite de consommation ou de la veille n’allait pas faire fuir le client, « l’artisanat a une image de qualité à préserver », « à moins que ça ne fasse venir des gens qui ne viendraient pas chez nous habituellement ? »
Stéphane Monnet

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