Désherbineuse ou herse étrille : quatre démos pour près de 40 participants

Désherbineuse ou herse étrille : quatre démos pour près de 40 participants

Publié le 15/07/2016

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Vendredi 24 juin, la FDCuma de la Haute-Vienne a organisé en partenariat avec la Chambre d’agriculture une après-midi de démonstration de matériels de binage. Anne-Sophie Belair, nouvellement embauchée à la FDCuma, proposait sa première animation technique qui s’inscrivait dans le cadre de la caravane du binage portée par la FRCuma Nouvelle-Aquitaine et dans le programme Écophyto. Jacques et Emmanuel Blondy, en Gaec à Coussac-Bonneval, ont mis une parcelle à disposition pour la tenue des démonstrations. Frédéric Moreau, technicien machinisme à la Chambre d’agriculture, a assuré la présentation des quatre outils prêtés par des agriculteurs ou des Cuma. Près de 40 personnes avaient fait le déplacement. 

Le contexte actuel, qu’il soit réglementaire ou économique, induit la baisse de l’utilisation des produits phytosanitaires. Il est donc nécessaire de trouver d’autres alternatives pour remplacer la gestion chimique des cultures. Cette journée devait apporter quelques éléments de réflexion aux agriculteurs intéressés. 

Bien choisir son outil

Les objectifs du désherbage mécanique sont de détruire les adventices pour limiter la concurrence avec la culture en place et de prévenir la production de semences d’adventices. 

Les conditions de passage des outils de désherbage mécanique nécessitent un sol pas trop humide en surface (les outils de travail du sol pénètrent mieux) et des pluies faibles dans les quatre jours suivants pour une meilleure efficacité (les adventices sont davantage détruites). 

Trois désherbineuses et une herse étrille ont été présentées. 

L’utilisation d’une désherbineuse a comme objectifs d’éliminer les adventices, « d’écroûter » le sol et de butter les cultures. 

Il est important de bien choisir son outil par rapport à la culture en place :

• L’élément bineur est choisi en fonction de l’écartement entre les rangs : 25 cm pour les céréales, 50 cm pour le colza et la betterave et 80 cm pour le maïs.

• Le choix du soc conditionne l’agressivité de l’outil :

— un soc de vibroculteur : travail plus profond, recouvrement faible (soc étroit), combinaison avec un soc plat ou en patte d’oie recommandée.

— un soc de type patte d’oie : 5 cm de profondeur de travail, il permet de butter, donc d’étouffer les adventices. 

— un soc plat ou en lame : le travail est parallèle au sol, le soc scalpe l’interrang. La conduite de l’outil est précise, soit à l’avant du tracteur soit avec un système de guidage. 

Quand le guidage de la bineuse est manuel, une personne doit la régler à l’arrière à l’aide d’un système mécanique ou hydraulique. Quand le binage est frontal, la machine est attelée à l’avant du tracteur sans système de correction. Enfin, quand l’appareil est doté d’un autoguidage, cela signifie que les éléments bineurs d’un sillon sont suivis par des traceurs. 

  • La première désherbineuse observée au champ appartient au Gaec Blondy qui l’a en copropriété à quatre depuis 5 ans. 

Elle est dotée d’un disque de guidage passif, un simple élément mécanique qui assure la tenue sur le rang. Frédéric Moreau indique que d’autres systèmes sont dotés de caméras et de palpeurs qui repositionnent les éléments guideurs sur le rang. Mais attention, car la présence de technologies développées représente des coûts de matériel élevés. 

Sur la désherbineuse présentée ici, une fertilisation sur le rang est possible. Comme la fertilisation n’est pas en plein, une économie de produit est réalisée. 

Ce matériel est un outil simple, qui assure cependant un binage entre les rangs efficace en protégeant les plants. En règle générale, cette bineuse est passée sur du maïs un peu plus haut que sur la photo. Un apport de 300 kg d’urée par hectare est fait en même temps. 

  • La deuxième machine appartient à la Cuma de Saint-Yrieix-la-Perche. Elle est utilisée cette année pour la première fois. 

Cette désherbineuse est dotée de roues étoilées souples. « Leur réglage est un peu délicat ; ces roues étoilées travaillent de part et d’autre du rang. L’utilisation est préconisée sur un maïs un peu plus haut. » Ce dispositif permet de biner autour des pieds de maïs. Quand il sont trop petits, le réglage est délicat à réaliser. 

Cette outil n’a pas de guidage actif, seulement un guidage passif avec deux disques sur l’avant. Le mode de fonctionnement est le même que celui de la machine observée précédemment. 

Un semoir d’engrais (en localisé) est attelé devant : il est lourd, s’il était attelé derrière le tracteur il tasserait trop le sol.

  • La troisième désherbineuse appartient à la Cuma de Meuzac.

Elle a été achetée d’occasion en 2013. À sept utilisateurs, les adhérents de la Cuma de Meuzac positionnés sur ce matériel désherbent 50 ha de maïs par an. La bineuse a deux dents sur l’interrang. Elle est robuste et ouvre bien la terre. De plus, une fertilisation est en localisé, sur le rang. 

« Avant de l’acheter, on l’avait déjà vue à l’œuvre sur nos exploitations, indique l’un des utilisateurs. Par rapport aux années de sécheresse, on a très vite décidé de mettre en place le binage des maïs afin de travailler le sol et d’apporter de l’azote en localisé en profitant de l’humidité résiduelle pour limiter les pertes de production. »

  • Le dernier appareil mis en démonstration ce vendredi était une herse étrille.

Cet outil est plutôt recommandé pour sarcler et arracher les adventices qui vont sécher sur le rang. Son utilisation est surtout observée sur céréales et prairies. Sur maïs, la herse étrille est utilisée sur des exploitations en bio. Mais « les utilisateurs sur maïs déconseillent de regarder derrière quand ils passent la herse étrille », observe Frédéric Moreau. En effet, le passage de cet outil donne l’impression d’arracher les plants... Pourtant « la végétation ne craint rien », ajoute-t-il. Elle se refait...

Cette herse étrille appartient à un client des Établissements Micard-Fouetillou de Coussac-Bonneval qui l’a prêtée pour la démonstration. 

N. P.

 

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