Deux problèmes, une solution

Deux problèmes, une solution

Publié le 01/11/2019

Ruralite >

Scolarité. Jeudi 24 octobre était inaugurée, en présence de la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher, la première école de production de Nouvelle-Aquitaine. Une école destinée aux 15 ans et plus en « décrochage scolaire ».

Le projet est porté par la Fédération nationale des écoles de production, la fondation Total, la fondation La France s’engage, la fondation Legrand, la Direccte, France Active, Limoges Métropole, la Ville de Limoges, la Région Nouvelle-Aquitaine et le rectorat de Limoges. (Ph. S. D.)

Dans le cadre de la « Mobilisation générale et territoriale pour l’emploi et les transitions » et à la demande du Premier ministre, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances était en Haute-Vienne jeudi 24 octobre afin de réaliser « Un tour de France des Solutions ». L’objectif de cette initiative est d’identifier 20 à 30 projets territoriaux exemplaires, qui pourraient être généralisés ou répliqués ailleurs en France, pour apporter des solutions concrètes aux « angles morts » des politiques publiques et aux blocages qui font obstacle aux projets individuels ou collectifs de reprise d’emploi. La secrétaire d’État a donc à ce titre visité la première école de production de Nouvelle-Aquitaine, basée à Limoges.

Faire pour apprendre
Douze élèves de 15 à 18 ans ont fait leur rentrée le 9 septembre dans cette nouvelle école. Elle forme les élèves « en décrochage » à l’obtention du CAP Électricien. Électricien, un métier qui a évolué et qui demande de vraies compétences recherchées par les entreprises et souvent sans succès actuellement. « Aujourd’hui être électricien, ce n’est plus seulement poser un interrupteur », lance Thomas Rutz, maître professionnel, qui encadre les jeunes au quotidien.
Basée sur le principe du « faire pour apprendre », la formation comprend un tiers de théorie et deux tiers de pratique pour apprendre manuellement le métier grâce à la réalisation d’ouvrages électriques commandés par des entreprises de la région. Tout cela au même endroit, encadré par un maître professionnel. « L’électricité c’est un métier que j’adore, et ici on peut vraiment pratiquer, on n’est pas toujours assis sur un banc, on travaille vraiment et c’est ce qui me plaît », affirme Neymie, 17 ans qui vient d’un CAP Menuiserie. Les élèves pourront, si tout se passe comme prévu, poursuivre en Bac pro dans cette même école, telle est l’ambition de la direction.
Par ailleurs les 2 ans de formation, ne sont pas payants. La scolarité est prise en charge à un tiers grâce aux subventions, un tiers par la taxe d’apprentissage   et un tiers grâce aux productions commandées par les entreprises.

L’école de la seconde chance
Agnès Pannier-Runacher, ravie de la découverte de cette école de production en Nouvelle-Aquitaine estime que ces établissements sont une solution à deux problèmes : « Le premier problème c’est la difficulté à recruter. Le deuxième problème c’est la difficulté de certains jeunes à rester dans une scolarité classique, c’est ce qu’on appelle les décrocheurs. Avec l’école de production c’est une sorte de deuxième chance qu’on leur donne d’être formés à un métier qui leur convient où ils s’épanouissent en faisant, en travaillant pour des entreprises, où les moments théoriques en salle sont très courts, ce qui correspond à leur mode d’apprentissage. »
Afin de répondre plus amplement à ces problèmes, la secrétaire d’État annonce que l’objectif est d’avoir, « d’ici quelques années », 100 écoles de production sur le territoire, ce qui représenterait à peu près un encadrement de 5 000 élèves. La deuxième façon d’y remédier sera de favoriser l’apprentissage.
Sandra Driollet

Hors-Série

Hors-serie

Je commande le hors-série spécial championnat de tonte de moutons

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal Union & Territoires

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
averses éparses

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -