Du bon usage des déchets de bois

Du bon usage des déchets de bois

Publié le 21/10/2018

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Environnement. Parce que l’entretien nécessaire d’une parcelle peut permettre de se chauffer ou de pailler des animaux, la Cuma de l’Or noir continue de proposer des solutions de déchiquetage.

La Cuma départementale de l’Or noir n’a pas abandonné son activité de déchiquetage de bois pour le chauffage ou le paillage animal. « Nous avons simplement changé de partenaireexplique Catherine Balocheselon les secteurs nous travaillons soit avec une machine qui vient de la Creuse, soit de la Dordogne. L’an passé, la machine de la Creuse a fait trois tournées dans notre département, et celle de la Dordogne une. Nous avons décidé de recentrer notre activité sur nos adhérents et cela nous permet de répondre à des demandes sur des chantiers plus petits. »

Michel Senon, agriculteur sur la commune de Rancon, n’est plus un homme à convertir. Il se chauffe au bois depuis une quinzaine d’années et a même réussi à convertir les élus de sa commune. En 2014, Rancon a installé une nouvelle chaudière de 150 kW/h en remplacement d’anciennes chaudières classiques à fioul et chauffe ainsi les bâtiments communaux : mairie, foyer, salle des fêtes, cantine scolaire, poste, école...

Rancon se chauffe au bois

« Je fournis les plaquettes, explique-t-il, mais le premier intérêt de cette filière, c’est d’abord l’élagage de la parcelle pour pouvoir la cultiver facilement. Ce qui se faisait jusqu’à maintenant, c’est qu’on triait une partie du bois, on gardait les bûches pour faire du chauffage et le reste était brûlé dans un énorme tas de branches et de mauvais bois... Aujourd’hui, tout passe dans la déchiqueteuse, aussi bien les branches fines que le bois mort, que le mauvais bois type saule ou bouleau qu’on n’aurait pas utilisé en bois de chauffage. »

Michel Senon nettoie chaque année une parcelle de dix hectares environ, ce qui le fait revenir sur chaque parcelle de son exploitation une fois tous les quinze ans. En nettoyant une seule parcelle de cette surface, il a assez de bois pour fournir la commune dont la consommation annuelle est de 200 à 250 m3. « Et il me reste encore assez de bois pour ma consommation personnelle, soit 60 m3, assure-t-il. Et il m’en reste encore ! Ce surplus je l’utilise en litière animale. Élaguer un champ aujourd’hui, c’est peut-être aussi rentable que faire venir un camion de paille d’Espagne»

Séchée en tas pendant quatre mois, la plaquette est rapidement utilisable. Jusqu’à présent, Michel Senon n’a pas trouvé d’inconvénients à son utilisation en paillage. « En utilisation intermédiaire, d’été, la plaquette fait largement aussi bien que la paille. En hiver, il faut mettre une sous-couche de plaquettes qui va absorber l’urine et l’humidité, et après on paille normalement. Mais on a quand même une économie importante de paille. Et on a une facilité de travail pour curer les fumiers. » L’éleveur tient à ajouter que « l’histoire des tanins, c’est une idée fausse, ce type de paillage n’est pas néfaste pour le sol. Au contraire, on ramène de la matière organique aussi bien avec de la plaquette de bois qu’avec de la paille. C’est quand même mieux de remettre la matière organique dans son sol que de la faire brûler et de l’envoyer dans l’atmosphère ».

10 euros le m3

Pour organiser un chantier de déchiquetage, il suffit de contacter la Cuma de l’Or noir. Dans un même secteur, les chantiers seront regroupés pour que la venue de la machine soit le mieux rentabilisée. « Et plus le chantier est bien préparé, plus les coûts seront modérés, souligne Catherine Baloche. L’agriculteur a tout intérêt à bien préparer la venue de la déchiqueteuse. »

Michel Senon estime que le mètre cube de bois-plaquette lui revient à 10 euros. « Je calcule ainsi : à peu près 7 euros du m3 en ce qui concerne la déchiqueteuse seule et moi je considère qu’en faux frais de transport, de rassemblage et tout ça, j’ai environ 3 euros. »

Converti à cette pratique depuis plusieurs années, il ne désespère pas de voir cette filière grandir : « On est toujours gagnant de faire broyer du bois, même si ce n’est pas pour soi. On a toujours intérêt à proposer ses branches à quelqu’un qui en fera un bon usage. »

STÉPHANE MONNET

Pour organiser un chantier : www.cumadelornoir.fr/nous-contacter

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