Calamité sécheresse : modèles théoriques et réalités de terrain

Calamité sécheresse : modèles théoriques et réalités de terrain

Publié le 29/10/2015

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Face à la sécheresse exceptionnelle qui a sévi, nous avons dès le mois de juin sollicité le préfet pour obtenir la reconnaissance au titre des calamités agricoles. Douze visites d’exploitations, en juillet et en septembre, ont clairement montré des déficits fourragers supérieurs à 40 % et les différents rapports météorologiques ont confirmé un déficit pluviométrique exceptionnel.

Ces constats ont conduit le préfet à demander la reconnaissance du département entier au Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA). Ce dernier, réuni le 14 septembre, a ajourné notre dossier dans l’attente d’informations complémentaires, en particulier du modèle théorique d’observation de la pousse des prairies, le fameux Isop, qui montrerait une situation quasi normale pour le Limousin.

Notre demande sera à nouveau analysée par le CNGRA le 25 novembre prochain. Pour l’étayer, une mission d’enquête a visité quatre exploitations le 26 octobre dernier. Eh bien, n’en déplaise à Isop, rien de théorique ni de bien nouveau dans ces visites mais, en pratique, de cruels manques de stocks de foin, d’enrubannage, d’ensilage d’herbe et de maïs, conséquences d’une vraie sécheresse estivale, et des exploitations en grande difficulté financière. Alors que cette situation est avérée, constatée même par l’Administration, nous ne comprendrions pas que le CNGRA, fondant sa décision sur des modèles théoriques au mépris des granges vides, rejette notre demande ou, pire, décide d’un zonage départemental. Une seule certitude : le département doit être intégralement reconnu en situation de calamité sécheresse.

Lionel Lachaud, président de JA87

Joseph Mousset, président de la FDSEA 87


La procédure des calamités : rappels

Les calamités agricoles sont les dommages résultant de risques (autres que ceux considérés comme assurables) d’importance exceptionnelle dus à des variations anormales d’intensité d’un agent naturel climatique, lorsque les moyens techniques de lutte préventive ou curative employés habituellement dans l’agriculture, compte tenu des modes de production considérés, n’ont pu être utilisés ou se sont révélés insuffisants ou inopérants (art. L.361-5 du Code rural et de la pêche maritime).

Le caractère de calamité agricole est reconnu par un arrêté du ministre chargé de l’Agriculture, pris sur proposition du préfet du département après avis du Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA).

Le CNGRA

Pour donner un avis le CNGRA s’appuie sur :

• le ou les rapports des missions d’enquête diligentées par le préfet sur demande de la profession agricole,

• les données météorologiques,

• les données fournies par le système Isop (information et suivi objectif des prairies) élaboré par l’Inra. Cet outil fournit des estimations de rendement des prairies temporaires et permanentes à l’échelle d’une région fourragère déterminée. Il calcule les quantités de matière sèche cumulée par hectare sur 228 régions fourragères en France. Ce calcul est une estimation élaborée en fonction des conditions pédoclimatiques locales. Les résultats de simulation sont extraits au 20 de chaque mois sur une période entre mars et octobre chaque année et comparés à des rendements de référence calculés sur 29 années de 1982 à 2009.

• et, éventuellement, il peut être demandé une analyse de la pousse de l’herbe via une interprétation des images satellites réalisée par la société Geosys (société initialement toulousaine rachetée par une coopérative américaine du Minnesota en 2014).

C’est à partir des données d’Isop et de Geosys que la commission propose parfois un zonage.

 

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