« Février sans supermarché »

« Février sans supermarché »

Publié le 07/02/2019

Ruralite >

"Vendredi dernier, le relèvement du seuil de revente à perte est entré en vigueur. Il est le fruit de longues et âpres négociations avec la grande distribution et vise à améliorer la rémunération des producteurs. Jusque-là, le consensus régnait : le revenu des agriculteurs devait être décent et on attendait du législateur qu’il mette bon ordre dans les relations forcément inégales de ceux-ci avec les distributeurs. 
Le 1
er février, certains ont, semble-t-il, changé d’avis.

Les médias se sont largement fait l’écho des hausses qui seront répercutées sur le prix payé par le consommateur, notamment sur les produits dits d’appel comme le Nutella ou le Coca-cola (dont la consommation pourrait d’ailleurs être largement réduite sans dommage pour la santé de nos compatriotes et celle de l’environnement). Les distributeurs leur ont évidemment emboîté le pas. Le plus virulent d’entre eux – et aussi le plus médiatique – a tempêté sur l’antenne de France Info en se demandant tout haut comment l’argent gagné par les distributeurs sur ces fameux produits pourrait bien finir dans les poches des producteurs. Gageons que de nombreux agriculteurs français auraient des suggestions à lui faire.

Mais la société est plurielle et tous nos concitoyens ne vouent pas un culte aveugle aux méthodes de la grande distribution. Alors que certains débutaient le mois en déplorant, avec raison ou non, la cherté de leur alimentation, d’autres ont discrètement lancé l’opération « Février sans supermarché » qui incite les consommateurs à retrouver le chemin de leurs petits commerces de centre-ville ou à s’adresser directement aux producteurs. La face du monde ne devrait pas s’en trouver changée, ni Michel-Édouard Leclerc réduit pour autant à l’indigence, mais ce petit pied de nez aux vents dominants montre que généraliser et parler au nom « des gens » est un exercice pour le moins périlleux."

Estelle Dueso, rédactrice en chef

 

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Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
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