31 mars : inauguration de la SAS Agribasol

Publié le 27/03/2018

Agriculture >

Dans le cadre des rencontres régionales du photovoltaïque agricole, sera inaugurée la SAS Agribasol, société regroupant 13 associés autour de 14 bâtiments équipés de panneaux photovoltaïques. 1 969 kWc ont été installés soit l’équivalent de la consommation moyenne de 335 foyers/an.

L'inauguration aura lieu le 31 mars de 14 h à 17 h 30 à Dompierre Les Eglises (87) au Gaec de Champagnat.

À 15 h 30, 4 ateliers participatifs :
Atelier 1 : Une alimentation équilibrée et locale pour nos animaux.
Atelier 2 : L’agriculture, source de biodiversité.
Atelier 3 : Une agriculture de qualité pour une eau de qualité.
Atelier 4 : Quand bien-être animal rime avec énergie verte.

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Un infatigable observateur de la nature

Un infatigable observateur de la nature

Publié le 24/02/2018

Ruralite >

Lecture. Le livre de Jean Fedon, Le rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité, est sa contribution aux débats actuels sur la place des activités humaines et leurs influences sur les écosystèmes.

À Charensannes, commune de Razès, Jean Fedon continue d’observer inlassablement la nature : « L’an dernier, j’entends les jeunes qui remontaient l’allée et qui clamaient qu’ils avaient écrasé une vipère derrière la maison. Cela m’étonnait, je vais voir, c’était une couleuvre... J’étais étonné parce que vous ne trouvez plus de vipères. Autrefois, dans chaque village, il y avait 100 à 120 vipères tuées tous les ans. Maintenant, c’est terminé. Mon fils Thierry, qui est dans les champs tous les jours avec ses ouvriers, cela fait trois ans qu’ils n’en ont pas vu. On a protégé les buses à la fin des années 70 et elles ont prospéré. Les buses adorent les vipères... »

Le rôle de l'Homme dans l'évolution de la biodiversité du Néolithique à nos jours par Jean Fedon.

Jean Fedon aime raconter ce qu’il a vécu, ce qu’il a connu. Lassé d’entendre en réunion des histoires arrangées, des raccourcis sur la biodiversité, il a décidé de compiler ses observations et ses connaissances amassées au fil d’une vie commencée auprès de gens qui avaient travaillé à la construction du viaduc de Rocherolles ! Il était tout jeune, ils étaient très vieux, mais il se souvient comment ils parlaient du loup. Et comment le loup a lui aussi disparu.

Le déclin des écrevisses

Menant en parallèle un inventaire de ces connaissances sur les animaux et les végétaux qu’il a pu observer et le récit de la vie d’autrefois (à partir de 1940), il revient sur l’évolution du monde qui l’entourait et dresse quelques constats, les campagnes ayant profondément évolué dans la période 1940/1960. La myxomatose (l’histoire du docteur Paul-Félix Armand-Delille est savoureuse) a décimé les lapins de garenne. Les populations de putois, qui se nourrissaient de lapins, ont diminué à leur tour. Les routes ont été recouvertes de bitume, et les écrevisses à pattes blanches disparaissaient. En revanche, les renards, les étourneaux, les sangliers, les martres ont conquis de nouveaux espaces. « Pendant toute cette période, contrairement à ce que nous disent les médias, la chimie est peu intervenue dans la modification de la biodiversité animale. Ceux qui ont vécu au quotidien ces vingt années n’ont vu qu’une évolution du milieu dans lequel sont venus s’installer des animaux qui, auparavant, n’y trouvaient pas la tranquillité nécessaire pour s’y alimenter et s’y reproduire. »

Jean Fedon ne minimise pas pour autant la responsabilité des hommes et de leur activité : « Désertion des campagnes, surpopulation des villes, développement des moyens de transport, circulation facilitée des marchandises et des hommes, production de chaleur liée aux conditions de vie, évolution de la science, affolement de la communication et, surtout, augmentation rapide de la population des hommes sur la planète sont les principaux facteurs de l’évolution de la biodiversité. »

Les transports, les échanges, occupent une place importante dans le livre de Jean Fedon. L’Homme a toujours voyagé et emmené avec lui des espèces qui n’étaient pas forcément, au départ, inscrites au voyage. « Tout voyage et il y a de moins en moins de contrôle », constate l’auteur. Dans les cales des navires marchands ont migré par exemple la fourmi d’Argentine (devenue un fléau au Texas), l’escargot achatine, le frelon asiatique... Les termites sont arrivés en France avec les bois d’Afrique...

« J’aurais pu faire le double de pages », s’amuse Jean Fedon dont le but principal est atteint : partager dans son ouvrage sa longue et passionnée observation de la nature. Le Rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité est son odyssée du monde vivant, telle qu’il l’a comprise, telle qu’il l’a vécue.

Si vous voulez connaître l’histoire du robinier, du glucochloral, ou le rôle jadis des enfants dans la chasse au renard, ouvrez le livre de Jean Fedon.

STÉPHANE MONNET

 

Un esprit collectif et mutualiste qui dure

Publié le 18/11/2017

Agriculture >

Développement. La SAS Amisoleil a misé sur le photovoltaïque pour moderniser les outils de production en générant du financement. Le combat a été rude mais il porte aujourd’hui ses fruits.

«La SAS Amisoleil porte un projet fédérateur, qui rassemble depuis 2009 une vingtaine d’adhérents pour 26 points de livraison », note Alex Le Quéré, son président. Mais quand la réflexion a démarré, rien n’était vraiment gagné...

La SAS Amisoleil a été récompensée lors de la cérémonie des Rubans verts du Crédit Agricole en 2016. (Ph. NP)

Objectif : mobiliser autour du photovoltaïque

« Fin 2009, beaucoup d’investisseurs privés battaient la campagne et proposaient aux agriculteurs des bâtiments photovoltaïques clé en main avec des conditions de baux peu claires », indique Alex Le Quéré. À l’époque, des réunions de sensibilisation sur le nord de la Haute-Vienne sont alors organisées avec l’aide de Béatrice Chrétien, expert agricole et foncier à Bellac. L’objectif : faire en sorte que les investisseurs ne profitent pas seuls des opportunités liées au développement du photovoltaïque. Il s’agit de proposer un projet collectif, susceptible de mutualiser un certain nombre de coûts pour faciliter le portage de projets photovoltaïques par des agriculteurs.

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Arriver à vendre nos produits plus cher

Publié le 28/09/2017

Agriculture >

ÉGalim. Les députés de Haute-Vienne, épaulés par Jean-Baptiste Moreau, ont défendu et obtenu l’organisation d’ateliers par filière. Le premier atelier, « filière viande », s’est tenu au pôle de Lanaud.

Des ateliers par filière, cela n’était pas au programme originel des États généraux de l’alimentation et de l’agriculture. Mais Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse, et agriculteur, avec plusieurs de ses collègues, a estimé que les professionnels n’étaient pas assez associés.

« Ces ateliers sont labellisés par l’État », a tenu à rappeler la sous-préfète de Bellac-Rochechouart, Bénédicte Martin, qui représentait le préfet lors de l’atelier « filière viande » tenu à Lanaud mercredi 20 septembre.

Dès le mot d’accueil, prononcé par Bernard Roux, président du pole de Lanaud, la teneur des débats était posée : « Quand on est aidé, c’est qu’on est assisté. Aujourd’hui, on est des assistés de l’agriculture. Si les aides disparaissent, on sera des naufragés de l’agriculture. Espérons qu’il sortira de ces assises de l’alimentation des initiatives qui permettront de réorienter le prix du produit. »

Jean-Pierre Boulesteix, président de Coop de France Limousin, remerciait les députés de leur présence et d’avoir organisé des ateliers par filière; jusqu’ici, il avait eu l’impression que les choses se passaient à Paris loin des acteurs de terrain. Quant au prix, il constatait : « La société est acculée par les locavores et les tenants du bio, qui ne représentent pourtant que 10 % du marché.Ces ÉGalim devraient être une sorte de pacte entre les agriculteurs et la nation et pas forcément entre les alimenteurs et la nation. »

Jean-Baptiste Moreau lui répondait que si dans l’appellation générique « le terme agriculture a un peu disparu, dans la volonté du président de la République l’idée est bien d’aller des agriculteurs jusqu’au consommateur. La première phase est bien une redescente de la valeur au niveau des producteurs. Dans une deuxième étape, nous parlerons de l’évolution du modèle agricole. Mais si on n’arrive pas à redescendre de la valeur sur les exploitations, il n’y aura pas de modèle agricole à faire évoluer puisqu’il va disparaître ».

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L'interdiction du glyphosate remettrait en cause les méthodes de l’agriculture de conservation

Publié le 28/09/2017

Agriculture > Cultures >

De la cohérence

"La FDSEA de la Haute-Vienne a toujours défendu l’idée de trouver un équilibre entre l’économie, le social et l’environnement. Depuis de longues années des groupes d’agriculteurs réfléchissent et innovent pour travailler les sols tout en les préservant pour avoir une agriculture durable. La recherche d’autonomie alimentaire pour les exploitations de polyculture-élevage passe le plus souvent par des techniques culturales simplifiées prônées par l’agroécologie qui sont bénéfiques à la biodiversité, à la vie des sols et au stockage du carbone. Ces pratiques font qu’aujourd’hui le département à des IFT (indice de fréquence de traitement) sur les cultures bien inférieurs à la moyenne nationale. Le glyphosate est l’un des outils qui permet la réalisation de ces pratiques.

On peut comprendre le retrait de certaines molécules qui présentent des risques avérés pour la santé.

Mais on a du mal à comprendre que les avis des agences sanitaires européenne et française ne soient pas pris en compte pour décider ou non de la prolongation de l’homologation du glyphosate. Peut-être simplement car ils montrent que cette molécule est non cancérigène et que, dans le respect des bonnes pratiques, son utilisation est sans risque pour la santé.

On ne comprend pas pourquoi, en mars 2015, le CIRC (centre international de recherche sur le cancer) n’a pas tenu compte des résultats d’une étude américaine – qui a porté sur 89 000 agriculteurs américains et qui a conclu à une faible dangerosité de la molécule – avant de classer la molécule de glyphosate « probablement cancérigène ».

Le glyphosate a été commercialisé pour la première fois en France en 1974. Avant de l’interdire purement et simplement, on pourrait laisser un délai raisonnable afin que les différentes agences sanitaires se mettent en relation et donnent un avis commun sur le glyphosate. Et pour que la recherche de solutions de substitution soit éventuellement mise en place, surtout au moment où l’accord UE/Canada rentre provisoirement en vigueur et permet ainsi à 46 substances interdites en France d’entrer sur le territoire.

La gestion réglementaire de notre agriculture mérite plus de cohérence."

Par Joseph Mousset, membre du bureau de la FDSEA 87

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Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

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