L’agroforesterie, une technique qui a fait ses preuves en pleine renaissance

Publié le 05/01/2016

Agriculture >

Le mouton, un tondeur idéal !

Patrick Buisson (à droite) a présenté la conduite adoptée pour son verger.

Pour bien fonctionner sur une exploitation, l’agroforesterie ne doit pas être imposée ; elle doit être choisie par l’agriculteur. Au pays de Saint-Yrieix, un programme baptisé Agroforéveri, et agréé GIEE au printemps, mise sur la conduite de différentes productions avec le châtaignier.

Patrick Buisson est entrepeneur parcs et jardins à Saint-Yrieix-la-Perche et il conduit en parallèle 18 ha de châtaigniers divisés en plusieurs vergers sur les communes de Saint-Yrieix-la-Perche et de Coussac-Bonneval.

C’est au lieu-dit Le Châtain, sur la commune de Coussac-Bonneval, que Patrick Buisson a accueilli la délégation conduite par le CFPPA de Saint-Yrieix-la-Perche le jeudi 17 décembre après-midi. Deux parcelles y sont occupées par des châtaigniers, l’une de 4,5 ha et l’autre de 7 ha, qui cohabitent à l’occasion avec un troupeau de brebis.

« C’est une ancienne prairie où j’ai eu fait des céréales, indique Patrick Buisson en arrivant dans la parcelle de 4,5 ha. J’ai décidé de la planter en châtaigniers il y a 4 ans. Il y a 90 plants par ha séparés de 10 mètres sur le rang et de 11 mètres entre les rangs. J’ai opté pour de la bournette et de la précoce migoule en plants greffés et pour de la marigoule en marcotté. »

Lors de la plantation, Patrick Buisson a installé des plaques végétales au pied des jeunes châtaigniers (pour éviter les pousses) ainsi qu’un tour en grillage (qui assure la protection des plants contre les moutons et les cervidés). « Le tour en grillage est enlevé quand le tronc le remplit, au bout de plusieurs années », indique-t-il.

« Trente moutons paissent au milieu des châtaigniers pendant la belle saison. Ils me permettent de limiter l’entretien mécanique du verger et ils apportent un peu de matière organique ! », souligne Patrick Buisson.

Il sait bien que les brebis ne sont pas assez nombreuses pour valoriser correctement la surface enherbée, d’autant plus qu’elles sont amenées à pâturer sur l’autre verger de 7 ha implanté en châtaigniers depuis 2006. « Dans les châtaigneraies, je passe le broyeur deux fois par an pour enlever les refus. Quand je taille les arbres, je ramasse les bois et je les fais brûler pour limiter les risques de diffusion du cynips (ndlr : ce prédateur est présent dans le secteur de Saint-Yrieix-la-Perche et des lâchers de Torymus ont déjà eu lieu dans les vergers de Patrick Buisson). Ensuite, les moutons sont régulièrement présents sur la parcelle sauf au moment de la récolte. À ce moment-là, je les enlève pendant au moins 3 semaines. »

Sur cette exploitation, le châtaignier vient en premier. Le mouton est considéré comme un moyen de gagner du temps mais ne constitue pas une production à rentabiliser absolument. Patrick Buisson n’a pas envie de se tracasser avec ça. Sinon, il devrait mettre davantage d’animaux et organiser le pâturage pour optimiser la gestion de l’herbe selon les méthodes préconisées par les Chambres d’agriculture concernant le pâturage tournant...

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L’accréditation de la FDGDON selon la norme ISO 17020 en bonne voie

Publié le 04/01/2016

Agriculture > Sanitaire >

Ragondins, campagnols, plan Écophyto, choucas, ambroisie, les sujets habituels ont été évoqués lors de l’assemblée générale de la FDGDon qui participe à la surveillance sanitaire du territoire depuis les années 1980.

Denis Tauron (à gauche), directeur de la FDGDon,  et André Juille, président, lors de l’assemblée générale.

Denis Tauron, directeur de la FDGDon, a conclu le rapport d’activité sur la probable accréditation du réseau Fredon-FDGDon selon la norme d’inspection NF ISO/CEI 17020 pour « la réalisation des missions de surveillance des végétaux qui nous sont délégués par l’État. Cette étape incontournable est en passe d’être franchie. Les 23 et 24 novembre dernier, les évaluateurs du comité français d’accréditation nous ont accordé sans aucune réserve leur confiance. (...) Je souhaiterais remercier à nouveau toutes les personnes qui ont contribué à cette réussite. Réussite qui est un gage de compétence envoyé à nos partenaires techniques et financiers ».

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Rencontre technique carbone : des outils pour produire bien et mieux

Publié le 30/11/2015

Agriculture >

Lundi 23 novembre, une semaine avant la Cop 21 qui devrait réunir 147 chefs d’État et de gouvernement à Paris pour aborder la question du réchauffement climatique, la Chambre régionale du Limousin (Cral) organisait un colloque autour de la gestion du carbone et des émissions de gaz à effet de serre (GES) afin d’identifier les leviers existant en agriculture.

Depuis 4 ans, la Cral travaille avec le Conseil régional du Limousin et l’Ademe sur la question de la transition énergétique et l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) en agriculture. Claude Trémouille, vice-président de la Région en charge du dossier agricole, a profité de l’ouverture des débats pour réaffirmer l’attachement de la Région Limousin à la question de la gestion de l’énergie qui se traduit par l’élaboration du SRCAE (Schéma régional climat air énergie). « En Limousin, beaucoup de politiques ont vu le jour grâce à des discussions nombreuses entre la Région et la profession. Un excellent travail est mis en place mais il reste encore beaucoup à faire », conclut-il. Anabelle Gallitre, en charge du dossier énergie biomasse carbone pour les trois Chambres d’agriculture du Limousin, expose brièvement les points explorés depuis le début de ce programme. « Des actions ont été menées sur les économies de carburant, sur la diffusion de chaudières collectives et sur la méthanisation, le tout accompagné de nombreuses actions de communication. »

J.-B. Dollé (Institut de l’élevage) au micro avec à sa gauche T. Cornelissen (Cral), A. Gallitre (Cral) et J. Mousset (Ademe).

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L'agriculture concernée par la la Stratégie nationale bas carbone (SNBC)

Publié le 18/11/2015

Agriculture >

Lors du Conseil des Ministres du 18 novembre 2015, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a présenté une communication relative à l’adoption de la stratégie nationale bas carbone (SNCB) pour le climat. "Dans le secteur de l’agriculture, la SNBC a pour objectif une baisse de 12 % des émissions, grâce à la mise en oeuvre du projet agro-écologique. Cela passe notamment par la méthanisation, la couverture des sols, le maintien des prairies, le développement de l’agroforesterie et l’optimisation de l’usage des intrants" a indiqué Ségolène Royal.

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Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

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s.49 : 6.47 €/kg

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