Europe : après les élections, mettre en place une nouvelle commission

Europe : après les élections, mettre en place une nouvelle commission

Publié le 07/06/2019

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Résultats. Pour la première fois dans le département, le parti extrémiste conduit par Marine Le Pen arrive en tête d’une élection nationale. Les listes de gauche ne brillent pas mais font un peu mieux qu’au niveau national.Alors que le nouveau Parlement siègera à partir du 2 juillet, les tractations ont commencé autour de la candidature du futur président de la Commission, le tête de liste arrivée en premier n’étant pas sûr de l’emporter.

La liste soutenue par Marine Le Pen arrive pour la première fois dans le département en tête d’un scrutin national. Avec 29 379 voix, elle devance « Renaissance soutenue par la République en marche, le Modem et ses partenaires » de 834 voix. Comme le montre la carte ci-dessous elle est première dans de nombreuses communes, même si la liste portée par le président de la République a mieux résisté dans les zones plus urbaines et notamment sur le périmètre de la communauté urbaine.

À Limoges, la liste LREM l’emporte avec 8 548 voix (ce chiffre représentant 30 % du total des voix obtenues sur le département), devant le RN, 6 586 voix (chiffre qui ne représente que 22 % du total des voix obtenues, ce qui tend a montré que le RN a vraiment fait le plein en zone rurale).

Le RN toujours en progression

Depuis 2004, le FN n’a cessé d’améliorer ses scores. Alors qu’il y a quinze ans, il récoltait moins de deux millions de voix aux échéances européennes, il tourne désormais autour des cinq millions au niveau national. En Haute-Vienne, il passe de 26 730 voix en 2014 à 29 379 alors que la participation n’a progressé que de 10 000 votants. L’augmentation de la participation à ce scrutin européen s’est accompagnée d’une augmentation des votes blancs et nuls, qui passent de 5 % des votants à 7 %.

L’éparpillement des votes a également joué dans cette élection. Si les trente-trois listes en lice n’ont pas toutes obtenu des voix, l’UDLEF (Union démocratique pour la liberté égalité fraternité) n’a pas remporté une seule voix et quinze listes n’ont pas passé la barre des cent voix sur l’ensemble des bureaux de vote, les listes de gauche qui ont un temps tenté de se réunir sous une seule bannière avant d’échouer (PS, Hamon, LFI, PC...) cumulent plus de 30 000 voix. Rappelons qu’en 2014, la liste conduite par Jean-Paul Denanot avait terminé en tête du scrutin avec 32 957 voix.

La liste des Républicains, sur laquelle figurait Guillaume Guérin, premier adjoint au maire de Limoges, ne fait pas mieux en Haute-Vienne qu’au niveau national (11 308 voix, autour de 8 %), bien loin des 21 905  voix obtenues en 2014.

Et si le PPE ne gagnait pas la Commission

En 2014, les partis lancés à la conquête du Parlement européen, avaient fait campagne autour d’un tête de liste susceptible d’accéder à la présidence de la Commission européenne, poste stratégique et hautement convoité. Il y avait alors eu un duel entre Jean-Claude Juncker du Parti populaire européen (PPE) et Martin Schulz, du Parti des socialistes européens (PSE). Le PPE était arrivé largement en tête (217 sièges contre 186 pour le PSE) et Jean-Claude Juncker avait accédé à la présidence de la Commission poste qu’il doit occuper jusqu’au 31 octobre 2019 (voir ci-dessous).

Dès février 2017, le Luxembourgeois avait indiqué qu’il ne se représenterait pas. Mais, à proprement parler, le président de la Commission n’est pas élu, il est issu d’un compromis entre un candidat proposé par le Conseil européen (qui réunit les chefs d’État des 28 pays membres) et le Parlement européen qui doit effectivement l’élire. En 2014, le Conseil européen avait accepté le système du « spitzenkandidaten » et proposé le tête de liste arrivé en tête à la présidence de la Commission. Il n’en sera rien en 2019.

Pas de candidat clair

S’il y a bien eu un débat le 15 mai lors de la campagne entre les têtes de liste des partis européens, et donc les possibles prétendants à la présidence de la commission, dès le 28 mai, les chefs d’État et de gouvernements qui se sont retrouvés à Bruxelles ont avancé des noms et l’Allemand Manfred Weber, pourtant tête de liste du PPE, arrivé en tête avec 175 sièges, n’était déjà plus le seul candidat. La Danoise Margrethe Vestager (tête de liste ALDE) et le Néerlandais Frans Timmermans (tête de liste du PSE) affichaient eux aussi des soutiens, sans parler de Michel Barnier.

Le Français, habile négociateur du Brexit, déjà commissaire européen à deux reprises, a fait savoir avant le scrutin qu’il voulait continuer d’être « utile à l’Europe » et pourrait faire un bon candidat si le PPE acceptait de le préférer à Manfred Weber et si les dirigeants européens parvenaient à se mettre d’accord sur son nom (à majorité qualifiée, il lui faudra donc le soutien de 21 dirigeants européens représentant au moins 65 % de la population européenne). Pour cela, ils se sont donnés jusqu’au Conseil européen des 20 et 21 juin.

Le président français, Emmanuel Macron, n’a pour l’instant pas fait connaître sa préférence et continue de vanter les mérites aussi bien de Margrethe Vestager, de Michel Barnier ou de Frans Timmermans, tout en soulignant le manque d’expérience de Manfred Weber. À l’opposé, la chancelière allemande, Angela Merkel, a réaffirmé son soutien à son compatriote Manfred Weber.

Une fois le président de la Commission élu, les États membres proposeront des candidats aux postes de commissaires, ces derniers seront auditionnés par le Parlement avant l’adoption de la nouvelle Commission par un vote à la majorité en octobre.

Outre la présidence de la Commission, les grandes capitales de l’Union vont tenter d’influer en 2019 sur les nominations à quatre autres postes clés : la présidence du Parlement, celle du Conseil européen, de la Banque centrale européenne (BCE) et celui de Haut représentant pour la diplomatie européenne.

S. M.

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