Faire du moderne avec de l'ancien

Faire du moderne avec de l'ancien

Publié le 02/08/2019

Ruralite >

Patrimoine. Le Moulin du Got, emblème du patrimoine de la ville de Saint-Léonard-de-Noblat ouvre ses portes tout au long de l’année pour dévoiler au public ses méthodes et ses machines d’antan.

Le Moulin du Got, symbole de l’ancienne capitale du papier, Saint-Léonard-de-Noblat, accueille chaque année pas moins de 14 000 visiteurs. Avec son exposition (qui propose un thème différent chaque année), sa visite commentée des ateliers de papeterie et d’imprimerie, ses ateliers créatifs et sa boutique, le Moulin du Got est un incontournable du patrimoine miaulétou.

Une histoire de papiers
L’histoire du Moulin du Got remonte au XVe siècle. À l’époque, c’était un simple moulin à fabriquer du papier et cela a duré jusqu’en 1954. Durant 400 ans ,le papier produit était fabriqué à partir de chiffons. C’était les fibres composant ces vieux tissus qui permettaient de créer le papier.

Le tissu d’époque à partir duquel était fabriqué le papier.  (Ph. S. D.)

Puis le papier paille a remplacé le papier chiffon. Ce papier servait essentiellement à l’emballage : « Les personnes ayant connu les années 1970 ont certainement vu ce papier, les bouchers s’en servaient pour emballer la viande ! », raconte Marie-Claire Cluzel, coordinatrice culturelle.
L’époque d’après-guerre fut l’époque du papier carton, fabriqué à partir de carton recyclé, destiné à la confection des jouets.
C’est dans les années 1990 que le moulin, sur le point de fermer, est devenu une association. « Notre pari était de conserver un patrimoine, une histoire mais aussi de conserver des savoirs-faire : le papier à la main et la typographie Gutenberg », relate Marie-Claire Cluzel.  « Avec ses 24 moulins, Saint-Léonard était la capitale du papier, si il avait été rasé tout aurait été oublié ».

Le moulin aujourd’hui
Le Moulin du Got est aujourd’hui un conservatoire de savoir-faire, un lieu de production et un lieu de visite, autofinancé à 80 % par ses activités.
Grâce aux machines d’origine – toujours en fonctionnement, bien entretenues et surtout automatisées –, la papeterie produit 1,2 tonne de papier par an. C’est essentiellement du papier d’art que le moulin propose pour des pastellistes, des graveurs, des graphistes... produit à partir de lin, de chanvre et de coton.
Côté imprimerie, les machines impriment des livres (d’auteurs, des poésies, des reccueils... à environ 200/300 exemplaires maximum), des cartes de visite, des menus, des faire-parts... en fonction de la demande du client.
Parmi les machines d’imprimerie, la célèbre linotype est toujours en fonctionnement. C’est cette machine inventée, selon la légende par un horloger suisse en 1899, qui a révolutionné l’édition en 1900.
Les maître-mots de la coordinatrice culturelle pour définir leurs produits sont : « On peut très  bien faire du moderne avec du matériel ancien. » En témoignent la boutique ainsi que l’exposition réalisée sur le thème des animaux cette année. En témoigne également le projet innovant auquel travaille l’équipe : produire du papier à partir de fibres végétales. Elle a déjà réalisé une série de papiers en fibres de poireaux produite « à partir de nos propres épluchures, nous ne faisons pas de gaspillage », souligne Marie-Claire Cluzel.

La visite des ateliers
Tout au long de l’année, le moulin est ouvert aux visites. Lors de cette visite commentée on est emmené dans les ateliers du papetier et de l’imprimeur. On y découvre les machines, les méthodes de productions... Des ponts à travers le temps permettent de comprendre l’histoire du Moulin du Got, le contexte historique, les évolutions...
Ces visites sont également ouvertes aux scolaires sur réservation. « Ce qui est génial c’est que l’on s’aperçoit que les enfants qui sont déjà venus dans le cadre scolaire reviennent avec leur famille. Que les enfants soient demandeurs ce n’est pas rien », souligne Marie-Claire Cluzel.

Une association de passionnés
« Nous avons six salariés à plein-temps : un papetier, un imprimeur et le pôle administratif : accueil, secrétariat...», précise la coordinatrice. Un tissu de bénévoles renforce cette équipe de passionnés. « Certains peuvent nous remplacer, nous donner un coup de main et assurent aussi notre promotion dans les salons », ajoute-t-elle. « Par exemple Daniel nous a fait toute la conception de l’exposition. Il a réalisé un montage avec des cartons, des éclairages, accompagnés des textes... Les artistes sont très contents de son travail car il est pensé pour chaque œuvre ce qui la valorise d’autant plus. »
Sandra Driollet

Hors-Série

Hors-serie

Je commande le hors-série spécial championnat de tonte de moutons

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal Union & Territoires

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
averses éparses

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -