Conjoncture : « L’agriculture doit s’adapter très vite »

Conjoncture : « L’agriculture doit s’adapter très vite »

Publié le 13/08/2018

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Lors de la venue du préfet le 25 juillet sur la Ferme Darrigade à Soustons (40), les responsables syndicaux l’ont interpellé sur de nombreux dossiers : intempéries, gestion de l’eau, emploi, Égalim.

Philippe Moinard, président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine, au côté du préfet Didier Lallement. (Ph. P. Dumont)

«Depuis mon arrivée en Nouvelle-Aquitaine, je suis frappé par les caprices de la météo, a expliqué Didier Lallement. L’agriculture doit s’adapter très vite, faire preuve de pragmatisme et de souplesse ». Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est sur ce constat du préfet de région qu’a débuté la rencontre. « L’agriculture a déjà évolué et elle continuera, a souligné Philippe Moinard, président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine (FNSEA NA), mais aujourd’hui il n’y a pas assez de mesures prises pour qu’elle rentre dans le xxiie siècle. » Pour preuve, les sujets abordés ont été nombreux. 
Un sujet central, l’eau
Rebondissant sur les propos du préfet, le premier sujet concernait les intempéries. Toutes les cultures et de nombreux bâtiments ont été touchés par des pluies ou des orages de grêle. « Nous attendons que l’administration soit efficace, fasse accélérer les commissions d’enquête et le classement en catastrophe naturelle », a indiqué Daniel Couderc, secrétaire général adjoint de la FNSEA NA. Conséquence des intempéries, les inondations ont amené sur la table la question de la gestion des cours d’eau. L’absence d’entretien est pointée du doigt. « Des solutions ont été trouvées avec certains préfets de département, il faut pouvoir agir », a précisé Bernard Layre, secrétaire général de la FNSEA NA. Celui-ci a également rappelé le travail mené par la FNSEA NA sur la cartographie des cours d’eau. Il a indiqué qu’aujourd’hui tous les départements ne sont pas logés à la même enseigne et qu’un traitement homogène sur la région était essentiel. Fondamentale également la création de réserves en eau pour sécuriser l’activité agricole. Pour cela, il est nécessaire de simplifier la réglementation et de permettre aux projets programmés de voir le jour. « On peut créer des retenues d’eau dans le cadre du projet territorial et si on obtient un financement de l’Union européenne », a convenu Didier Lallement. Le préfet a également précisé avoir « insisté auprès du préfet coordonnateur de bassin pour une réflexion amont-aval » autour de l’eau. Fin 2017, la FNSEA NA a sollicité le préfet d’Occitanie, coordonnateur de bassin afin de participer aux réflexions sur le futur zonage Adour-Garonne. Des sollicitations qui sont restées lettre morte. Inadmissible pour la FNSEA NA qui dénonce ce « semblant de concertation » ainsi que l’utilisation d’analyses datant de 2014 et 2015 alors que des analyses plus récentes existent. Point positif cependant, Bernard Layre a salué le « travail remarquable et concerté conduit avec les services de l’État sur le Programme d’actions régional (PAR). » Attention cependant à la délimitation de la zone Ouest qui ne repose sur aucun critère clair.
L’économie au cœur des débats
Seul syndicat représentatif des employeurs de main-d’œuvre, la FNSEA NA a abordé le sujet de l’emploi. « Un Contrat d’Objectif Territorial va donner lieu a des consultations mises en place par la région, a rappelé P.  Moinard. Il est inenvisageable que la FNSEA NA ne soit pas associée, or à ce jour, il est impossible de joindre la Direccte. » Autre sujet sur lequel la FNSEA NA se mobilise : les Égalim. Sylvie Macheteau et Denis Bergeron ont présenté au préfet les travaux initiés avec l’ARIA NA autour de la création et du partage de la valeur ajoutée. Qualifiée de « chance à saisir », la démarche va permettre de mettre en avant « ce que l’on fait déjà » pour les deux représentants syndicaux. Le projet ne fait toutefois pas oublier le récent retoquage du projet de loi par la commission mixte paritaire. Le député Moreau reste dans le collimateur des éleveurs.  Enfin, la question du paiement des MAE a fait grincer des dents dans la salle. Et pour cause le paiement du solde de 2016 est repoussé de mois en mois. « Que l’on ne nous parle plus de problèmes de logiciels et que l’on nous paye ce que l’on nous doit ! », a résumé François Avrard, secrétaire général adjoint de la FNSEA NA. Si le préfet n’a pas évoqué de problèmes techniques, il a indiqué qu’il y avait bien un problème de « tuyau » et non de disponibilité des fonds. 
P. Dumont

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