Groupama Centre-Atlantique : aller de l'origine vers l'original

Groupama Centre-Atlantique : aller de l'origine vers l'original

Publié le 18/08/2019

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Interview. « La diversification est un élément majeur de notre développement. » Sans vouloir en dire davantage, Walter Guintard, nouveau président de Groupama Centre-Atlantique, active d’autres contacts partenariaux.

Walter Guintard a créé son entreprise d’électricité en Charente en 1998 et, contractant les assurances nécessaires à son activité, s’est vu proposer quelques mois plus tard de devenir administrateur de Groupama par la conseillère qui l’accompagnait. Il a été proposé à l’assemblée générale du printemps 2000 et n’a pas décroché depuis. Rapidement plongé dans le conseil d’administration de la mutuelle tout en continuant à lancer son activité, il s’est plu parmi les 24 membres de la caisse locale. Son implication dépasse maintenant l’économie locale puisque Walter Guintard a été élu le 26 avril président de Groupama Centre-Atlantique, après un parcours de président de la Fédération départementale de Charente, président de la Caisse locale de Jarnac, membre du Conseil d’orientation mutualiste. Son expertise au sein de Groupama se double d’un engagement d’élu municipal (Les Métairies).
Premier président régional en provenance d’une autre sphère que le monde agricole, il entend croiser l’histoire et l’héritage de Groupama avec la nécessaire ouverture vers d’autres marchés. Après avoir approché, de longue date, les collectivités locales, l’entreprise s’intéresse au monde des professionnels.


Walter Guintard a visité le nouveau siège de Groupama, à Boulazac, « un bel outil, très confortable ». Agen et Limoges ont déjà passé ce cap, d’autres sites le feront bientôt. (Ph. S. Boireau-Tartarat)

• Quels sont les projets de développement de la structure que vous présidez ?
Walter Guintard : Tous les départements s’intéressent au marché des professionnels, y compris agricole. Il n’est pas question d’oublier nos origines, le socle de notre activité. Mais nous allons continuer à nous diversifier et développer la marque sur le territoire ; car Groupama a toujours investi l’ensemble des offres – automobile, habitation, biens, santé... –  sur chacun de ses marchés (particuliers, associatifs et professionnels). Tout se complexifie, notamment en matière réglementaire et juridique, cela demande une organisation millimétrée, un personnel bien formé et compétent, avec des degrés d’expertise toujours plus importants et une bonne connaissance du big data.

Quel est l’état des lieux actuel de votre activité ?
W. G. : Le chiffre d’affaires se partage par tiers entre les exploitants agricoles, un secteur qui reste en progression malgré la concentration du marché agricole , les particuliers salariés-retraités, là aussi en hausse malgré une multitude d’opérateurs sur la place, et les collectivités et entreprises, ce dernier pôle évoluant bien pour les artisans-commerçants, un peu moins selon les années pour les autres entreprises selon les acteurs qui viennent faire des coups.
Nous sommes en conquête de parts sur quasiment tous les marchés, en investissant plus fortement dans le domaine de la santé et de la prévoyance. Le citoyen pense à assurer sa voiture et ses biens, mais sa propre personne reste le dernier des choix. C’est une hérésie dans le domaine professionnel car un dirigeant en invalidité met en péril sa famille et son activité. Cette préoccupation nous a conduit à repenser notre approche de conseil, et commerciale, pour appréhender une logique de risques. La notion de risque a changé : il y a 20 ans, on n’imaginait pas assurer son véhicule autrement que tous risques et sans franchise. Pour la santé, on pense à l’optique et au dentaire, alors que l’hospitalisation est essentielle ! En plus de ces préoccupations, la qualité et la proximité de service restent notre souci majeur.

• Le profil des administrateurs, à votre image, est-il en train d’évoluer ?
W. G. : Je suis certes le premier président qui n’est pas issu du monde agricole, mais on ne va pas renier nos origines, notre ADN. Je peux apporter une autre vision. Le recrutement des élus reflète toutes les nuances du monde de l’entreprise : nous nous diversifions, il faut donc que cela se traduise dans la représentation de l’entreprise. La majorité des administrateurs restent issus du monde agricole, comme le président en Dordogne, mais nous accueillons aussi des particuliers, des salariés, des professionnels de tous horizons qui représentent les secteurs de la santé ou de l’artisanat. Nous nous attachons aussi à évoluer vers une représentation paritaire femmes-hommes chez nos élus.

• Quels sont les aspects que vous allez mettre en avant et qui ne figuraient pas dans votre tradition  ?
W. G. : Nous restons proches des organisations professionnelles agricoles, mais nous allons étendre nos contacts à d’autres organisations du monde économique. Nous en sommes aux rencontres informelles. Les premiers mois de mandature permettent de s’installer, nous entrons dans l’action avec les présidents de département pour conquérir de nouveaux horizons. Les élus sont les premiers ambassadeurs de la marque Groupama, nous devons mieux faire savoir que nous ne sommes pas une entreprise comme les autres : une mutuelle qui a davantage d’élus que de salariés, ça n’existe pas ailleurs que chez nous.

• Composez-vous avec l’évolution démographique, une population rurale vieillissante ?
W. G. : Nous avons des solutions de service et d’accompagnement des personnes à domicile, avec la tablette Noé. Au-delà de cet élément technologique, notre présence humaine est déterminante. Nous assistons même nos clients pour établir leur carte grise. Nous multiplions les services.

• Où en êtes-vous dans l’économie numérique ?
W. G. : Nous poursuivons l’acculturation des collaborateurs et des élus à l’environnement du digital, nous continuons à les familiariser aux fonctionnalités d’internet et des réseaux sociaux, à développer l’image de l’entreprise. La dématérialisation ne nous prive pas d’une présence physique, avec des hommes et des femmes sur le terrain, en complément des services en ligne. Le conseil d’administration tient à cette logique de complémentarité des canaux. Nos clients ont besoin d’un accès jour et nuit à un certain nombre de services, mais ils ont aussi envie et besoin de relations en face en face pour renforcer le lien, « l’assurance » au sens propre.
Notre groupe dispose d’une direction de la transformation digitale et nous poursuivons la veille numérique pour apporter des valeurs ajoutées à l’ensemble de notre sociétariat. Notre offre Gari permet ainsi aux exploitants agricoles d’installer des solutions multiservices sur leur smartphone pour mieux gérer leur affaire. Gari pourrait aussi se développer dans mon domaine professionnel, pour le partage des tâches à distance.
Pour un autre aspect de l’environnement digital, nous sommes membres d’un accélérateur de start-up, French Assurtech, à Niort, composé des principales mutuelles pour accompagner l’émergence du monde de l’assurance de demain.

• Qu’aimeriez-vous voir aboutir au terme de deux ans de mandat ?
W. G. : Continuer à entretenir le relationnel avec l’ensemble des différents acteurs du territoire dans le monde agricole, professionnel et politique. Mais aussi continuer à ouvrir des agences.
Propos recueillis par Suzanne Boireau-Tartarat

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Elevé au pis rosé clair u

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