Habitat : Isoler oui, mais avec quoi ?

Habitat : Isoler oui, mais avec quoi ?

Publié le 11/07/2014

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Avec le coût de l’énergie toujours croissant, le désir d’améliorer le confort de sa maison, les incitations fiscales aux travaux d’amélioration de l’habitat, rechercher l’isolation la plus performante est devenu un passage obligé. Ces dernières années, de nouveaux matériaux dits « biosourcés » sont apparus. Qui sont-ils ? Sont-ils efficaces ?

En neuf ou en rénovation, la question de l’isolation se pose dans chaque projet. Si autrefois le choix était relativement simple, aujourd’hui de nouveaux matériaux s’ajoutent aux traditionnelles laines de verre, de roche et autres polystyrènes. Le souci de respecter l’environnement mais aussi de vivre dans un environnement non pollué a poussé les matériaux biosourcés sur le devant de la scène. Principalement utilisés en isolation intérieure, ils sont issus de matières premières renouvelables d’origine végétale ou animale telles que le bois, la paille, le chanvre, le lin, la laine de mouton ou les fibres recyclées (métis).

Attention toutefois, s’il est vrai que ces isolants sont élaborés avec des composants naturels, ils ne sont en aucun cas « bio ». Comme le précise l’Ademe, « Pour l’instant, aucun document, aucun référentiel reconnu et fiable ne permet de qualifier un produit de construction d’« écoproduit », d’« écomatériau » ou de « matériau écologique ». Et pour cause, d’autres produits entrent dans la composition des isolants biosourcés tels que des liants, des ignifugeants, des antifongiques ou des insecticides. D’autres encore sont nécessaires à leur transport, leur utilisation ou leur recyclage. S’ils restent moins nocifs que d’autres matériaux, les isolants biosourcés ne sont donc pas exempts de tout produit chimique.

Dès lors, comment choisir ?

Plusieurs critères sont à prendre en compte dans le choix de son isolant. Le premier est la capacité du matériau à conduire la chaleur. Pour exprimer son pouvoir isolant, chaque matériau dispose d’un coefficient de conductivité thermique lambda (λ). Plus la valeur λ est faible, plus le matériau est isolant. La majeure partie des isolants courants ont des valeurs lambda comprises entre 0,025 et 0,050 W/m.K (watt par mètre par Kelvin).

Autre critère, la résistance thermique (R) qui permet de mesurer la capacité de l’isolant à résister au froid et au chaud. Elle se calcule en divisant l’épaisseur de l’isolant par la valeur λ. Ainsi plus l’épaisseur choisie sera grande, plus l’isolation sera efficace. Il est à noter que pour bénéficier d’avantages fiscaux, des résistances thermiques minimales doivent être respectées. Dans le cas d’une construction neuve, il faut également suivre la réglementation thermique RT 2012. Celle-ci impose par exemple une résistance thermique supérieure à 8 pour les combles ou la toiture.

D’autres critères de choix doivent aussi être pris en compte : la résistance aux intempéries, aux rongeurs, la conception initiale du bâtiment et, bien sûr, le prix.

Pour être sûr d’éviter les mauvais choix, on peut aussi s’appuyer sur plusieurs normes existantes. La plupart des produits existants disposent d’un Document Technique Unifié qui rassemble leurs règles d’utilisation. Ils peuvent également bénéficier d’un agrément technique européen (ATE), d’un avis technique du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ou d’une certification par l’Acermi.

Les isolants biosourcés étant récents, tous ne bénéficient pas encore de ces labels. En 2010, une trentaine d’avis techniques du CSTB étaient attribués à des matériaux biosourcés (ouate de cellulose, fibres de bois, plumes de canard associées à de la laine de mouton, chanvre-coton). Une trentaine de certifications Acermi étaient attribuées ou en cours (liège, laine de bois, chanvre, plumes de canard, ouate de cellulose…). Les demandes d’évaluation sont en constante augmentation. Enfin, un label « Bâtiment bio-sourcé » a été mis en place fin 2012 pour favoriser l’emploi de ces matériaux plus respectueux de l’environnement.

Isolants classiques vs isolants biosourcés

Au final, il est difficile de préconiser un isolant plutôt qu’un autre. S’agissant des isolants biosourcés, l’Ademe reste prudente : « On manque encore d’informations et de recul sur leurs performances dans la durée pour répondre avec certitude. Cependant, ils présentent des caractéristiques intéressantes et des marges de progrès prometteuses. » Si les isolants biosourcés restent plutôt plus chers que les laines classiques, on leur reconnaît de meilleures performances hygroscopiques (absorption et évacuation de l’humidité de l’air) et acoustiques. Une preuve de leur bel avenir est certainement le fait que les leaders du marché de l’isolation s’y intéressent de près. Après une période durant laquelle ils considéraient ces nouveaux isolants comme marginaux, les fabricants d’isolants classiques arrivent aujourd’hui sur le créneau du biosourcé. Il faut dire que le gâteau devient appétissant. Entre 2010 et 2013, la part des matériaux d’origine végétale sur le marché des isolants a doublé.

P. Dumont.

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