Jean-Paul Denanot en visite au Ciirpo pour un rapport traitant de l’innovation agricole

Jean-Paul Denanot en visite au Ciirpo pour un rapport traitant de l’innovation agricole

Publié le 25/01/2016

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Le député européen Jean-Paul Denanot a visité plusieurs centres de recherche du monde agricole. Impliqué dans l’élaboration d’un rapport d’initiative parlementaire intitulé « Sur la promotion de l’innovation et du développement économique en rapport avec une gestion agricole d’avenir pour L’Union européenne », il entend bien faire remonter les demandes du terrain.

Profitant de sa « semaine verte », le député européen Jean-Paul Denanot a parcouru sa circonscription à la rencontre des acteurs innovants du monde agricole. « Étant shadow rapporteur pour le groupe Socialistes et Démocrates d’un rapport sur l’innovation en agriculture, j’ai choisi de visiter un certain nombre de sites en matière d’innovation agricole. Ce rapport porté par Jan Huitema (PPE, la droite européenne) est très important, c’est l’avenir de l’agriculture même qui est en jeu. Cela concerne toutes les nouvelles technologies. Le numérique évidemment, mais aussi toutes les pratiques de terrain, qui sont importantes, et que j’ai essayé de recueillir, dans les espaces céréaliers, comme la Beauce, à Chartres, à Limagrain à Clermont-Ferrand, mais aussi chez les éleveurs comme aujourd’hui au Mourier. »

Les freins à l’innovation

Pour répondre aux interrogations du député et présenter les activités de recherche du Ciirpo (Centre interrégional d’information et de recherche en production ovine), Denis Gautier, le directeur, et François Vannier, le président. « Répondant à la sollicitation du député européen, nous avons pu lui présenter notre programme de recherches, parler d’innovation, les intérêts de l’innovation, les freins, toutes les choses sur lesquelles on pouvait chercher des voies d’amélioration », a indiqué François Vannier à l’issue de la rencontre. « Dans les freins à l’innovationnous avons dit à Jean-Paul Denanot qu’il faudrait des endroits où l’on puisse exprimer nos besoins et des endroits où des gens qui ont peut-être des solutions à nous proposer puissent examiner nos besoins et nous proposer des solutions. Les solutions pourraient venir d’informaticiens, d’ingénieurs, ou de gens qui ont des solutions dans leur secteur d’activité même s’il n’est pas agricole : l’automobile, l’aéronautique ou la construction. Il faut essayer de trouver des endroits où on peut partager nos interrogations. On l’a vu dans la constitution du Ciirpo il y a plus de 10 ans maintenant, y compris dans le milieu agricole de la recherche, et de la recherche ovine en particulier, le fait de travailler en réseau nous a ouvert beaucoup de perspectives et a amélioré l’efficacité de notre travail. N’oublions pas que la recherche est réalisée au profit des éleveurs. »

Lors de sa présentation, Denis Gautier a également rappelé l’importance de la « mise en réseau » avant d’aborder les centres d’intérêt actuels du Ciirpo : comment diminuer les traitements sanitaires des animaux en exploitant les possibilités offertes par l’alimentation et la génétique, comment finir des animaux en extérieur, conduire un troupeau intégralement en plein air, construire une nouvelle bergerie la plus autonome en énergie et reproductible possible... De nouvelles technologies sont également en test, comme les GrassHopper, ces herbomètres qui permettent de mesurer les hauteurs d’herbe dans les prairies et de les communiquer par Bluetooth à un smartphone ou une tablette équipés d’une application qui synthétise les mesures réalisées et les géolocalise sur une carte. L’objectif est d’estimer instantanément la surface en herbe à offrir au troupeau.

« Il y a encore beaucoup à explorer, a reconnu François Vannier. Sur les boucles électroniques, par exemple, l’Europe a choisi une norme basée sur la fiabilité de la boucle, mais cette norme nous empêche d’exploiter toutes les possibilités offertes par une telle boucle. » Un élément qui a attiré l’attention du député européen et qu’il attend bien faire apparaître dans le rapport final. « Nous devons donner plus d’importance à la recherche et à l’innovation », a-t-il conclu. « J’ai également retenu que les dossiers européens sont trop complexes à monter et que les délais sont trop longs. Ce rapport, à l’initiative du Parlement, sera soumis à la Commission européenne. C’est toujours la Commission qui a l’initiative des rapports législatifs. Ce rapport d’initiative parlementaire pourra donc déboucher à terme sur un rapport législatif ; en tout cas, il aura un impact sur la nouvelle définition de la Pac à venir. »

S. M.

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