Journée maîtres d’apprentissage-apprentis : Une dernière mise au point pour une bonne collaboration

Journée maîtres d’apprentissage-apprentis : Une dernière mise au point pour une bonne collaboration

Publié le 21/10/2016

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Jeudi 13 octobre, le CDFAA de la Haute-Vienne organisait sa traditionnelle réunion maîtres d’apprentissage et apprentis. Ce rendez-vous permet à toutes les parties de faire le point avant d’entamer une année de travail sur le terrain grâce aux représentants de l’inspection de l’apprentissage, de la Direccte, du service prévention de la MSA ou encore de la Chambre d’agriculture.

La formation en alternance par apprentissage est une solution d’avenir, quel que soit le niveau de formation préparée. Cette année, des raisons poussent les acteurs de l’apprentissage à l’optimisme : 210 apprentis se sont inscrits et les formations proposées par le milieu rural et l’aménagement paysager séduisent autant les filles que les garçons, note en ouverture de la réunion Max Delpérié, directeur de l’Eplefpa Limoges Nord Haute-Vienne. Il existe donc un avenir pour ces métiers, même s’il est parfois difficile à décrypter, poursuit-il. 

Des réponses

Cette journée très pratique doit permettre aux maîtres d’apprentissage et aux apprentis de faire le point et « de repartir avec des réponses », souligne Laurent Pouil, le directeur du CDFAA. Les différents sujets évoqués, dont la prévention, sont importants et méritent d’être exposés au débat. Laurent Pouil a par ailleurs regretté que, malgré une bonne rentrée sur l’ensemble du CDFAA, la filière animalerie par apprentissage était sur le point de disparaître à Magnac-Laval, faute de candidats en nombre suffisant. Par contre, un bon démarrage de la formation Certificat spécifique ovin (CSO) par apprentissage avec 12 inscrits est à souligner. 

La Chambre d’agriculture en appui

« Le service apprentissage de la Chambre d’agriculture dispense les informations aux employeurs, aux jeunes et à leurs parents », rappelle Corinne Mallefond, responsable de ce dossier. « On aide à l’établissement des contrats, on vérifie puis on enregistre ces mêmes contrats », ajoute-t-elle. Ce service est aussi à même de fournir des informations à propos des aides existantes : les exonérations quand il y a embauche d’un apprenti, les mesures mises en place pour des entreprises de moins de 11 salariés, les aides régionales qui ont changé avec la réforme territoriale... Des aides existent pour des apprentis en situation de handicap... Un crédit d’impôt peut concerner certains maîtres d’apprentissage... Pour en savoir plus à ce sujet, Corinne Mallefond conseille vivement de se rapprocher de son comptable. 

Être précis

Jean-Luc Martineau, de l’inspection de l’apprentissage, a quant à lui évoqué l’importance du rôle du maître d’apprentissage. « Avant l’embauche d’un apprenti, il faut définir les besoins de l’entreprise, évaluer le travail qui lui sera confié ainsi que le temps nécessaire à sa formation. L’apprentissage doit participer à la stratégie de l’entreprise. Aussi, il faut bien évaluer quel niveau de formation peut y être préparé », indique-t-il. Tout doit être pensé pour que l’apprentissage se déroule dans de bonnes conditions, depuis l’accueil du jeune jusqu’aux informations qui lui seront communiquées. « Il faut être précis et ferme », souligne Jean-Luc Martineau. « Il n’embauche pas autour de 8 h, ce qui peut être 8 h 15 voire même 9 h, mais à 8 h pile », dit-il en exemple. D’un point de vue pédagogie, les maîtres d’apprentissage bénéficient de l’appui du CDFAA afin de se positionner le mieux possible. L’après-midi du jeudi 13 octobre leur a d’ailleurs permis d’aborder les principaux outils à mettre en place à cet effet avec l’équipe pédagogique du centre de formation. 

Quand l’apprenti n’a pas son diplôme à l’issue de sa période de formation, Jean-Luc Martineau enquête pour voir si le problème vient de l’entreprise ou du jeune et mesurer la part de responsabilité des deux parties. Si aucun problème particulier n’est relevé, le jeune peut avoir une autre chance et faire une année de plus pour essayer d’avoir son diplôme. 

La question des travaux interdits et réglementés pour les jeunes de plus de 16 ans et de moins de 18 ans a été abordée par Patrick Justin de la Direccte. Le législateur a voulu simplifier la procédure. Aujourd’hui, il faut faire une déclaration de dérogation auprès de l’inspecteur du travail avant l’affectation d’un jeune (stagiaire ou apprenti) aux travaux qui y sont identifiés. La déclaration est ensuite valable pour une période de 3 ans. Si des modifications apparaissent, elles seront signalées à l’inspecteur du travail sous 8 jours. Pendant les 3 ans, les jeunes peuvent se succéder sur l’exploitation. 

Identifier les risques

La prévention des risques n’a pas été oubliée. Stéphane Dardillac, chargé de ce dossier à la MSA, en a rappelé les grands fondements. « L’objectif est de préserver le capital santé des salariés. Avant, les prescripteurs donnaient des outils pour gérer les risques. Aujourd’hui, l’employeur doit évaluer ses propres besoins », dit-il en préambule. 

L’analyse du risque consiste à observer, comprendre puis agir. Une fois que les risques sont « mesurés », il est nécessaire de les « expliquer » aux jeunes. 

En agriculture, les principaux risques sont liés au travail avec les animaux (la MSA dispense des formations pour améliorer les précautions à prendre). Les mouvements répétés et le port de charges sont problématiques, notamment pour les salariés vieillissants car les problèmes apparaissent dans la durée. Il est nécessaire dans ce cas de figure de trouver des solutions pour réduire la pénibilité et l’usure de l’organisme, ajoute Stéphane Dardillac.

Être attentif au matériel utilisé, à l’individu à qui on confie des tâches (est-il apte au travail proposé ?) et aux caractéristiques de l’environnement (trous, fossés, pentes, lignes électriques...), donc privilégier une bonne organisation, permet de limiter les risques d’accident. Car si certains déclarent « chez moi, je privilégie l’économique, je n’ai pas le temps de faire de la sécurité », la sécurité génère souvent des économies... Car, en cas de dégâts matériels liés à un simple défaut d’attention, la responsabilité en incombe à l’employeur. 

Répéter les consignes de sécurité est important. L’apprenti, lui, doit les respecter et suivre les directives de son maître d’apprentissage qui est son employeur. Devant les remarques de certains professionnels dans la salle à propos de l’usage parfois inapproprié du téléphone portable, les différents intervenants ont souligné la possibilité de mettre en place un règlement intérieur propre à l’entreprise pour en réduire l’usage, et donc les nuisances que cela peut parfois entraîner... 

N. P.

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