L’État et la Région signent pour une agriculture durable

L’État et la Région signent pour une agriculture durable

Publié le 18/04/2014

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Après un long travail mené en 2013, le Plan régional de l’Agriculture durable (Prad) a été signé lors de la session de la Chambre régionale d’agriculture, le 7 avril dernier. Les membres de l’assemblée en ont profité pour interpeller le président du Conseil régional et le préfet de Région sur les sujets du moment.

Signature Cral Durable

Jean-Philippe Viollet, président de la Cral, Jean-Paul Denanot, président de la Région Limousin, et Michel Jau, préfet de la Région, ont signé lundi 7 avril le Plan régional pour une agriculture durable.

La session de la Chambre régionale d’agriculture de la semaine passée a débuté par un double constat de son président : la réduction systématique des moyens financiers avec un nouveau plan d’économie de plus de 50 milliards d’euros annoncé par le Premier ministre et l’affirmation toujours plus marquée du niveau régional. C’est dans ce contexte que la Cral doit aujourd’hui poursuivre son action. Témoin de la montée en puissance des régions, la récente délégation de gestion des fonds Feader de l’État vers la Région Limousin*. Jean-Philippe Viollet a rappelé à ce sujet les priorités de la profession : soutien aux JA, aux investissements productifs dans le cadre du Plan de compétitivité ainsi qu’à la MAEC (Mesure agroenvironnementale Climat) système proposée par les JA. « Je sais que nous avons été entendus au moins en partie, a ajouté le président. Nous demandons à ce que cette nouvelle programmation soutienne le développement des productions majeures de notre région en bovins et ovins et les projets permettant d’apporter de l’emploi et de la plus-value économique sur le territoire et dans les exploitations. » Pour la FRSEA Limousin, Bruno Gausson a réaffirmé la « très forte nécessité de relancer la production, la compétitivité et l’investissement » appelant à lever les freins techniques pour la mise en place de la MAEC des JA. Il a été rejoint sur ce point par Pascal Coste, secrétaire général de la Cral. « La MAEC des JA n’est pas négociable, a-t-il déclaré. Il faut impérativement que soient respectées deux conditions : pas de saupoudrage et un Indice de Fréquence de Traitement (IFT) 2. »

Des inquiétudes demeurent

Malgré la prise en compte par la Région des propositions de la profession, des incertitudes subsistent. Quels montants et quelle utilisation des fonds alloués au développement rural ? Quel statut pour l’agriculteur dans la future Loi d’avenir ? Quid de la transformation possible des EARL en Gaec évoquée par François Hollande à Cournon ? Sur cette dernière question, Jean-Paul Denanot a précisé : « Il faut être intransigeant. Tout le monde doit obtenir ses droits. On ne peut imaginer que cela ne puisse pas se faire. »

D’autres points ont également été soulevés par les participants à la session. En tête de liste, les contraintes environnementales qualifiées par Tony Cornelissen, président de la chambre d’agriculture 19, de « freins à la dynamique de production », en particulier celles liées à l’eau. Bernard Goupy, vice-président de la Cral, a mentionné l’avis réservé de la Cral sur le Plan d’action régional Nitrates et s’est inquiété des projets d’extension de zones Natura 2000 et d’augmentation des captages prioritaires évoqués en ce moment. Le préfet de Région a répondu par ces mots : « On ne peut laisser l’agriculture en dehors de la règlementation pour sa propre survie mais la règlementation ne doit pas apporter plus d’inconvénients que d’avantages. » Michel Jau a aussi annoncé l’arrivée d’un nouveau directeur régional de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement. « La Dreal doit être un facteur d’assouplissement », a-t-il ajouté. Jean-Paul Denanot a évoqué pour sa part la surabondance de « règlements tatillons ». La fin des quotas laitiers en 2015 et les rumeurs sur une diminution de l’enveloppe consacrée à la PMTVA inquiètent également les professionnels. Sur la question du lait, le président de Région a souligné la nécessité de régulation. Concernant la PMTVA, il a affirmé : « On ne peut aller en dessous de ce qui est prévu. » (NDLR : 200 e/vache pour les 40 premières.)

La signature du Prad a été l’occasion pour les services de l’État et la Région de signifier leur soutien à l’agriculture. « Ce Prad est placé sous le signe de la durabilité, avec deux axes forts : la valeur ajoutée et la diversification, a souligné Jean-Paul Denanot. Sans oublier notre ADN qui est l’élevage. » Si la profession s’est félicitée que l’économie soit au cœur du Prad, elle veillera néanmoins à ce que celui-ci soit transformé en actes, comme l’a rappelé Bruno Gausson pour la FRSEA Limousin.

D’un point de vue pratique, la directrice de la Draaf a rappelé les prochaines échéances, à savoir la prochaine tenue d’un Conseil supérieur d’orientation. Il fixera les derniers arbitrages sur la Pac et l’année de transition et permettra d’effectuer des simulations sur l’évolution des exploitations et notamment du niveau des DPU d’ici à 2019.

P. Dumont.

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Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

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Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
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