L. Cayrel, dernier préfet du Limousin

L. Cayrel, dernier préfet du Limousin

Publié le 20/10/2014

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Lors de sa présentation à la presse, vêtu de son uniforme, le nouveau préfet du Limousin et préfet de la Haute-Vienne s’est présenté comme un représentant de l’État aguerri. Laurent Cayrel, sorti de l’ENA en 1981, a connu les conflits sociaux comme directeur du cabinet du commissaire de la République du département de la Savoie lorsque les routiers bloquaient la France. Il a découvert le « risque professionnel », comme il le dit lui-même, à Condom, où le foie gras était présent à trop de repas. À Narbonne, alors sous-préfet, il fait la connaissance des mouvements agricoles et notamment des manifestations bruyantes des viticulteurs. Il complète cette expérience dans le Jura, comme préfet. « Dans le Jura, j’ai pu appréhender les problèmes agricoles sous un autre angle. »

Les crises sanitaires ne lui sont pas épargnées. S’il garde un excellent souvenir de son passage en Nouvelle-Calédonie (1994), « l’une des plus belles expériences de ma carrière », il doit gérer comme préfet de la région Réunion le début de l’épidémie de chikungunya.

Laurent Cayrel succède à Michel Jau, comme préfet de la région Limousin et préfet de la Haute-Vienne.

De son dernier poste, il ne dira rien : « J’ai été préfet du Var, comme vous le savez. » L’homme a une belle voix grave et un humour pince-sans-rire. Il ajoute encore qu’il a déjà négocié précédemment deux contrats de plan État-Région et que celui en cours (renommé CPER, contrat de projets État-région) ne lui fait pas peur. « Grâce au travail de mon prédécesseur, je n’ai pas de mauvaises nouvelles à annoncer au président de Région. » Car il n’y a pas d’ambiguité : « La négociation du CPER se fait avec le président du conseil régional. » D’ailleurs, pour lui, la phase de négociations n’est pas l’essentiel. « Le CPER, ce n’est pas le jour où on le signe qui est important, mais le jour où on le met en œuvre. »

Nitrates en zones vulnérables

Dans les semaines qui viennent, le nouveau préfet du Limousin et, pour cause de réforme territoriale, sans doute le dernier, a prévu de se rendre dans une exploitation agricole. « Par ce biais, je souhaite engager un dialogue et mettre en place une méthode de travail avec la profession agricole. » En homme d’expérience, il a tout de suite vu que le dossier chaud du moment n’était pas le projet de LGV (qui suit son cours), mais la mobilisation des agriculteurs autour de l’extension du périmètre des zones vulnérables aux pollutions par les nitrates d’origine agricole. « Ce ne sera pas un dialogue facile », estime-t-il.

S. M.

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