La mise en place de la filière porc Bio Limousin intéresse une délégation belge

La mise en place de la filière porc Bio Limousin intéresse une délégation belge

Publié le 15/04/2014

Agriculture >

1

Le 25 et le 26 mars, une délégation de cinq responsables d’organisations agricoles de la province de Liège en Belgique s’est rendue en Limousin pour découvrir la filière porcs bio portée par Porlim et le groupement Païso.

Après la découverte de l’élevage du lycée agricole de Naves le mardi 25 mars, ils ont pu s’entretenir avec un boucher installé en Corrèze qui valorise bien ce type de produits. Le mercredi 26 mars, ils se sont rendus au Gaec de Panlat à Rilhac-Rancon, où un élevage de 50 truies est conduit en système naisseur-engraisseur en bio, en complément d’un troupeau de 45 vaches limousines dont la plus grande partie des produits est engraissée (génisses de Lyon, vaches de réforme et bœufs de 3 ans). Christophe Bouzonie s’occupe plus particulièrement de l’atelier porcin. Il a accueilli les visiteurs et tous en ont profité pour découvrir l’élevage et la structuration de la filière bio.

porc bio

«50 truies sont conduites en 8 bandes de six », indique en préambule Christophe Bouzonie. « On compte environ une dizaine de petits par truie. Ils sont sevrés à 6 semaines et placés à l’engraissement dans la foulée. On a entre 50 et 60 cochons par bande. Ils restent six mois dans l’atelier avant d’être vendus à Païso », ajoute-t-il.

Du bio depuis longtemps

Ici, le bio est une histoire de famille. Le père de Christophe, qui exploitait cette ferme avant que son fils ne reprenne les rênes en 1999, avait déjà testé le bio en 1986 sur ses céréales. C’est en 1991 qu’il a commencé à commercialiser ses premiers animaux de boucherie (des bovins) sous ce label. Un boucher de Bordeaux a alors débuté une collaboration avec cet élevage qui dure encore aujourd’hui.

En 2002, Christophe s’est associé avec Armel Rommeluère. Deux ateliers se sont structurés : Armel se consacre aux bovins et Christophe aux porcs.

délégation belge porc bio

Ci-dessus, Francis Fréchou et Christophe Bouzonie présentent les derniers porcelets sevrés à la délégation belge ainsi qu’à un représentant de Sovipa et un représentant du lycée agricole de Naves.

Sur les 135 ha de SAU de l’exploitation, 50 ha sont consacrés chaque année à la culture de céréales. Dans ce système en bio, la rotation va vite. De nouvelles cultures sont régulièrement testées comme le soja par exemple. Toutes les céréales (maïs grain, triticale, blé...) sont utilisées pour fabriquer l’aliment à la ferme. Il servira à couvrir une grande partie des besoins des deux cheptels. «Pour les porcs à l’engraissement, je n’achète que les aliments premier et deuxième âge auprès d’un fournisseur partenaire de la filière bio », précise Christophe.

Structurer la filière

Quand les responsables ont décidé de développer la filière porcs bio du Limousin, l’Agence bio a insisté pour que ce soit une filière structurée avec des partenaires identifiés et des éleveurs intéressés et organisés.

En 2003, rappelle Francis Fréchou, animateur à Porlim, la production de porcs bio a chuté. Mais à l’époque, rien n’était organisé. Les producteurs étaient nombreux et diffus, et ils n’avaient pas de régularité ni dans l’apport, ni dans la qualité des animaux. Le marché n’a pas supporté ces aléas. Aussi, en 2009, quand la réflexion a repris, une exigence a vu le jour : mettre en place des élevages d’au moins 50 truies pour avoir assez de matière, et ce régulièrement, afin de bien approvisionner les abatteurs. « Avec ce projet, il est question de faire du porc économiquement viable », souligne Francis Fréchou. Il ajoute : « En 2009, on a bien précisé qu’une IGP existait pour le porc du Limousin et qu’on voulait donc appeler notre produit Porc bio du Limousin. J’insiste sur ce point car le consommateur de bio veut manger local. »

Aujourd’hui, la filière Païso compte, en Limousin, quatre éleveurs de porcs bio pour 5 400 porcs par an. Pour la conforter, il est question de mettre en place une contractualisation avec les abatteurs. Quand elle sera actée, de nouveaux producteurs pourront être installés. Pour le moment, une cinquantaine de porcs bio sont contractualisés par semaine par Païso avec des clients (abatteurs et bouchers).

N. P.

Hors-Série

Hors-serie

Je commande le hors-série spécial championnat de tonte de moutons

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal Union & Territoires

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
en partie ensoleillé

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -