La Safer régionale est née

La Safer régionale est née

Publié le 01/07/2019

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Foncier. La fusion des trois anciennes Safer régionales a été votée le 20 juin à Périgueux. Patrice Coutin, des Deux-Sèvres, devient le président d’une structure réunissant les douze départements de Nouvelle-Aquitaine.

La création de la Safer Nouvelle-Aquitaine est le fruit d’un travail entrepris depuis 3 ans à la suite des lois d’Avenir et NOTRe. Le nouveau président, Patrice Coutin, a tenu à remercier Francis Massé, le président de la Safer Aquitaine Atlantique pour avoir mené cette fusion « d’une main de maître ». Ce dernier tire sa révérence. Il a d’ailleurs été honoré en fin d’assemblée en recevant la médaille de commandeur dans l’ordre du mérite agricole. Le 20 juin,  au théâtre de l’Odyssée à Périgueux, le conseil d’administration a rendu effective la fusion des trois anciennes Safer régionales, celles du Poitou-Charentes, l’Aquitaine Atlantique et la Marche Limousin. Patrice Coutin, ancien président de la Safer Poitou-Charentes, en prend la présidence. Il a été élu à l’unanimité moins une voix. Il sera soutenu dans sa tâche par deux vice-présidents : Jean-Luc Niveau, du Limousin, et Fabien Joffre, de la Safer Dordogne. Philippe Tuzelet devient le directeur général. Patrice Coutin n’a annoncé aucune suppression de postes ni de mobilité imposée aux salariés. La nouvelle structure en compte 150, dont une soixantaine en Poitou-Charentes, autant en Aquitaine et une trentaine en Limousin. Le siège social sera situé à Verneuil-sur-Vienne, l’actuel siège de la Safer du Limousin. « Nous avons renforcé le rôle des comités techniques départementaux en octroyant plus d’autonomie à l’échelon départemental, toujours dans une politique d’orientation régionale », a-t-il indiqué.

Servir l’intérêt général
« La régionalisation est une opportunité pour tirer le meilleur de chacun », a ajouté le nouveau président. Pour en faire la démonstration, il a cité trois exemples d’actions extraites des anciennes régions comme la politique de communication et de partenariat mise en œuvre en Aquitaine Atlantique. Du Limousin, il a repris la politique d’accueil et de recherche de porteurs de projets qui s’étend aux autres départements avec la création d’un poste régional. La politique d’appui aux collectivités locales du Poitou-Charentes a été mise en lumière. La Safer est sollicitée pour accompagner les projets d’intérêts généraux tels que la LGV qui relie Paris et Bordeaux. La Safer régionale souhaite aussi faire plus et mieux pour la filière bois. « Je veux une Safer innovante et ambitieuse au service des politiques territoriales », a martelé Patrice Coutin. En dépit de cette extension géographique, il s’agit pour la nouvelle entité de poursuivre les missions en faveur des politiques publiques. « La Safer accompagne des projets et apporte son savoir-faire en matière d’ingénierie et de médiation pour rechercher le consensus », a rappelé Patrice Coutin. Dans cette optique, le renouvellement des générations et l’installation de jeunes agriculteurs restent une priorité. « On espère aller encore plus loin avec la Région Nouvelle-Aquitaine et un partenariat qui se renforce à partir du 1er juillet. »
Protéger les terres agricoles
Pour les représentants de la Safer Nouvelle-Aquitaine, encore trop de foncier échappe au contrôle des outils de régulation. Emmanuel Hyest, président de la Fédération nationale des Safer, et Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, ont affirmé leur attente d’une loi foncière. « Les Safer sont la garantie de la paix sociale et de la paix tout court sur un territoire », selon Emmanuel Hyest. Il a relevé que les terres sont majoritairement détenues par des sociétés en France. « Ce n’est pas un problème en soi si on avait les moyens de contrôler les transferts de parts à l’intérieur de ces sociétés. On pourrait faire de la régulation. Sauf que l’imagination de ceux qui veulent outrepasser la loi va plus vite que la loi elle-même. » Il existe quatre marchés pour accéder au foncier : la vente, la location, le transfert de parts de société et le travail délégué. Le ministre de l’Agriculture a annoncé une loi foncière en 2019. La FN Safer a envoyé des propositions sur ce qu’il faudrait y mettre pour revenir à une régulation avec notamment le contrôle des transferts de parts de société. « Cela ne veut pas dire que l’on empêche mais que l’on permet. Aujourd’hui, il existe des terres exploitées sans agriculteurs. C’est dramatique. Si on ne trouve pas la solution pour éviter cet accaparement massif, on va vers un changement de société. »
Alain Rousset a abondé dans ce sens assurant de son soutien la Safer régionale. « La France n’est pas encore trop touchée par ces achats d’immenses quantités de terrain par des sociétés coréennes, taïwanaises ou autres. Par endroits, cela commence. On aura peut-être à s’inspirer du modèle forestier beaucoup plus défensif que le modèle agricole. » Il veut aller plus loin sur l’installation : « Avec 2 200 installations pour 3 500 cessations, le compte n’y est pas. Il faut faciliter les transmissions et le portage, peut-être inventer un fonds de garantie. »  Rappelant au passage que l’étalement urbain a été, dans la grande région, le plus important de France ces dix dernières années.
Alexandre Merlingeas

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