« Le Parlement européen est démocratique »

« Le Parlement européen est démocratique »

Publié le 18/04/2019

Ruralite > Collectivités >

Élections européennes. Karine Gloanec Maurin, députée européenne, était de passage à Limoges le 29 mars. Elle est revenue sur ses dix mois de mandat à Bruxelles. Elle est à nouveau candidate.

La députée Karine Gloanec Maurin, lors de son passage à Limoges le 29 mars. Pour les élections, elle figure sur la liste du PS - Place publique, conduite par Raphaël Glucksmann. (Ph. S. M. )

Le 11 juin 2018, Karine Gloanec Maurin a pris ses fonctions au Parlement européen, en remplacement de Jean-Paul Denanot. Élue d’une petite commune du Loir-et-Cher, Couëtron-au-Perche, siégeant dans les rangs du groupe de l’alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), elle a avoué faire parfois le grand écart entre un petit conseil municipal et un parlement où siègent 751 députés.

« Je trouve aujourd’hui qu’il n’y a rien de plus démocratique que le Parlement européen, a-t-elle estimé lors d’un déplacement à Limoges le 29 mars. Les élus doivent être présents, justifier de leur vote. Les obligations de transparence sont très fortes. Tous nos débats sont enregistrés, on peut nous écouter, surveiller la manière dont nous nous comportons, et pourtant les citoyens se sentent loin de l’Europe, il y a un truc qui ne fonctionne pas. »

La députée dénonce la décision qui a été prise de renoncer au découpage en huit circonscriptions interrégionales et de repasser à un système reposant sur des listes nationales. « C’est une erreur. Certes, ma circonscription d’élection est grande (Centre, Limousin et Auvergne). Tout cela pour cinq députés. Mais en un an de mandat, en dix mois, j’ai parcouru tous les départements, car il faut incarner l’Europe, il faut expliquer son fonctionnement, aborder les choses de manière pédago, transmettre les valeurs. Et plus que des grands principes, il faut parler du concret, pourquoi ça marche, pourquoi ça ne marche pas. Il faut prendre le désamour des institutions européens à bras le corps. »

De la stabilité

Elle fait encore un autre reproche à la manière française d’aborder l’Europe : « En France, on n’a pas, comme les Allemands ou d’autres États, la culture du mandat renouvelé qui est pourtant nécessaire pour qu’un député s’inscrive au mieux dans le fonctionnement européen. »

Le fonctionnement des institutions européennes reste encore bien souvent obscur pour beaucoup de citoyens. Les relations entre la Commission et le Parlement ne sont pas toujours bien comprises. « Le Parlement n’a pas de levier législatif, a-t-elle rappelé. On ne peut pas proposer de projet de directives, mais nous fournissons un important travail d’amendements. »

L’élue, après plusieurs mois au Parlement, a également mis l’accent sur la temporalité  : « Le rythme, à l’Union européenne, n’est pas forcément le rythme politique de chaque État membre. Avec tous les aléas que cela produit : impatience, incompréhension. Mais il faut y croire. »

L’élue estime que les textes législatifs discutés au Parlement européen sont souvent plus ambitieux que ceux en vigueur dans les États membres. « Sur la sécurité alimentaire, par exemple, je ne pense pas qu’elle serait aussi forte, s’il n’y avait pas l’UE. »

En tant que membre titulaire de la commission de l’agriculture et du développement rural, Karine Gloanec Maurin a suivi les échanges sur la future Pac. Elle a regretté que la Commission, en faisant traîner les choses, n’ait pas permis aux députés en place de tracer les grandes lignes de la prochaine Pac. Elle a même trouvé « inquiétant les propositions de la commission. Ils ont sabré le budget de la politique la plus intégrée de l’UE. Selon les calculs de notre groupe, cela correspond à un budget en baisse de 15 % par rapport à la période précédente, 2014-2020, et même -20 % sur le 2e pilier, qui permet pourtant de financer les changements de pratique. Le texte avancé par la Commission n’est vraiment pas bon. Quand nous en avons parlé avec le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, il nous a répondu qu’il avait bien compris que le secteur agricole n’était pas satisfait de cette proposition, mais que les États ne voulaient pas payer plus ».

Stéphane Monnet

Hors-Série

Hors-serie

Je commande le hors-série spécial championnat de tonte de moutons

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal L'Union Agricole

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
bien ensoleillé

19°

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -