FDSEA 87 et JA 87 mènent des actions dans les grandes surfaces

FDSEA 87 et JA 87 mènent des actions dans les grandes surfaces

Publié le 30/07/2015

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Les éleveurs du sud ouest haut-viennois étaient près d’une centaine à se mobiliser à l’appel de leurs représentants syndicaux FDSEA-JA mardi 28 juillet pour répondre au mouvement national de lutte pour leur revenu. La mobilisation va se poursuivre dans les jours qui viennent. Avis aux grandes surfaces et aux abatteurs !

Notre vidéo : action menée dans les GMS d'Ambazac.

Mardi 28 juillet, les agriculteurs du sud ouest de la Haute-Vienne ont opéré des visites de grandes surfaces à l’appel de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs du secteur. Cette décision a été prise « suite à l’accord du 17 juin, pour répondre au mot d’ordre de la FNB d’aller voir en magasin ce qu’il s’y passe », a précisé Boris Bulan par téléphone.

La viande et le lait ont fait l’objet d’attentions particulières. « Nous avons attaché de l’importance à la provenance des produits, aux prix pratiqués et aux marges réalisées par les grandes surfaces », indique le responsable syndical. Les gérants des magasins ont joué le jeu. En indiquant des marges sur le rayon boucherie allant de 24 à 26 %, « ils se sont avérés cohérents. Généralement, elles sont aux alentours de 30 % comme nous avons pu le voir quand on suivait l’observatoire des prix et des marges », ajoute Boris Bulan.

La tension est montée d’un cran quand les éleveurs sont tombés sur du lait en provenance de Belgique et du Danemark, sur de la viande de porc espagnole ainsi que sur des morceaux de viande présentant une qualité douteuse. Devant ces découvertes, les syndicalistes se sont rapprochés des gendarmes présents sur les lieux pour qu’ils constatent. Après avoir vidé le lait, ils se sont enquis d’informations à propos des viandes qui ne répondaient pas aux exigences de provenance et de qualité.

C’est ensuite qu’ils ont décidé de se rendre à l’abattoir de Limoges, sur le site de l’entreprise Plainemaison à l’origine de la livraison de ces viandes. Après une discussion riche développée sur le parking, ils ont quand même pu visiter les frigos où tout est apparu en ordre. L’entreprise Plainemaison ne traite pas le porc sur son site de Limoges. Si elle en commercialise, c’est afin de compléter l’offre auprès de ses clients. Elle s’approvisionne ailleurs mais ne joue aucun rôle dans l’abattage, la découpe et le conditionnement des morceaux, leur a indiqué leur interlocuteur. Quant au fait que la viande ne se soit pas bien conservée, les conditions observées sur le site de Limoges mettent l’entreprise hors de cause. Rupture de la chaîne du froid ou températures extrêmes rencontrées peuvent faire partie de la liste des explications possibles...

En tout état de cause, les syndicalistes ont pu mener leurs investigations à bien et engager à chaque fois des dialogues constructifs.

Pour la suite, ils ont repéré trois carcasses qu’ils vont suivre à la trace pour établir les marges réalisées et essayer de voir où sont passés les 5 centimes promis le 17 juin...

D’autres actions devraient suivre, réparties sur le département. Il s’agit de renforcer la vigilance, de montrer que les agriculteurs veillent et qu’il est hors de question pour les distributeurs de faire n’importe quoi !

Une question d’équité !

Emmanuel Rabaud, président du Crépal et membre de la FDSEA Haute-Vienne insiste quant à lui sur l’importance de la labellisation et de la traçabilité en Limousin. « L’application du logo viande française demandée par le ministère sur toutes les viandes est une bonne chose. Mais au niveau local, on a mis en place depuis très longtemps des signes officiels de qualité qui vont bien au-delà de cette démarche », souligne-t-il.

Si un constat positif a pu être fait lors de la visite de l’entreprise Plainemaison mardi soir ( « les abatteurs jouent le jeu et travaillent en priorité avec le local. Dans les frigos, on a trouvé de la viande bovine et ovine issue d’élevages de la région » ), dans les élevages, il faut continuer à travailler avec la qualité et miser sur le haut de gamme. Mais attention ! « il faudra veiller à une répartition des marges pertinente et faire en sorte que les éleveurs ne soient pas la variable d’ajustement de la filière », ajoute-t-il. « Aujourd’hui, seul le syndicalisme FDSEA-JA est capable de demander des comptes aux membres de la filière et ceci uniquement dans le but de conforter le prix payé à l’éleveur. C’est pour cela que le dialogue avec les abatteurs est important », souligne Emmanuel Rabaud.

Le revenu est le résultat du prix de vente auquel on retranche les charges. « En Limousin comme en France, on a des charges importantes, on a une pression administrative forte et des contraintes environnementales beaucoup plus nombreuses que dans les autres pays de l’Union européenne. Ce qu’on demande, c’est d’en avoir autant mais pas plus que les autres pays de l’UE. C’est une question d’équité et de justice intracommunautaire, ni plus, ni moins », conclut-il.

N. P.

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Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

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