Les discriminations minent la République

Les discriminations minent la République

Publié le 11/05/2018

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Société. Les acteurs territoriaux présents dans les quartiers prioritaires de Limoges se sont dotés d’un plan de lutte contre les discriminations pour les trois années à venir.

Qu’est-ce qu’une discrimination ? Si la définition juridique est bien déterminée, dans l’opinion courante, la notion donne lieu à toutes sortes d’interprétations. La discrimination est, pour la loi, le fait de traiter moins favorablement une personne en raison de son origine, son sexe, sa situation de famille, sa grossesse, sa religion, son lieu de résidence, ses opinions politiques ou syndicales... Le législateur a retenu 24 critères de discrimination. Elle est répréhensible lorsqu’elle conduit à refuser un bien, un service, un emploi, à entraver une activité économique...

Les signataires du plan territorial de lutte contre les discriminations ont ciblé deux priorités : les discriminations liées à l’origine et celles liées au sexe. (Ph. E. Dueso)

Formalisation

Depuis les années 2000, la politique de la ville menée à Limoges prend en compte la lutte contre les discriminations mais les actions étaient « disparates », jugent les partenaires. La loi du 21 février 2014 sur la politique de la ville donne au contrat de ville la mission de fixer un cadre aux partenaires. Dans cette optique de formalisation des actions de chacun, un plan territorial de lutte contre les discriminations a été signé par les acteurs publics intervenant dans les quartiers prioritaires : Ville de Limoges, Agglomération de Limoges, État, Région, Département, Caisse d’allocations familiales, Agence régionale de santé, Caisse primaire d’assurance maladie, Pôle emploi et Mission locale de l’agglomération.

Même si cette action « vise à sensibiliser plutôt qu’à punir [...] la discrimination est un délit » rappelait Gérard Vandenbroucke,
président de l’agglomération. Les signataires ont fixé deux priorités : les discriminations liées à l’origine réelle ou supposée et celles entre hommes et femmes qui sont « en pleine explosion », notait Gérard Vandenbroucke.

Chantier d’une grande « complexité », soulignait Émile-Roger Lombertie, maire de Limoges, la lutte contre les discriminations est devenue une priorité autour de laquelle s’accordent tous les responsables en charge de son déploiement. « Les discriminations du quotidien minent le socle républicain », affirmait Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental. Selon le rapport 2017 du Défenseur des droits, 34 % de la population active ont vécu une situation de discrimination. Ce taux s’élève à 65 % lorsqu’il s’agit de femmes noires, arabes ou asiatiques ou perçues comme telles.

Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne, constatait à l’occasion de cette signature : «  Le constat est patent. On voit bien que l’accès à l’emploi est difficile pour certaines populations. On voit bien que l’allure de nos assemblées n’est pas celle de la population que l’on croise dans les rues de Limoges. La société (qui accède) au travail est différente de la société réelle. »

ESTELLE DUESO

 

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