Les maïs fortement touchés par la sécheresse

Les maïs fortement touchés par la sécheresse

Publié le 09/09/2015

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À Eyjeaux, Nicolas Ajuste a commencé l'ensilage de ses parcelles de maïs. Mais il ne se fait pas d'illusions sur les rendements et la qualité. FDSEA 87 et JA 87 se mobilisent pour que le caractère de calamité agricole soit reconnu sur le département lors de la commission nationale du 14 octobre.

Des analyses seront nécessaires pour adapter la ration et éviter les acidoses

Cette année est atypique. Les maïs peuvent être riches en grain mais pas toujours. Le charbon commun, un champignon parasite, s’est particulièrement développé suite à un stress hydrique survenu lors de la fécondation. Les maïs seront donc peu volumineux, hétérogènes et leur conservation devrait être perturbée par ce champignon. Quelques éléments de réponse ont été apportés sur le terrain à des agriculteurs par les techniciens de la coopérative Natéa.

Vendredi 4 septembre, Natéa a organisé une journée à destination de ses adhérents pour évaluer le stade de maturité des maïs. Une première animation a été conduite au Gaec Tertrais, à Virolle sur la commune de Champnétery, une deuxième au Gaec Lachaud, Les Salles à Eyjeaux.

Le matin, plus de 50 agriculteurs se sont rendus sur place avec quelques échantillons de maïs, comprenant chacun deux ou trois tiges par variété. Après avoir été broyé, chaque échantillon a été analysé sur une machine qui, grâce à une lecture optique, détermine les taux de matière sèche. Ces données ont ensuite été entrées sur un logiciel où elles ont été recoupées avec d’autres informations concernant les particularités des parcelles. Une estimation des dates de récolte à 32 % de MS ou à 35 % de MS a pu être ainsi réalisée. Cette prestation a été offerte par Limagrain.

Vers 11 h, les maïs analysés présentaient un taux de MS allant de 26 % à 38 %, la date de récolte pouvait d’ores et déjà être fixée depuis maintenant pour les plus précoces et jusqu’au 15 septembre pour les autres.

Faire analyser ses ensilages

Les techniciens de Natéa présents sur le site ont néanmoins tempéré l’information. « Nous prévoyons beaucoup d’hétérogénéité en ce qui concerne l’équilibre feuille/grain », notent-ils. Sur des maïs bas, avec plus de grains que de feuilles (donc riches en amidon), il va falloir être attentif aux risques d’acidose. D’autre part, sur des maïs plus hauts et avec peu de grains, c’est-à-dire déficitaires en amidon, les agriculteurs seront tentés de les corriger en apportant de la céréale. Il leur est conseillé d’être prudents et de bien évaluer la quantité à ajouter à la ration pour éviter là aussi des risques d’acidose. « Cette année, les agriculteurs doivent être extrêmement vigilants. L’analyse de l’ensilage de maïs est indispensable pour mettre en place une complémentation rigoureuse et adaptée », observe Jean-Yves Roussy, d’Alicoop. « Je conseillerais de prévoir une substance tampon (bicarbonate ou levures). C’est là que réside l’intérêt des demi-complémentaires de 20 à 30 % de MAT. Selon leur formulation, ils seront plus ou moins adaptés à la correction azotée nécessaire et à la sécurité en terme de cellulose », ajoute-t-il.

Et puis, cette année, « ce ne sera pas comme d’habitude », indique-t-il. Les éleveurs qui ont des silos réalisés l’an dernier destinés à « faire la soudure » doivent penser à mettre en place une transition alimentaire, la qualité des silos de cette année s’annonçant complètement différente.

Gare au charbon !

Au niveau quantité, « la récolte risque d’être quasiment deux fois moins importante que d’habitude ». Au niveau qualité, la situation ne s’annonce pas très bien puisque cette année est atypique et les cultures sont en grande partie touchées par le charbon commun.

Le stress hydrique rencontré par les plantes en juillet, lors de la fécondation, a engendré la contamination de pieds par ce champignon qui s’est ensuite développé sur les épis. La présence de ce champignon en grande proportion va poser des problèmes de conservation des silos. Si rien n’est fait, des moisissures vont se développer et nuire à une bonne conservation. Aussi, il est recommandé d’incorporer au silo un agent de conservation. C’est un agent microbiologique qui va améliorer la stabilité aérobie des ensilages et limiter le développement du champignon.

A priori, la présence de ce champignon dans les ensilages de maïs ne pose pas de problèmes de toxicité sur les bovins, excepté sur les jeunes veaux et sur les jeunes bovins mis à l’engraissement qui sembleraient être plus sensibles.

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Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

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