Les producteurs au cœur du dispositif

Les producteurs au cœur du dispositif

Publié le 21/06/2019

Agriculture >

Produits fermiers. Le magasin de producteurs Saveurs fermières a fêté ses 16 ans. Construit sur le mode coopératif, il rassemble aujourd’hui 45 producteurs adhérents qui en assurent la gouvernance.


Saveurs fermières a fêté ses 16 ans d’existence en mai dernier. En 2003, l’ouverture de ce magasin de producteurs, basé sur le principe de la coopérative, avait été conditionnée à une étude d’impact préalable qui a porté ses fruits. En effet, « depuis 2003, beaucoup de choses se sont passées », note Philippe Babaudou, le président. 
Au départ, une douzaine de producteurs de profils très différents (certains commercialisaient leurs produits en circuit long, d’autres travaillaient déjà en vente directe) avaient rejoint le projet. Aujourd’hui, 45 producteurs adhérents font partie de cette coopérative et autant proposent leurs produits en dépôt-vente. Si certains diversifient ainsi leurs modes de commercialisation, d’autres y écoulent de 80 à 90 % de leur production et s’impliquent donc de manière plus marquée. 
L’augmentation du nombre d’apporteurs et l’étoffement de la gamme de produits se sont accompagnés de l’augmentation du nombre de salariés. Il y avait un boucher au départ. Aujourd’hui, onze salariés travaillent à plein temps pour Saveurs fermières, dont six à la boucherie. Il y a aussi un directeur, un comptable, une caissière... 
Le rayon boucherie déterminant
Quand le magasin a été créé, tous les membres ont opté pour l’embauche d’un boucher professionnel afin de valoriser la viande à la coupe, en direct, et de traiter les carcasses dans leur ensemble. « C’est un métier particulier et sur Limoges il existe une forte habitude d’acheter en boucherie traditionnelle. Ce choix a été un bon pari. Le pôle boucherie est le point fort du développement du magasin. C’était dix ans après La Petite ferme mais c’était quand même encore nouveau », remarque Philippe Babaudou. 
Aujourd’hui encore, peu de magasins de producteurs proposent un rayon de boucherie traditionnelle. À Saveurs fermières, il est de plus étoffé : on y trouve différentes viandes à la coupe, des charcuteries, des plats cuisinés. Tout est fait sur place. 
Le magasin propose en outre une offre riche et diversifiée, qui s’est développée car « on a une multitude de produits sur le territoire limousin ! », ajoute le président.


Coopérative et taille humaine
« La création de Saveurs fermières – qui s’inscrit dans la démarche collective telle que définie par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) – voulait remettre la coopérative à l’échelle humaine. Même si on a grandi, on est resté sur le même schéma. Les adhérents sont impliqués. Chaque jour, au moins un producteur est présent au magasin pour cultiver le lien entre producteur et consommateur. Un bureau co-dirige, il se réunit une fois par mois, il consulte le conseil d’administration. Il y a beaucoup de collectifs », indique Philippe Babaudou. « Ce sont les producteurs qui assurent la gouvernance. Ce sont eux qui font les prix. Il n’y a pas d’achat-revente. Cela peut représenter une limite en cas de rupture de stock  mais les clients ont par contre une certitude quant à la provenance des produits », poursuit-il.
S’adapter face à une évolution du contexte
Le contexte depuis la création du magasin a évolué. « Beaucoup de commerces, dont les GMS, les Biocoop ou bien In Vivo avec les magasins Frais d’Ici, s’intéressent aux circuits courts. Des boutiques ouvrent avec une image locale », ajoute Philippe Babaudou. 
Même si à Saveurs fermières les producteurs sont présents physiquement, s’ils font les prix et en bénéficient au plus près, la coopérative a besoin de se structurer face à ce nouveau contexte. Les administrateurs ont ainsi fait le choix de tisser des liens au niveau national avec d’autres producteurs engagés dans une démarche similaire. L’objectif : créer une Société civile à intérêt collectif (SCIC), basée sur le collectif, l’implication des producteurs et l’absence d’achat-revente, qui portera et protégera la marque Boutiques paysannes. Le nom du magasin restera mais il s’inscrira dans un réseau identifié qui bénéficiera d’une communication d’ampleur afin d’asseoir sa notoriété. 
Nathalie Péneloux

Hors-Série

Hors-serie

Je commande le hors-série spécial championnat de tonte de moutons

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal Union & Territoires

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
pluie modérée

14°

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -