Les sujets d’actualité au cœur de l’inauguration du 11e Tech-Ovin

Les sujets d’actualité au cœur de l’inauguration du 11e Tech-Ovin

Publié le 05/09/2019

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Tech-Ovin. De nombreux sujets étaient au menu de la 11e édition du salon Tech-Ovin qui a ouvert ses portes, mercredi 4 septembre à Bellac : la sécheresse, la prédation et bien sûr le renouvellement des générations.

Si le ruban de la 11e édition du salon professionnel Tech-Ovin a été coupé avec un peu de retard sur l’horaire prévu mais dans la bonne humeur, mercredi 4 septembre à Bellac, si les allées sentaient bon la viande ovine de qualité en train de cuire, si certaines équipes avaient fait plusieurs centaines de kilomètres pour participer au concours national de découpe d’agneau, si le soleil était au rendez-vous, les personnalités présentes, et notamment Alain Rousset, président du Conseil régional, n’ont pu éviter les interpellations. Deux sujets ont émaillé la visite officielle : les conséquences de la sécheresse et les prédateurs, particulièrement le loup.
Inauguration à Bellac de la 11e édition de Tech-Ovin. (de g à dr) : Geneviève Barat, conseillère régionale, Pascale Silbermann, sous-préfète de Bellac, Claude Souchaud, président de Tech-Ovin, Corine Hourcade-Hatte, maire de Bellac et présidente de la communauté de communes du Haut Limousin en Marche, Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental de la Haute-Vienne et Karen Chaleix, présidente de JA87. (Ph.S. M.)

De vifs échanges
Sur la sécheresse, les écha-nges ont été vifs avec les représentants locaux de la FNSEA et des JA. Si Alain Rousset comprend les besoins en fourrage des exploitations du nord de la grande région, il a fait remarquer que dans le Pays Basque, il avait récemment rencontré un agriculteur qui avait fait deux fois plus de foin que l’année précédente et que si la Région pouvait aider, il fallait que la solidarité s’organise. « Il faut sortir de la langue de bois, a-t-il lancé, il n’y a pas de solidarité entre paysans à l’intérieur de la grande région. » Une remarque qui a fait bondir les syndicalistes mais en partant, Alain Rousset a confirmé que s’il y avait des besoins en paille, la Région pourrait en financer le transport.
Sur le stand de la Chambre d’agriculture de la Haute-Vienne, le président Bertrand Venteau est revenu sur le sujet : « Les ensilages de maïs ne s’annoncent pas très bon, aujourd’hui on est dans l’urgence, sur une aide au transport et peut-être sur une aide à l’achat de matière première. » Une tirade qui a amusé le président de la Chambre régionale d’agriculture, Dominique Graciet, qui a remarqué : « Il est différent, mais il n’est pas fou quand même ! »
Quant à Alain Rousset, il a redit que pour le transport s’était envisageable mais qu’il fallait voir plus loin, regarder les choses pluriannuellement et tout remettre à plat, notamment au regard des enjeux climatiques.
Dominique Graciet et Bertrand Venteau en ont convenu, tout en rappelant l’urgence de la situation. Dominique Graciet ajoutait « Ce n’est pas en période de crise qu’on peut réfléchir… », « Chaque année, c’est une crise ! », lui a répondu Alain Rousset, qui a conclu la discussion en restant sur son idée : « Il faut qu’on arrive à mettre tout sur la table, l’argent public n’arrivera pas à tout régler… »

Le renouvellement des générations, une priorité
Lors de la séance de discours officiels, tenus sur le ring, Claude Souchaud, président de Tech-Ovin, a rappelé que « le renouvellement des générations reste la priorité des priorités, indépendamment de tous les autres sujets. » Se tournant vers les représentants de l’État, le préfet de la Haute-Vienne, Seymour Morsy, et la députée de la circonscription, Marie-Ange Magne, il a fortement regretté que la loi foncière agricole tarde : « on ne voit rien venir, alors que ce sont des leviers qui relèvent de l’État. La loi foncière et la fiscalité relèvent de l’État et des choses importantes n’ont toujours pas été réglées. »
Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental, a reconnu que le « renouvellement des générations, les nouveaux modes de consommation, les enjeux climatiques sont des paramètres qui ont obligé les agriculteurs et les obligent encore à se remettre en question pour avancer ». Il a également salué « l’amour du métier au service de la qualité, allant du pré jusqu’aux étals de la boucherie ».
Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine (FNO) a, sur le renouvellement des générations, avancé que « 50 % des éleveurs vont céder leur exploitation dans les 10 ans à venir » et que sans les agri-
culteurs, c’était la fin des zones rurales. « La prédation est un autre caillou dans notre chaussure et sur cette région, on cumule les deux : le loup et l’ours ! »

Les agriculteurs attendent une direction claire
Samuel Vandaele, président de JA national, a poursuivi sur le sujet du loup et de l’ours, estimant que les agriculteurs attendaient un signe clair de l’État : « Est-ce que les agriculteurs sont là pour produire une alimentation de qualité et pour nourrir nos concitoyens ou pour entretenir le paysage. Si on laisse le loup se multiplier, on doit faire une croix sur une agriculture de production et on reste sur une agriculture d’aménagement du territoire, mais alors il faut que l’État se prenne en main pour donner une rémunération à ces agri-
culteurs. »
Corine Hourcade-Hatte, maire de Bellac et présidente de la communauté de communes du Haut Limousin en Marche, et la députée de la circonscription, Marie-Ange Magne, ont mis en avant le rôle des bénévoles, sans qui de telles manifestations ne pourraient avoir lieu. Corine Hourcade-Hatte a déclaré que c’était « toujours un challenge de monter une telle manifestation sur un territoire rural » et la députée a souligné « la capacité de mobilisation exceptionnelle de notre territoire. »
Le préfet n’a pas répondu directement aux problèmes posés, mais il a assuré que sa porte était toujours ouverte et qu’il se rendait régulièrement sur des exploitations. Il a conclu la série de discours officiels en évoquant ses origines provençales, « ce qui ne m’empêche pas de vous dire que j’aime beaucoup l’agneau d’ici ! »
Stéphane Monnet

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