Proposer d’autres jardins

Proposer d’autres jardins

Publié le 15/02/2017

Ruralite > Emploi >

Formation. Une licence pro dédiée aux jardins devrait voir le jour dès la rentrée. Son originalité : elle est portée par la fac des lettres et sciences humaines, les Compagnons, l’Uniema et les établissements de formation agricole.

L’ensemble des partenaires qui vont participer au partage de savoir avec les étudiants de la future licence pro. (Photo : N. P.)

Une licence pro, dont l’intitulé est Aménagement paysager : design des milieux anthropisés, devrait ouvrir dès la rentrée prochaine. Fait inhabituel, elle va être conduite en multipartenariat entre la faculté des lettres et sciences humaines, les établissements de formation agricole de Limoges-Les Vaseix et de Brive-Voutezac, la fédération compagnonnique et l’université européenne des métiers et des arts et du paysage (Uniema). Les collectivités territoriales seront aussi associées au projet. Cette licence pro se distinguera ainsi de celles déjà proposées au niveau national.

Apprentissage ou continue

Cette formation ne sera pas ouverte en formation initiale. Elle sera suivie en apprentissage ou en continu. Elle s’adressera à des étudiants titulaires d’un BTS (aménagement paysager, gestion et protection de la nature) ou d’une licence 2 de filière générale (environnement, géographie) et porteurs d’un projet professionnel en relation avec les métiers du paysage. Le diplôme de niveau III pourra être le fruit d’une validation des acquis professionnels. Cette formation pourra aussi être dispensée à la carte dans le cadre de la formation continue. Pour débuter en septembre prochain, la licence pro devra compter au moins 12 étudiants. Elle en accueillera au maximum 20 pour favoriser le plus possible le transfert de compétences.

Tous les acteurs présents

« Ce projet trouve un ancrage dans le projet d’École du jardin planétaire porté par des jardiniers paysagistes de renom dont Gilles Clément », indique Nicole Pignier, de la faculté des lettres et sciences humaines de Limoges et membre de l’Uniema. Elle comptera sur le monde de l’artisanat avec les Compagnons. « Il s’agit de reprendre en main les ponts entre le monde du jardin, celui de l’environnement et le bâti », note Armand Labarre, président de la fédération compagnonnique et de l’Uniema. « Mutualiser nos savoir et nos moyens est essentiel », ajoute-t-il.

Coller aux nouvelles exigences

Aujourd’hui, il est nécessaire de modifier l’approche de l’aménagement paysager développée au cours des dernières décennies. Avec cette formation, la question suivante se pose : « Comment restaurer, aménager, concevoir, réhabiliter les espaces paysagers en accordant la préséance au vivant, à l’implication des habitants et usagers dans une démarche de design participatif ? » Le design doit « être au service du mieux-être individuel et collectif des générations présentes et à venir », ajoute Nicole Pignier. Les jardins devront répondre à des attentes variables : jardins thérapeuthiques, sociaux, éducatifs...

Dispensée aux Vaseix

La licence pro s’appuiera sur un réseau de centres de formation dédiés au paysage : le lycée agricole de Brive-Voutezac et le CFPPA de Limoges-Les Vaseix. Dispensée en grande partie aux Vaseix, cette formation innovante sera délocalisée quelquefois à Voutezac. Elle pourra compter sur des visioconférences, pourquoi pas du e-learning.

Juliette Lejeune, directrice du CFPPA des Vaseix, explique : « Nous avons une équipe spécialisée sur notre site, près de Limoges. Nous avons un château, une roseraie à restaurer qui sera un terrain de jeu formidable pour les étudiants. » Éric Gayout, en charge de la formation au CFPPA et membre de l’Uniema, ajoute : « La roseraie compte 2 ha. L’intervention de fontainiers et de rocailleurs pour refaire les cascades sera nécessaire. Les Compagnons encadreront ce chantier. L’objectif est de garder l’esprit en collant aux besoins de notre époque. »

L’application des principes d’agroécologie sera en outre encore accentuée via cette licence. « On enfonce le clou quant à la vulgarisation de méthodes alternatives. Compter avec la biodiversité et les auxiliaires naturels est ici une priorité. La part belle sera aussi laissée aux variétés anciennes qui seront préservées », conclut Éric Gayout.

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