Limoges : les candidats et le chronomètre

Limoges : les candidats et le chronomètre

Publié le 11/03/2020

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À l’invitation du Club de la presse du Limousin et de l’IPAG de l’université de Limoges, les listes présentes à Limoges sont venues exposer leur programme et répondre à une série de questions. Le tout dans un temps bref et imparti.

Le Club de la presse du Limousin et l’IPAG de l’université de Limoges avaient invité les candidats en lice aux municipales à Limoges pour une soirée « Décryptages de campagne ». Les candidats présents ont tenté, dans des temps impartis relativement courts, de présenter les grandes lignes de leur programme. Deux têtes de liste étaient absentes : Thierry Miguel et Émile-Roger Lombertie, retenus sur d’autres réunions de campagne.

Shérazade Zaiter et Nicolas Picard pour la Gauche citoyenne sociale écologiste.

De l’écologie

Il y avait l’écologie. Les organisateurs avaient demandé à chacun pourquoi toutes les listes étaient de couleur verte. Pour Vincent Jalby, élu en exercice et à nouveau présent sur la liste Limoges au cœur menée par le maire sortant, la municipalité n’a pas attendu « cette élection pour mettre en œuvre notre écologie. Pas une écologie punitive, car nos administrés en sont assez peu friands ». Il est revenu sur la lutte menée contre les perturbateurs endocriniens et les fameux plateaux en porcelaine désormais utilisés dans les crèches de Limoges et a repris les excuses déjà avancées par Émile-Roger Lombertie pour expliquer le bilan négatif en termes de végétalisation de l’espace public : les importants travaux de voirie passés et à venir rendent la plantation d’arbres difficile, à moins de vouloir arracher ce qu’on vient de planter. Il n’a pas directement évoqué la promesse de campagne du maire sortant de planter 10 000 arbres dans les six prochaines années.

Bernard Drobrenko, pour L’Écologie en commun.

Ces deux éléments ont été repris par Shérazade Zaiter et Nicolas Picard pour la Gauche citoyenne sociale écologiste. La première a reconnu que les plateaux en porcelaine étaient une bonne idée, « mais il faudrait les remplir avec des aliments de qualité ». Elle a alors rappelé que la liste de Thierry Miguel proposait la création d’une régie maraîchère municipale pour alimenter en légumes les cantines dépendantes de la Ville. Le second a fait remarquer que l’écologie « ce n’est pas juste de dire qu’on va planter 10 000 arbres, ce n’est pas si simple, un arbre a besoin d’un écosystème ».

Pour Bernard Drobrenko de l’Écologie en commun, il n’est pas question de parler d’écologie tout en donnant de l’argent pour l’hyperloop « qui ne sert à rien » ou l’autoroute envisagée entre Limoges et Poitiers. « Nous ne résoudrons pas les problèmes, a-t-il plaidé, avec les modes de pensées qui les ont engendrés. » Le projet d’autoroute A147 a également été dénoncé par l’Insoumis Didier Tescher de Vivons Limoges qui a de surcroît promis d’arrêter de subventionner l’aéroport. « Ne vous trompez pas de bulletin de vote, a-t-il lancé, des listes vertes, il y en a très peu, vertes et sociales, il y en a encore moins. » Sur l’aéroport, dont il a été assez peu question, Marie de Ferluc pour le Nouveau printemps de Limoges, a pris la position inverse, estimant qu’il fallait au contraire le renforcer pour améliorer l’attractivité de la ville.

Daniel Gendarme et Marie de Ferluc, pour le Nouveau printemps pour Limoges.

De la police municipale

Il y avait les tenants d’une police municipale forte. Pour la municipalité sortante, c’est Samia Riffaud qui a fait un rapide bilan de l’action des policiers municipaux, estimant qu’ils avaient été efficaces. Elle a indiqué que le projet de sa liste était d’augmenter encore les effectifs, d’abord d’une vingtaine de policiers, puis quarante de plus avant la fin du mandat. À ces policiers seraient ajoutés des médiateurs dans les quartiers prioritaires de la Ville.

Samia Riffaud et Vincent Jalby pour Limoges au cœur.

Ce bilan a été contesté par toutes les autres listes qui dans leur majorité ne souhaitent pas augmenter les effectifs et veulent redéfinir les missions de la police municipale. Daniel Gendarme, du Nouveau printemps pour Limoges, a dénoncé le désengagement de l’État, la police municipale venant se substituer à ce que devrait faire la police nationale. « C’est une double sanction pour les Limougeauds », a-t-il calculé, les habitants payant et la police nationale et la police municipale.

De nombreux candidats ont parlé de transformer l’actuelle police municipale en police de proximité. Monique Boulestin a ainsi estimé que la police municipale n’avait rien apporté, qu’il fallait que « le sentiment d’insécurité soit pris en compte » mais que cela passerait par le retour d'une police de proximité qui fasse un travail de « prévention et de médiation ». Des positions qui ont fait dire à Christophe Bonnotte, professeur en droit public et l’un des animateurs de la soirée, qu’il avait l’impression d’une espèce de consensus sur plein de sujets. « Vous avez entendu un consensus sur le désarmement de la police municipale », s’est offusquée Danielle Soury de Vivons Limoges.

Monique Boulestin, pour Limoges, métropole d'avenir.

De la gratuité des transports

Il y avait le retour de la question qui avait agité l’entre-deux tours de la précédente élection municipale à Limoges. Déjà portée par les partis les plus à gauche, mais pas par Alain Rodet, l'ancien maire de Limoges, la question de la gratuité des transports en commun apparaît à nouveau dans de nombreux programmes. Seul Vincent Jalby, pour le maire sortant, ne l’a pas évoqué, préférant rappeler qu’un bus à haut niveau de service (BHSN) est en projet à la Communauté urbaine et évoquant même la construction d’une troisième ligne BHSN en plus des deux déjà envisagées. Les premiers coups de pelle de ce très important chantier (pour les deux lignes on parle d’un investissement entre 84 et 116 M€) n’ont pas été donnés, mais Shérazade Zaiter a pourtant annoncé « une mise en place du BHSN en 2023 », ajoutant même qu’il faudrait « le rendre opérationnel avant ».

Danielle Soury et Didier Tescher pour Vivons Limoges

En ce qui concerne la gratuité, il y a ceux qui la veulent pour tous, ceux pour les étudiants, d’autres disent tout de suite, les plus pessimistes d’ici la fin du mandat. Quant au financement d’une telle mesure, seul Bernard Drobenko a avancé une piste : « La taxe transport payée par les entreprises est chez nous de 1,33. La moyenne en France est 1,66. En augmentant de 0,3 %, on paie la gratuité des transports. »

S. M.

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