L’Union européenne premier exportateur et importateur mondial de produits agricoles

L’Union européenne premier exportateur et importateur mondial de produits agricoles

Publié le 25/07/2014

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Lors des dernières élections européennes, le Trans-Atlantic Free Trade Agreement (TAFTA) a beaucoup fait parler de lui, notamment sur la place que l’agriculture pourrait y prendre. Les États-Unis et l’Union européenne restent des partenaires colossaux en terme d’échanges de produits agricoles et alimentaires, même si la Chine continue de gagner des places, que ce soit en tant qu’importateur ou qu’exportateur.

Malgré un euro fort, parfois montré comme un frein aux exportations, en 2013, l’Union européenne est devenue le premier exportateur mondial de produits agricoles et alimentaires. La demande a été stimulée par les pays en voie de développement ou en pleine croissance comme la Chine. Le total des exportations a atteint les 120 billions d’euros. Les céréales, notamment le blé et l’orge continuent de représenter une part importante de ses exportations.

La Chine, qui était un important pays importateur, continue de gagner des places en tant qu’exportateur et se hisse au quatrième rang, devançant désormais le Canada et l’Argentine. Cette tendance devrait se confirmer dans les mois à venir. En 5 ans, les exportations agricoles chinoises ont augmenté de 74 %.

Les exportations européennes, si elles continuent de croître (+ 5,8 %), observent une croissance nettement inférieure aux années précédentes : + 12 % en 2012 et + 17 % en 2011. L’année fut particulièrement difficile pour l’agriculture américaine (touchée par la sécheresse) dont les exportations diminuent légèrement (de 117 billions en 2012 à 115 billions en 2013).

Dans le même temps, l’Union européenne demeure le principal importateur de produits agricoles et alimentaires pour 101 billions d’euros, devant les États-Unis (84 billions). Certains pays comme le Mexique ont profité de cette demande toujours forte et des prix élevés des fruits et légumes pour réaliser une bonne année. Le Mexique est également bien placé dans la production de sucre.

Le poids de la Chine

La Chine modifie d’année en année le paysage des exportations/importations agricoles. Le Brésil, dont le produit principal d’exportation est le soja (30 % de ses exportations), alimente désormais principalement le marché chinois. Les trois quarts du soja brésilien partent désormais en Chine. Avec 24 % des exportations brésiliennes, la Chine se positionne devant l’Union européenne en terme de destination des produits agricoles brésiliens.

Un cinquième des importations chinoises provient du Brésil et 85 % de ces importations sont du soja. Le soja représente un tiers des importations chinoises.

La Chine est également le plus gros producteur et acheteur de coton. Le pays possède la moitié des stocks de coton du monde. Le stockage du coton par les autorités chinoises a d’ailleurs négativement pesé sur le secteur de l’industrie textile.

Le marché chinois continue de se diversifier. Le pays a importé deux fois plus de lait en poudre qu’en 2012, alors que son prix avait doublé. Les peaux, le colza (en grain et en huile), l’orge, le blé, les fruits et la viande bovine connaissent également une croissance en volume importante.

L’agriculture dans la balance commerciale européenne

Les produits agricoles et alimentaires représentent 7 % en valeur des sommes générées par les exportations européennes. C’est le quatrième poste de revenus dans ce domaine derrière les produits manufacturés, la chimie et la pharmacie. La balance commerciale agricole de l’UE est largement positive, avec + 7 billions en 2013, elle atteint désormais la somme record de 18,6 billions d’euros.

Hormis les céréales, la moitié des produits agricoles exportés sont transformés, au premier rang desquels ont trouve les alcools, liqueurs et vins (pour presque 20 billions d’euros).

Les préparations à base de lait et de céréales continuent de bien s’exporter (+ 12,5 %), tout comme les glaces, le chocolat, les produits à base de viande porcine, le fromage, les fruits et légumes cuisinés et tout ce qui touche au tabac.

Les céréales restent un point fort des exportations européennes. En 2013, les exportations de blé et d’orge ont contribué pour 38 % dans l’augmentation du montant total des exportations européennes. L’Algérie et l’Arabie saoudite sont des gros importateurs de ces denrées.

En volume, les plus fortes augmentations ont été enregistrées par l’huile de colza (+ 227 % ou + 287 000 t notamment en direction de la Chine), les graines de tournesol (+ 141 % ou + 470 000 t notamment en direction de la Turquie, du Pakistan et de l’Afrique du sud), l’orge (+ 99 % ou + 3 600 000 t notamment en direction de l’Arabie saoudite), le maïs (+ 67 % ou + 1 300 000 t notamment en direction de la Corée du Sud et de l’Égypte) et le blé (+ 59 % ou + 8 900 000 t notamment en direction de l’Algérie.

Les États-Unis, qui furent au centre des débats lors des dernières élections européennes, les négociations d’un accord commercial transatlantique ou Trans-Atlantic Free Trade Agreement (TAFTA) ayant focalisé l’attention de nombre de candidats, demeurent le principal marché pour les produits européens (13  % des exportations totales). Pour le vin, par exemple, les États-Unis sont le premier pays de destination avec 29 % des exportations, devant la Suisse, le Canada, le Japon et la Chine. La Suisse était d’ailleurs pendant longtemps le troisième pays de destinations des produits européens, cette place lui a été ravie en 2013 par... la Chine.

 

S. M.

d’après «Agricultural trade in 2013 : EU gains in commodity exports», rapport annuel de la Commission européenne.


Principaux échanges avec les USA

Même si le marché américain reste la première destination des exportations européennes, ce n’était pas le marché le plus dynamique en 2013 avec une modeste croissance de + 1,9 %.

L’Union européenne et les États-Unis demeurent des partenaires agricoles solides. Si les exportations de boissons (alcools, liqueurs, vins, eau et sodas) vers les États-Unis restent un marché juteux, d’autres produits commencent à prendre une place importante, comme les fromages (42 millions d’euros, + 6,4 %) et le chocolat (31 millions d’euros, + 8,2 %).

A contrario, les importations européennes en provenance des États-Unis et leur augmentation en 2013 ont été tirées par des produits directement liés aux élevages européens. Les importations de soja ont ainsi augmenté de 50 %, franchissant la barre des 3 millions de tonnes (1,4 billion d’euros) et les importations de tourteaux américains ont également doublé, passant à 1,5 million de tonnes pour un coût de 647 millions d’euros.

Au final, les échanges Europe/États-Unis affichent un solde positif pour l’Europe, quoique en diminution par rapport à l’année dernière, passant de + 6,7 billions d’euros en 2012 à 5,6 billions d’euros en 2013.

Les exportations de produits agricoles et alimentaires en direction de la Chine ont décollé en 2010. En 2013, le marché chinois conserve la plus forte croissance, bien qu’en légère baisse par rapport aux précédentes années (+ 8 % en 2013, contre + 10 % depuis 2010).


Principaux échanges avec la Chine

Les peaux et les fourrures, tout comme la laine des moutons de nos élevages partent directement en Chine, pour nous revenir bien souvent manufacturées. Les importations chinoises de ces produits qui ne trouvent plus preneurs en Europe continuent d’augmenter à un rythme important (+ 26 %).

Dans un tout autre registre, la Chine est devenue un gros consommateur de poudre de lait (+ 37 %).

Toujours demandeur de graisses et huiles, la Chine représente pour ces produits un marché de 329 millions d’euros.

Si l’on ajoute à ces catégories les produits issus de la viande porcine, on rassemble 55 % des exportations européennes en direction de la Chine. En valeur, ces exportations continuent de croître au rythme soutenu de 1,2 billion d’euros par an (comme en 2012).

Les importations en provenance de Chine restant pour l’instant constantes, aux alentours de 4,6 billions d’euros, la balance commerciale est nettement positive en faveur de l’UE et a battu en 2013 un nouveau record en s’établissant à 2,7 billions d’euros.

Bien que représentant 15 % des exportations en direction de la Chine, l’année 2013 fut mauvaise pour les alcools et les vins, les premiers connaissant une diminution de - 22 %, les seconds de - 14 %.


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