Marylise Lebranchu défend la réforme territoriale

Marylise Lebranchu défend la réforme territoriale

Publié le 30/01/2015

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Pour son onzième déplacement en province, la ministre de la décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, avait choisi la future grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Son passage éclair à Limoges lui a toutefois permis de rencontrer des élus locaux pour leur dire : l’État ne vous abandonnera pas.

De droite à gauche : Isabelle Briquet, présidente de l’association des maires de Haute-Vienne ; Luc Johann, recteur de l’académie de Limoges ; Gérard Vandenbroucke, président de la Région Limousin ; Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la fonction publique ; Laurent Cayrel, préfet de la Région Limousin ; Émile-Roger Lombertie, maire de Limoges ; Hélène Pauliat, présidente de l’université de Limoges

Marylise Lebranchu, de passage éclair à Limoges, avait un impératif et deux objectifs. Son impératif : être de retour à Paris pour le vote en première lecture au Sénat de la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République), finalement adoptée par 192 voix pour et 11 voix contre. Deux objectifs : rencontrer les élus locaux lors d’un petit déjeuner offert en préfecture et interdit à la presse ; redire aux journalistes le bien-fondé d’une réforme qui ne cesse de changer de visage.

« 10 secondes ! » La ministre a rythmé sa visite du Centre européen de la Céramique (SPCTS) et sa conférence de presse avec fermeté et cordialité. Elle a écouté avec attention Thierry Chartier, directeur de Recherche au CNRS, lui présenter le SPCTS. Elle a plaisanté lorsqu’il a évoqué l’intérêt manifesté par le président américain Obama pour les « additive manufacturing » généralement évoqués en France sous le vocable « impression 3D », technologie utilisée ici autour des céramiques. « Nous sommes ici au cœur du système Obama  ! » a-t-elle lancé en riant. « Limoges est de taille modeste, mais on sait faire des choses », concluait le chercheur.

Devant l’imprimante 3D du projet Ceramjet, Thierry Chartier a donné une définition de l’innovation qui a enthousiasmé la ministre, Gérard Vandebroucke, président de la région Limousin, et Émile-Roger Lombertie, maire de Limoges : « On n’a pas inventé l’électricité en améliorant la bougie. » Ils ont promis de l’utiliser à l’occasion. La ministre a encore montré un vif intérêt pour les technologies mises en œuvre dans la fabrication d’os synthétiques.

Devant la presse, Marylise Lebranchu, repoussant d’un geste confiant les mémo-fiches que lui présentait un membre de son staff, résumait le sens de sa visite : « Depuis hier, je fais le tour. J’ai rencontré les présidents des trois régions : Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. J’ai eu des échanges avec un certain nombre d’élus. J’ai écouté les difficultés et les inquiétudes. La loi NOTRe est une affirmation de la compétence des Régions. Les labos de recherche, comme nous avons vu ici, le système universitaire sont inclus dans la réforme territoriale. Ces pôles de recherche doivent atteindre une masse critique. Cela sera possible dans une région plus grande. Je ne suis pas certaine que la majorité des gens savent qu’ici on invente des prothèses médicales. »

Les services de l’État

La ministre s’est déclarée « confiante et je suis même assez optimiste. Vue de l’extérieur, cette grande région me semblait la plus difficile à mettre en place, mais les présidents ont déjà bien travaillé ». Des présidents pourtant inquiets sur le redéploiement des services de l’État mené en parallèle à la fusion des trois régions. Elle a tenu à les rassurer : « L’État ne vas pas tout regrouper au chef-lieu de Région. » Pour Gérard Vandenbroucke, la solution qui se dessine est un regroupement par activité : le rectorat à Limoges, la Drac à Bordeaux...

Sur la place du Département, actuellement débattue au Sénat (les sénateurs, modifiant largement le texte du gouvernement, ont redonné beaucoup de compétences à l’échelon départemental), la ministre a soutenu que la solidarité et la proximité étaient leurs prérogatives principales. « Est-ce que les collèges, les routes... seront toujours du ressort des futurs conseils départementaux ? Je ne sais pas. Je vois que pour les routes, ici, les élus ne sont pas aussi opposés à les confier à la Région, comme j’ai pu le voir ailleurs. »

Dans la loi en discussion, la taille des intercommunalités est fixée à 20 000 habitants. « Il faut avoir un seuil, a confirmé Marylise Lebranchu. Mais il y aura des adaptations, si on ne peut pas trouver les 20 000 habitants dans un périmètre raisonnable. » Reste à définir le « périmètre raisonnable. »

Les intercommunalités étaient au cœur du dispositif imaginé par les élites parisiennes lorsque l’échelon départemental était encore promis à disparaître. « Il faut rappeler aux élus que les Régions pourront déléguer des compétences aux intercommunalités, a insisté la ministre. Pour la gestion d’une zone artisanale par exemple. Il faut que les élus le sachent, il y aura des délégations infrarégionales de compétences. »

Au terme de cette brève visite, Isabelle Briquet, conseillère générale, maire du Palais-sur-Vienne et présidente de l’association des maires de Haute-Vienne, se disait satisfaite et estimait certaines inquiétudes levées. Elle reste toutefois attentive à la conduite et aux avancées de cette réforme menée tambour battant.

Stéphane Monnet.

 

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