« Urbain et rural ne sont pas opposés »

« Urbain et rural ne sont pas opposés »

Publié le 14/05/2019

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Nomination. Fabienne Buccio est depuis le 15 avril la nouvelle préfète de la région Nouvelle-Aquitaine. Elle a fait, vendredi 3 mai, son premier déplacement en Haute-Vienne.

Dans la préfectorale, on a l’habitude de faire ses bagages rapidement, mais le départ de Didier Lallement, jusqu’ici préfet de région de Nouvelle-Aquitaine, a été précipité par la prompte révocation du préfet de Paris suite aux incidents du samedi 16 mars. Il a fallu attendre quelques semaines pour connaître le nom de son remplaçant : Fabienne Buccio a pris officiellement ses fonctions de préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, préfète de la Gironde, le lundi 15 avril.

 Depuis 1983, Fabienne Buccio, nouvelle préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, a enchaîné les postes dans différentes préfectures. Titularisée sous-préfète en 1999, préfète en 2008, elle était précédemment préfète de la région Normandie, préfète de la Seine-Maritime. (Ph. S. M.)

Le 3 mai, la nouvelle préfète de région était en déplacement à Limoges en Haute-Vienne. C’était sa première sortie hors du département de la Gironde : « J’ai tenu à venir dans ce département, c’est une ancienne région, et j’ai pensé qu’il fallait que je vienne ici en priorité. Dans quelques jours, je serai à Poitiers. »

Revenant très brièvement sur sa carrière, elle a rappelé avoir déjà servi dans le Limousin et y revenir avec une certaine émotion : « Je suis ravie d’être en Nouvelle-Aquitaine. Sur les douze départements, j’ai servi dans un seul, en Corrèze, comme sous-préfète. C’était il y a longtemps mais j’en garde un grand souvenir. » C’était en 1998, elle était alors directrice du cabinet du préfet de la Corrèze. Depuis, Fabienne Buccio n’a cessé de gravir les échelons. En 2007, on la retrouve préfète de la Mayenne, puis de l’Eure, de la Loire, du Pas-de-Calais. Avant d’arriver en Nouvelle-Aquitaine, elle a déjà connu le niveau régional comme préfète de la région Normandie, préfète de la Seine-Maritime.

Les projets n’ont pas disparu

La nouvelle préfète de région est revenue à plusieurs reprises sur la réforme territoriale qui a vu disparaître l’entité administrative Limousin. Elle a rappelé que si les anciennes régions n’existaient plus, « les dossiers, les projets de la région Limousin n’ont pas disparu et l’État continuera de les faire avancer ».

Faisant allusion au déjeuner républicain qu’elle venait de partager avec les parlementaires, le président du Conseil départemental de la Haute-Vienne, le maire de Limoges, celui de Rochechouart, le président de la Communauté urbaine et la présidente de l’association des maires, elle a convenu que le département avait des « sujets mobilité ferroviaire et routière ». Elle a rappelé que sur la RN147, un comité avait été mis en place et qu’il rendrait ses conclusions début juillet, « qu’on finisse de se mettre d’accord », a-t-elle indiqué sans préciser s’il y aurait une autoroute ou une mise à 2x2 voies. « La Région a fait des annonces, elle accepte de venir à nos côtés pour financer l’amélioration de cette route », a-t-elle ajouté, comme si c’était une nouveauté alors que le contrat de plan État-Région (CPER) 2015-2020 le prévoit déjà.

Sur les CPER, la représentante de l’État a lancé une proposition : « Tout n’a pas été dépensé. Ce qui pourrait être intéressant, c’est qu’on puisse mettre en commun ces CPER, pour avoir une vision plus régionale et redistribuer intelligemment l’argent non utilisé. Au fil du temps, certains projets ont évolué. Il faudra une décision nationale, l’accord des principaux signataires et réouvrir les discussions. J’en discute avec Alain Rousset prochainement. »

Se plaçant dans la continuité de ses prédécesseurs, Alain Dartout (aujourd’hui préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) et Didier Lallemant (préfet de Paris), elle a assuré que son ambition était que « chacun soit heureux de ses choix de vie, de vivre dans cette région », et précisant sa pensée, « de vivre en zone rurale, ça ne veut pas dire à l’écart de tout. Vivre dans l’urbain, c’est aussi avoir besoin de la ruralité. Urbain et rural ne sont pas opposés, mais complémentaires ».

STÉPHANE MONNET

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